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    Palmarès

    La Chine, nouvelle puissance universitaire?

    L’Université McGill, le seul établissement québécois dans le Classement académique des universités mondiales, arrive en 63e place sur la liste.
    Photo: Michaël Monnier Le Devoir L’Université McGill, le seul établissement québécois dans le Classement académique des universités mondiales, arrive en 63e place sur la liste.

    Moins de 15 ans après avoir entrepris un important virage en faveur de la recherche de haut calibre, la Chine perce, pour la toute première fois, le palmarès des 100 meilleures universités de la planète.

     

    Le classement annuel de Shanghaï (aussi appelé Classement académique des universités mondiales) est l’un des plus prestigieux du genre. Et, pour la première fois depuis sa création, en 2003, deux universités chinoises, celles de Tsinghua (58e) et de Pékin (71e), se hissent parmi les 100 premières au monde, un club sélect dominé par les États-Unis et la Grande-Bretagne. Singapour accède aussi au top 100, avec son Université nationale, à la 83e position.

     

    La création de ce palmarès remonte à 2003 et a été « encouragée » par Pékin, qui souhaitait disposer d’un outil fiable afin d’illustrer le retard universitaire de la Chine… et mettre de la pression sur les universités pour qu’elles s’améliorent, explique Yves Tiberghien, directeur de l’Institut de recherche sur l’Asie de l’Université de la Colombie-Britannique et expert de la Chine. Elle illustre la volonté de la Chine, puissance industrielle, à se transformer en puissance des cerveaux. « Il y a ces deux universités, mais elles ne sont pas seules, on voit des investissements énormes, au chapitre de l’infrastructure et à plusieurs autres égards. »

     

    Distinctions

     

    Pour la 14e année consécutive, Harvard arrive en tête, Stanford se place deuxième comme l’an dernier, suivie de Berkeley, qui gagne un échelon. Premier établissement non américain, l’Université britannique de Cambridge arrive 4e. La meilleure université canadienne, celle de Toronto, se retrouve en 27e position. L’Université de la Colombie-Britannique arrive peu après, au 34e rang, tandis que McGill, l’université québécoise la plus haute dans le classement, pointe au 63e échelon.



     

     

    Au total, pas moins de 19 universités canadiennes se sont fait une place dans le top 500, dont l’Université de Montréal (151-200), l'Université Laval (201-300), ainsi que le réseau des Universités du Québec (301-400).

     

    Critères de classement

     

    Le classement de Shanghaï, créé en 2003, prend en compte six critères pour distinguer 500 des 1200 établissements répertoriés dans le monde, dont le nombre de Prix Nobel parmi les anciens étudiants, le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline ou le nombre de publications dans Science et Nature.

     

    Si le cabinet qui le compile décrit ce classement comme « le plus fiable », ses critères tournés vers la recherche et les sciences de la vie, occultant notamment les sciences humaines et sociales, sont dénoncés par de nombreux responsables européens comme un biais dommageable pour leurs établissements. D’autres soulignent que ce bilan demeure très anglocentriste.

     

    Ce parti pris en faveur des sciences pures avantage la Chine, souligne M. Tiberghien, car il s’agit de l’un des domaines où les investissements ont été les plus importants, depuis 10 ans.

     

    « Le gouvernement chinois privilégie beaucoup la science, le génie. C’est très ciblé en fonction des demandes de l’économie. On a aussi investi dans le droit, mais le droit technique et économique. On n’encourage pas une recherche dans les droits politiques ou sociaux… » Le tout est lié au plan quinquennal chinois et aux priorités gouvernementales.

     

    La domination américano-britannique du top 100 ne durera pas éternellement, ajoute-t-il. « On voit aussi la montée de plusieurs autres universités asiatiques, à Singapour, oui, mais je crois que, dans le futur, on verra des universités indiennes et indonésiennes dans le palmarès. Il y a des investissements énormes qui se font dans les universités de plusieurs pays. »

     

    Seuls quatre autres établissements non américains atteignent le top 20 : Oxford, l’University College de Londres, l’Institut fédéral de technologie de Zurich et l’Université de Tokyo.


     













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