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    Des enfants «sans statut» privés de rentrée scolaire encore cette année

    À l’heure actuelle, entre 300 et 400 jeunes n’ont pas accès à une éducation primaire et secondaire gratuite.
    Photo: Michaël Monnier Archives Le Devoir À l’heure actuelle, entre 300 et 400 jeunes n’ont pas accès à une éducation primaire et secondaire gratuite.

    Alors que plusieurs milliers d’enfants se préparaient dimanche pour une nouvelle rentrée scolaire, quelques centaines d’entre eux, ayant un statut d’immigration précaire, ne pourront pas se présenter à l’école lundi matin, faute de moyens.

     

    Bon an mal an, de nombreux enfants « sans statut » se butent à des exigences administratives qui les empêchent d’intégrer le système scolaire gratuitement, au même titre que leurs camarades, une situation vivement dénoncée par le Collectif éducation sans frontières.

     

    Incapables de fournir une preuve de la résidence permanente de leurs enfants, des parents se voient, chaque année, dans l’obligation de débourser d’importants frais de scolarité, variant entre 5500 $ et 7100 $ par enfant, selon le niveau scolaire. Faute de quoi, ils ne peuvent tout simplement pas envoyer leurs enfants sur les bancs d’école. « J’ai connu des jeunes qui avaient manqué plusieurs années de scolarité », précise Steve Baird, l’un des membres du collectif actif depuis l’automne 2011.

     

    À l’heure actuelle, entre 300 et 400 jeunes n’ont pas accès à une éducation primaire et secondaire gratuite, selon une estimation du ministère de l’Éducation datant de 2013. Selon le Collectif, les chiffres seraient toutefois sous-évalués. « À notre avis, ils pourraient être plusieurs milliers dans cette situation », précise Steve Baird. Difficile toutefois d’avoir des statistiques à jour dans ce dossier, ni le ministère ni les commissions scolaires ne faisant le suivi auprès des familles dont les enfants sont exclus. Surtout dans la mesure où l’éducation est obligatoire au Québec jusqu’à l’âge de 16 ans. « Ces enfants sont bien souvent obligés de se cacher, déplore le porte-parole. Ils sont prisonniers d’un système incohérent qui, d’une part, les met à l’écart, mais qui, d’un autre côté, exige qu’ils soient présents. »

     

    Depuis novembre 2014, le Protecteur du citoyen recommande que des modifications réglementaires soient apportées afin que « tout enfant âgé de 6 à 16 ans domicilié sur le territoire du Québec ait accès à l’éducation publique gratuite [...], peu importe son statut d’immigration ou celui de ces parents ». Aucune modification ni mesure temporaire n’a toutefois été adoptée jusqu’à présent par le ministère de l’Éducation.


     













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