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    Devenir entrepreneur culturel

    Nouveau programme à la CSMB

    19 janvier 2016 |Isabelle Paré | Éducation
    Jusqu’à maintenant, le programme CASE a accueilli des artistes ou gestionnaires d’entreprises culturelles âgés de 20 à 45 ans déjà diplômés ou autodidactes.
    Photo: Izabela Habur Getty Images Jusqu’à maintenant, le programme CASE a accueilli des artistes ou gestionnaires d’entreprises culturelles âgés de 20 à 45 ans déjà diplômés ou autodidactes.

    Un nouveau programme professionnel d’entrepreneuriat destiné aux créateurs, artistes, producteurs et techniciens du milieu des arts vient d’être lancé par la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) pour pallier le manque de formation entrepreneuriale chez la clientèle adulte qui se destine au domaine des arts.

     

    Le nouveau Carrefour des arts de la scène et de l’entrepreneuriat (CASE), qui a déjà accouché de deux cohortes de finissants depuis son lancement lors d’une première phase d’implantation l’an dernier, vise à doter les artistes ou les gestionnaires d’entreprises artistiques de compétences spécifiques en affaires, en représentation et en développement de projet pour percer dans le milieu culturel.

     

    « Nous étions vraiment le chaînon manquant dans l’industrie, car nous sommes pour l’instant le seul programme professionnel public et gratuit qui permet à une personne de recevoir une formation de base entrepreneuriale dans le domaine des arts », affirme Hélène Pilote, directrice du Collège d’informatique et d’administration Verdun-LaSalle (CIAVL), qui dispense déjà de nombreux programmes professionnels à la clientèle adulte.

     

    Jusqu’à maintenant, le programme CASE a accueilli des artistes ou gestionnaires d’entreprises culturelles âgés de 20 à 45 ans déjà diplômés ou autodidactes, et il a facilité le placement ou le développement de plusieurs projets d’affaires, affirme Mme Pilote. « Ce fut très concluant », dit-elle.

     

    Avec plus de 330 heures de formation consacrées à l’entrepreneuriat, et 450 heures à la représentation, le programme prévoit 45 heures destinées à la mise sur pied d’un projet d’affaires en bonne et due forme. « Beaucoup d’écoles forment des artistes, mais dès que les jeunes sont “lâchés dans la société”, ils ne savent pas toujours comment en vivre. Notre but, c’est de donner aux artistes les clés pour vivre de leur métier et faire carrière de façon autonome », explique Hubert Mansion, un des deux professeurs du nouveau programme.

     

    Pour l’heure, le programme a attiré divers profils d’étudiants, dont des artistes indépendants, des musiciens, des universitaires issus de l’École des médias (UQAM), des conservatoires de théâtre ou de HEC Montréal, souhaitant lancer leur propre entreprise culturelle. Développé par le directeur du théâtre Paradoxe, Pierre Pagé, ex-agent d’artiste, et Hubert Mansion, qui a été avocat spécialisé dans le milieu culturel, le programme devrait accueillir chaque année deux cohortes d’une vingtaine de personnes, affirme la directrice du CIAVL.













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