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    UQAM

    Mêler histoire, images et numérique le temps d’un été

    13 février 2016 | Pierre Vallée - Collaborateur | Éducation
    Joanne Burgess, directrice du Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal de l’UQAM
    Photo: Source UQAM Joanne Burgess, directrice du Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal de l’UQAM
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    L’informatique et le numérique sont aujourd’hui des alliés indispensables de l’histoire, autant dans le domaine de la recherche que celui de la diffusion. C’est pour souligner ce mariage, et le faire fleurir, qu’est née en 2014 l’École d’été Montréal numérique.

     

    L’École d’été Montréal numérique est l’initiative du Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal de l’UQAM, et en particulier d’une de ses composantes, le Partenariat de recherche Montréal, plaque tournante des échanges, qui regroupe diverses institutions intéressées par l’histoire, dont des musées. L’événement est organisé en collaboration avec le département d’histoire de l’Université de Sherbrooke.

     

    Le rôle du numérique

     

    Le numérique s’est invité dans le domaine de l’histoire, il y a de cela maintenant près de trente ans. « Les premières initiatives ont vu le jour lorsque les grandes institutions, qui possédaient d’importantes bases de données sur format papier, ont commencé à les transférer en format électronique, raconte Joanne Burgess, directrice du Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal de l’UQAM. Ensuite, ce sont les musées et les archives qui ont commencé à numériser des artefacts, comme des cartes et des photos, mais aussi des objets. » Puis arrive la modélisation qui permet de construire une image 3D d’un bâtiment, et de même d’en suivre son évolution dans le temps, grâce au 4D.

     

    « Les historiens se sont alors retrouvés avec un catalogue informatisé de données et d’informations historiques qu’ils pouvaient consulter à distance. Finie l’époque où il fallait se rendre sur place pour consulter un document. » Si cela a facilité le travail des chercheurs en histoire, cela l’a du même coup compliqué. « Mais comment s’y retrouver devant une telle abondance de données ? C’est ainsi que sont apparus, il y une quinzaine d’années, des logiciels de recherche qui, à la manière d’un moteur de recherche sur Internet, permettent aux chercheurs de raffiner leurs recherches et de faire des recoupements dans les données disponibles. »

     

    La troisième évolution du numérique dans le domaine de l’histoire a délaissé le monde de la recherche pour embrasser plutôt celui de la diffusion. Au premier chef, les expositions virtuelles des institutions muséales qui permettent à ces dernières de donner un accès plus grand à leurs collections que ne le permet l’espace habituel d’exposition. « Et aujourd’hui, l’on trouve des applications mobiles qui permettent aux visiteurs d’une exposition d’obtenir une foule d’informations et de renseignements complémentaires, sous toutes sortes de formes, textuelles ou audiovisuelles, qui viennent enrichir l’expérience muséale. »

     

    Selon Joanne Burgess, la prochaine évolution du numérique en histoire se produira du côté de l’enseignement. « Il y a présentement une réflexion sur l’enseignement de l’histoire et la formation des maîtres. Le prochain grand défi en cette matière, c’est de produire des outils numériques qui permettent de raconter des histoires à partir de documents d’archives. Et ensuite, apprendre à se servir de ces outils numériques pour enseigner l’histoire et capter l’attention des élèves, en particulier les jeunes, afin que l’histoire redevienne à leurs yeux captivante. »

     

    L’édition 2016 de Montréal numérique

     

    L’édition 2016 de l’École d’été Montréal numérique se tiendra du 15 au 21 mai sur le campus Longueuil de l’Université de Sherbrooke. La thématique de cette année est : L’histoire par l’image. « Nous allons étudier comment l’historien utilise les images, que ce soit des illustrations, des gravures ou des photos, dans la recherche historique. Nous allons aussi aborder l’usage des images dans la diffusion de l’histoire et nous pencher sur la numérisation des images, sur le plan intellectuel mais aussi sur le plan technique. »

     

    Bien que la programmation ne soit pas encore entièrement ficelée, le déroulement de l’événement suivra celui des éditions précédentes. « Il y aura des conférences et des ateliers, mais aussi des laboratoires pratiques où le participant pourra se faire la main avec certains des outils numériques. » L’événement, qui peut accueillir entre 25 et 30 participants, est ouvert aux étudiants mais aussi à d’autres types de participants ; les étudiants peuvent faire créditer leur participation.

     

    Le thème de l’édition 2017 est déjà choisi et s’inscrit en plein dans les activités qui auront cours cette année. « C’est l’année du 375e anniversaire de Montréal, du 150e de la Confédération et du 50e de l’Expo 67. Notre thème tournera alors autour du numérique et de l’interactivité dans le cadre de commémorations. »













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