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    «On peut faire mieux», admet le ministre Proulx

    Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, estime que la maternelle à 4 ans demeure un projet nécessaire.
    Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, estime que la maternelle à 4 ans demeure un projet nécessaire.

    Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, reconnaît que des lacunes du réseau scolaire nuisent aux élèves handicapés et à besoins particuliers. Mais il compte bien s’y attaquer, a-t-il promis en entrevue au Devoir. Au menu : réforme du financement et intervention précoce, des mesures qui feront l’objet de débats cet automne lors des consultations précédant l’adoption d’une politique sur la réussite scolaire.

     

    « Quand on regarde le taux de diplomation de nos élèves avec des besoins particuliers, il faut faire le constat qu’on peut faire mieux. Que ce n’est pas acceptable », concède-t-il. 45 % obtiennent un diplôme d’études secondaires.

     

    Sébastien Proulx se dit très « touché » par les témoignages des parents qu’il croise. « Il y a toujours de belles histoires, mais remplies de défis et de difficultés », constate-t-il. Il reconnaît que le processus pour recevoir des services adaptés peut prendre des mois, voire des années. « Tout le processus nous amène à obtenir un diagnostic quelque part à l’hiver ou au printemps, dans le meilleur des cas. Souvent, il ne reste plus que quelques semaines, même quelques jours, pour que l’enfant bénéficie des mesures de soutien dans l’année scolaire. »

     

    C’est pourquoi il souhaite arriver à réformer le financement accordé aux EHDAA. Comment ? Ce n’est pas encore clair. « Mais il faut que le financement suive l’enfant directement », répond le ministre.

     

    Le ministre de l’Éducation est le quatrième à occuper le poste depuis la dernière élection. Le réseau a depuis traversé une véritable tempête entre les compressions, les négociations syndicales et les mouvements de parents.

     

    Sébastien Proulx estime qu’on peut maintenant regarder vers l’avant. Grâce au réinvestissement d’une part, affirme-t-il, même si plusieurs acteurs du réseau estiment le tout insuffisant après des années de vache maigre. Grâce à son style aussi. Il aime consulter le milieu. « Je sens un changement de ton », soutient celui qui assure visiter des écoles « presque » chaque semaine.

     

    L’autre levier, c’est l’intervention précoce. Mais il se fait plus nuancé aujourd’hui en ce qui concerne son intention d’ouvrir la maternelle 4 ans à tous les enfants du Québec. « C’est beau de dire qu’on va en ouvrir partout, mais il faut avoir la capacité financière, les ressources et les immobilisations pour le faire. Le choix qu’on fait pour l’instant, c’est de travailler avec les milieux défavorisés. »

     

    Devant les inquiétudes du milieu de la petite enfance, il semble avoir prêté une oreille attentive. Ce serait « très mal avisé, voire très maladroit », dit-il, de renoncer à l’expertise qui se trouve dans le réseau de la petite enfance. « Je vois [les deux options] comme une complémentarité. »

     

    La maternelle 4 ans demeure un projet nécessaire, selon le ministre. « On se doit de viser des endroits où les enfants ne sont pas dans nos services de garde. Car dans certains milieux, ce sont ces enfants qui vont payer le prix, qui vont avoir un retard quand ils vont intégrer l’école. Si on ne travaille pas à éliminer ces retards, ils peuvent devenir des difficultés d’apprentissage pour toute la vie ».

     

    Il souhaite que la question soit abordée de front lors des consultations de cet automne sur la réussite scolaire. « Je n’en suis pas à une évaluation financière de la mesure, mais bien à une réflexion collective afin d’identifier les leviers qui devront être bougés pour améliorer la diplomation. »













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