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    Les TIC en renfort du français

    12 mars 2016 | Martine Letarte - Collaboratrice | Éducation
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.
     

    Dans plusieurs collèges au Québec, chaque élève a sa tablette tactile, alors que dans plusieurs commissions scolaires, des classes en sont équipées, ou encore, on a des chariots de tablettes que les élèves peuvent utiliser ponctuellement. L’intégration des technologies de l’information et de la communication (TIC) est variable d’un milieu à un autre, mais elle est réelle et elle vient changer la donne en matière d’enseignement du français. On en discutera lors de la table ronde « Écrire en français à l’ère du numérique. Les enjeux de l’enseignement du français ».

     

    « Le gros désavantage du chariot, c’est que les élèves ne peuvent pas continuer à la maison le travail commencé en classe sur la tablette », explique Aurélien Fiévez, coordonnateur de la Chaire de recherche du Canada sur les TIC et l’éducation.

     

    Par contre, il a constaté qu’avec cette formule où les élèves utilisent seulement la tablette pour une activité circonscrite dans le temps, ils ont moins tendance à aller sur Facebook ou à jouer à des jeux en ligne dans la classe.

     

    Qualité des activités

     

    La clé pour s’assurer d’un bon niveau d’attention des élèves demeure toutefois la qualité de l’activité proposée, d’après les observations du chercheur.

     

    « Lorsque les enseignants ont commencé à utiliser la tablette en 2012, ils avaient tendance à penser qu’elle pouvait tout faire, indique Aurélien Fiévez. Or, elle n’est pas intéressante pour toutes les activités. Par exemple, elle est très pratique pour faire des recherches pendant la rédaction, mais elle n’est pas très efficace pour rédiger comparativement au papier ou à l’ordinateur portable. Si on l’utilise tout de même pour faire rédiger les élèves, elle risque de nuire à leur motivation. »

     

    D’où l’importance de bien former les enseignants afin qu’ils apprennent à utiliser les TIC stratégiquement.

     

    « Dans la formation initiale, la place accordée à la technologie est très réduite, relève M. Fiévez. En formation continue, les collèges privés ont souvent un conseiller pédagogique spécialisé dans les TIC qui aide les enseignants à développer des activités et à mieux connaître les applications disponibles. Dans les commissions scolaires, il y a des conseillers pédagogiques, mais ils sont souvent moins nombreux pour le nombre d’enseignants à accompagner. »

     

    Tablette inexploitée

     

    Après quatre ans dans certaines écoles, la tablette n’est pas encore utilisée à son plein potentiel, mais elle l’est de plus en plus. Et pas seulement au Québec.

     

    « C’est le cas dans plusieurs pays, dont la France, la Belgique, le Luxembourg », indique M. Fiévez.

     

    Dans d’autres pays, par contre, on est encore très loin de la tablette.

     

    L’Organisation internationale de la Francophonie révélait en 2014 qu’en moyenne 33 % des francophones utilisent Internet.













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