Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous
    Éducation

    Québec envisage d’offrir un DEC par cumul

    8 juillet 2016 |Philippe Orfali | Éducation

    Conscient que les parcours scolaires sont de plus en plus variés, le gouvernement du Québec envisage la possibilité d’offrir des diplômes d’études collégiales (DEC) par cumul d’attestations d’études, comme c’est déjà le cas au niveau du baccalauréat.

     

    De passage à Toronto, à l’occasion de la réunion du Conseil des ministres de l’Éducation du Canada (CMEC), la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, a dit croire que le Québec pourrait emboîter le pas à d’autres provinces en permettant à ses élèves d’obtenir un DEC en cumulant plusieurs attestations d’études collégiales, ce qui est actuellement impossible.

     

    Un peu comme un étudiant universitaire peut obtenir un baccalauréat en effectuant trois certificats, un élève du collégial pourrait ainsi effectuer différentes AEC, d’une durée variant de 300 à 1500 heures, pour ensuite ressortir du cégep avec un DEC.

     

    Assurer la fluidité

     

    « La fluidité des parcours, c’est un sujet dont on parlait très, très peu avant, mais ça semble tellement simple et évident maintenant qu’il faut le rendre facile comme ça tout le temps », a-t-elle déclaré en entrevue au Devoir en marge de la rencontre du CMEC.

     

    Elle souhaite aussi faciliter la tâche aux élèves inscrits à un diplôme d’études professionnelles (DEP) souhaitant effectuer un DEC par la suite, lesquels doivent en ce moment obtenir une dérogation spéciale pour effectuer directement ce transfert.

     

    Le Québec pourrait-il également s’inspirer des provinces voisines dans d’autres domaines, comme la lutte contre le décrochage scolaire, où il fait piètre figure ? Hélène David pense que oui.

     

    Elle vante le réinvestissement prochain de son gouvernement en éducation, sans toutefois mentionner les nombreuses compressions budgétaires effectuées dans les services aux élèves en difficulté au cours des deux dernières années.

     

    « On ne veut plus perdre de jeunes qui ne finissent pas l’école. J’ai l’impression que ça y est, on est conscients de ça. Le réinvestissement en éducation va aller dans ce sens-là. Ce doit être la priorité non seulement du gouvernement, mais aussi de tous les citoyens. »

     

    Milieu de peloton

     

    Comparer les provinces entre elles et les résultats scolaires de leurs élèves constitue bien souvent un exercice périlleux. Cela dit, le Québec se situe en milieu de peloton à bien des égards en ce qui a trait à la qualité de son système d’éducation.

     

    Dans la plus récente étude du Conference Board du Canada sur l’éducation, en 2012, le Québec avait décroché un « A » en ce qui concerne les études secondaires et collégiales, en plus de briller pour ce qui est des compétences en mathématiques de ses élèves. Le Québec est aussi la province la mieux classée à l’indicateur de la « résilience des élèves », qui mesure le nombre d’élèves qui, quoique venant d’un milieu socio-économique défavorisé, obtiennent de bons résultats.

     

    Les ministres provinciaux et territoriaux de l’Éducation concluent leur sommet de deux jours vendredi. La santé mentale des étudiants et l’éducation autochtone doivent également être au coeur des discussions. « On fait beaucoup pour l’éducation des Premières Nations, mais je pense qu’on est encore aux balbutiements de ce qu’on devrait faire pour [les] encourager et [leur] permettre d’aller chercher des diplômes. On a beaucoup de travail à faire à ce sujet », dit-elle.













    Envoyer
    Fermer

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.