Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Abonnez-vous!
    Connectez-vous

    Déficit moins élevé que prévu à l’UQAM

    Mais la baisse des effectifs coûtera à l’établissement un million de plus qu’anticipé

    18 décembre 2015 |Philippe Orfali | Éducation
    Le manque à gagner de l’UQAM s’explique par les compressions de 6,2 millions annoncées dans le plus récent budget provincial, des compressions imposées à toutes les universités québécoises en fonction de leur taille.
    Photo: Jacques Grenier Le Devoir Le manque à gagner de l’UQAM s’explique par les compressions de 6,2 millions annoncées dans le plus récent budget provincial, des compressions imposées à toutes les universités québécoises en fonction de leur taille.

    L’Université du Québec à Montréal (UQAM) revoit à la baisse l’ampleur de son déficit pour l’année en cours. Mais les défis entourant l’atteinte de l’équilibre budgétaire requis par le gouvernement Couillard demeurent entiers pour la maison d’enseignement.

     

    Il devait s’élever à 20,7 millions, puis à près de 28 millions. Le déficit de l’UQAM sera finalement de 12,5 millions pour l’année 2015-2016, et ce, malgré des efforts qui auraient normalement dû la mener à l’équilibre.

     

    Ce manque à gagner s’explique par les compressions de 6,2 millions annoncées dans le plus récent budget provincial, des compressions imposées à toutes les universités québécoises en fonction de leur taille. Le déficit anticipé s’explique également par une perte d’environ 6 millions liée à la dégringolade des inscriptions à l’automne.

     

    Celle-ci semble avoir été plus grave qu’escomptée, puisque le recteur, Robert Proulx, avait prévu des pertes de 5 millions plutôt que 6, comme il est inscrit au budget révisé.

     

    « En l’absence de ces deux imprévus, l’exercice financier 2015-2016 se serait vraisemblablement conclu par l’équilibre budgétaire », croit le vice-recteur, André Dorion. Des efforts « considérables » ont, selon lui, été déployés depuis avril afin de terminer l’année en équilibre, des efforts que ces deux événements ont fait déraper.

     

    L’UQAM n’est pas la seule université à avoir dû réajuster le tir. À l’échelle du réseau universitaire, ce sont des compressions de 72 millions que prévoyait le dernier budget du gouvernement du Québec.

     

    Du côté de l’Université de Montréal, on reconnaît que le déficit est désormais plus important. Le déficit de 8,2 millions prévu à l’Université Concordia demeure, quant à lui, inchangé.

     

    Le conseil d’administration de l’UQAM a approuvé le budget révisé, « à la condition qu’un plan de résorption du déficit anticipé soit présenté en février », précise-t-il dans une note, dont nous avons obtenu copie. Ce plan de résorption du déficit « devra cibler les actions à entreprendre pour atteindre l’équilibre budgétaire ».

     

    La direction de l’UQAM va « tout mettre en oeuvre » pour que les résultats réels de l’année en cours soient plus près de l’équilibre budgétaire, « en dépit du fait que les budgets ont été revus dans le cadre d’un exercice rigoureux », a précisé une porte-parole.

     

    Réduction des dépenses

     

    Pour parvenir à réduire ainsi son déficit à 12,5 millions, l’UQAM a notamment procédé à une réduction de 5 % des dépenses pour l’ensemble des unités, en plus de mettre en place un programme de départs volontaires, de revoir la structure de la haute direction, d’abandonner le paiement des droits de scolarité par carte de crédit et de revoir les revenus et dépenses liés aux espaces de location.

     

    On reste toutefois de marbre au cabinet du ministre de l’Éducation. « L’UQAM, comme les autres, doit en arriver à l’équilibre budgétaire. C’est à elle de faire le travail qui s’impose, car, bien que le déficit soit moins élevé qu’anticipé, il y a encore du travail à faire », a estimé la porte-parole, Julie White.













    Envoyer
    Fermer

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.