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    Collège Bishop’s

    Un pensionnat à la Harry Potter

    10 septembre 2016 | Claude Lafleur - Collaboration spéciale | Éducation
    Environ 40 % des élèves du Collège viennent de l’international.
    Photo: Source collège Bishop’s Environ 40 % des élèves du Collège viennent de l’international.
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.
     

    Le collège Bishop’s, situé à Lennoxville, est un pensionnat de tradition anglo-saxonne pour élèves du secondaire qui offre un environnement immersif et international. On y propose même, dit-on, une ambiance presque magique…


    « Le collège Bishop’s est un milieu très particulier, qui ressemble un peu au film d’Harry Potter, puisque la vie s’y déroule par maisons », raconte François Tessier, directeur de la vie étudiante au Bishop’s College School (BCS).

     

    Ainsi, le jour, les 260 élèves de la 1re à la 6e secondaire — 60 % de garçons et 40 % de filles — étudient dans une école et se réunissent pour les repas au réfectoire, alors que le soir, ils rentrent dans des maisons qui comptent de 16 à 42 jeunes supervisés par un « house parent ».

     

    « Voilà qui crée une vie de famille comme on en retrouve rarement ailleurs au Québec,souligne M. Tessier,un peu comme dans les histoires d’Harry Potter. C’est l’une des caractéristiques très intéressantes de notre collège. »

     

    Fondé en 1836 par des descendants de loyalistes qui ont fui la Révolution américaine, le collège Bishop’s est un pensionnat de tradition anglo-saxonne.

     

    « Ce n’est pas à la mode d’envoyer son enfant dans un pensionnat, constate le directeur de la vie étudiante, mais c’est une expérience de vie dont les jeunes vont se souvenir toute leur vie. »

     

    Il s’agit d’un établissement laïque, mais qui a une ascendance anglicane. « Nous avons une chapelle consacrée anglicane et des symboles religieux sont présents, indique M. Tessier,mais on ne pratique plus. » De fait, le BCS applique le programme du ministère de l’Éducation du Québec en donnant le cours d’éthique et religion.

     

    Bref, l’établissement se définit avant tout comme un environnement de développement de haute qualité pour les jeunes de 12 à 18 ans.

     

    On vient même d’Asie

     

    François Tessier est heureux de dire que son collège est un environnement aussi stimulant pour les élèves que pour le personnel enseignant.

     

    À preuve, après avoir occupé des fonctions en haute technologie et en finance (notamment chez Hydro-Québec), il y est de retour pour assumer à nouveau la fonction de directeur de la vie étudiante. « Je suis revenu au BCS parce que c’est là un milieu qui offre énormément de possibilités. »

     

    Le collège propose entre autres une ouverture sur le monde « comme on n’en retrouve nulle part ailleurs au Québec », affirme-t-il, puisqu’environ 40 % des élèves viennent de l’international. « On a un contingent de jeunes en provenance du Mexique, d’Europe, d’Amérique du Sud et directement même de Chine, du Japon et de Corée, relate-t-il. Voilà qui fait que, chez nous, il y a un réel contact avec l’international. »

     

    On peut s’étonner du fait que des parents d’aussi loin que d’Asie envoient leurs enfants étudier à Lennoxville. « En effet, admet M. Tessier,c’est étonnant, mais je vous dirais qu’il y a plusieurs éléments qui attirent la clientèle étrangère chez nous. »

     

    Il cite ainsi le fait d’apprendre l’anglais dans un milieu d’immersion, la très bonne réputation de l’école et le niveau d’encadrement qu’on y fournit — notamment des classes de 12 à 18 élèves seulement — ainsi qu’un programme élaboré d’activités scolaires et parascolaires. « Je pense aussi que l’idée d’une petite communauté en banlieue de Sherbrooke plaît énormément », ajoute-t-il.

     

    Anglais, leadership et sports

     

    On aura compris que la formation au collège Bishop’s se donne en anglais, à l’exception des cours de français (pour les francophones comme pour les étudiants en langue seconde et en immersion).

     

    On y applique le programme du Québec jusqu’en 5e secondaire même si on n’y est pas obligé, puisqu’il s’agit d’un établissement autonome qui ne reçoit aucune subvention gouvernementale. « Nous avons la licence du ministère de l’Éducation du Québec pour enseigner jusqu’en 5e secondaire, précise François Tessier, et nous délivrons donc le diplôme d’études secondaires. » De surcroît, le BCS offre une 12e année aux élèves qui désirent poursuivre leurs études dans une université canadienne ou américaine.

     

    Le collège Bishop’s favorise en outre le développement du sens de l’initiative, de l’esprit communautaire et du leadership. « Dans notre école, il y a une foule d’instances où les élèves occupent des fonctions, explique M. Tessier,par exemple, la gestion du réfectoire. On a ce qu’on appelle le Dining Hall Committee, qui gère les aspects disciplinaires à l’intérieur du réfectoire. Je pourrais aussi vous citer une bonne trentaine d’exemples de ce genre ! »

     

    De surcroît, on demande aux élèves plus âgés de prendre en charge des groupes de plus jeunes. Le collège applique également des programmes de leadership développés dans le monde anglo-saxon, dont le Duke of Edinburgh’s Award, qui vise à développer différents aspects de la personnalité des élèves : sport, expédition-aventure, habileté et service à la communauté. Après avoir franchi une étape du programme, l’élève se voit décerner une médaille au cours d’une cérémonie officielle, indique M. Tessier. « C’est vous dire l’importance que nous accordons à la chose. »

     

    Le collège offre par ailleurs un programme sportif très élaboré. « Les sports sont obligatoires, à raison d’une heure à une heure et demie par jour, y compris les samedis », précise le directeur de la vie étudiante. Les jeunes sont obligatoirement tenus de participer à trois saisons d’activités sportives. Normalement, tous pratiquent un certain sport à l’automne, un autre en hiver et un troisième au printemps. Ce peut être la course à pied ou le soccer (très populaire chez les étudiants venus d’ailleurs), le hockey ou le rugby, etc.

     

    Certains de nos élèves sont de véritables athlètes, note M. Tessier. C’est ainsi que le collège offre un programme sport-élite pour les jeunes hockeyeurs qui aspirent à grossir les rangs de la Ligue de hockey junior majeur.

     

    « Nous faisons ce genre d’accommodements pour des jeunes qui sont déjà sur une voie plus compétitive, indique François Tessier. Nous faisons toujours des efforts, dans la mesure du possible, pour accommoder notre clientèle. »













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