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Concordia - L'interdisciplinarité s'affiche dans la plus jeune université montréalaise

Ils sont 30 000 étudiants à fréquenter les deux campus de Loyola et Sir George Williams

Claude Lafleur   24 janvier 2004  Éducation
L'autre grande université anglophone de Montréal offre plus de 180 programmes de premier cycle et son école des études supérieures propose quelque 70 programmes de maîtrise et de doctorat. Pourtant, là n'est pas le caractère distinct de Concordia: elle affiche avec fierté son cosmopolitisme et sa diversité.

Savez-vous que l'ouest de la ville cache un petit joyau méconnu: l'université Concordia? Plus modeste que sa grande soeur au pied de la montagne (l'université McGill), Concordia est, en quelque sorte, l'UQAM anglophone.

Comme l'UQAM, il s'agit en effet d'une jeune université. Concordia est issue de la fusion, en 1974, du Loyola College (fondé par les Jésuites en 1896) et de la Sir George Williams University (qui, fondée en 1926, logeait dans les locaux du YMCA). Par conséquent, l'université est formée de deux campus distants de sept kilomètres: le Sir George Williams situé dans le secteur des rues Guy et Maisonneuve, et le campus Loyola logé au coeur du quartier résidentiel de Notre-Dame-de-Grâce.

Mais, surtout, comme l'UQAM, cette université a davantage une vocation sociale que d'enseignement des «sciences fondamentales». Elle accorde ainsi beaucoup d'importance à l'interdisciplinarité, se donnant pour mandat d'offrir une formation axée sur les besoins de la société. «Contrairement à McGill, nous n'offrons pas l'enseignement des sciences de la santé ni du droit, indique Bernard Pomerleau, chef de service du recrutement des étudiants. Par contre, nous avons une faculté des beaux-arts et une faculté des sciences informatiques... qui sont toutes deux fort bien reconnues.»

Campus adulte

Et comme à l'UQAM, une portion non négligeable des étudiants de Concordia sont des adultes. «On y retrouve, entre autres, des gens qui n'ont pas terminé leur DEC mais qui décident par la suite d'entreprendre des études universitaires», explique M. Pomerleau. D'autre part, de plus en plus d'étudiants possédant un diplôme d'études collégiales en technique y viennent acquérir une formation universitaire (notamment en informatique).

«D'une certaine manière, Concordia est un peu l'UQAM anglophone, souligne le responsable du recrutement des étudiants. Nous "compétitionnons" d'ailleurs parfois davantage avec l'UQAM que contre McGill!» C'est ainsi que l'UQAM et Concordia sont reconnues dans certains programmes tels les beaux-arts.

L'Université Concordia offre plus de 180 programmes de premier cycle dans quatre facultés: arts et sciences, génie et informatique, beaux-arts et gestion. Bon nombre de ces programmes offrent un volet «co-op» qui permet d'acquérir une expérience de travail tout en poursuivant ses études.

De plus, l'École des études supérieures propose quelque 70 programmes de maîtrise et de doctorat ainsi qu'un grand nombre de diplômes et de certificats de deuxième cycle à l'intention des professionnels désirant s'améliorer.

Pourquoi étudier à Concordia?

Une autre caractéristique qui fait ressembler l'université Concordia à l'UQAM est la variété de lieux de provenance des étudiants. Si la clientèle de base de Concordia provient des cégeps anglophones, une portion appréciable de ses 30 000 étudiants sont des francophones (québécois et de l'étranger) ainsi que des Asiatiques.

«Nos étudiants proviennent à 70 % des cégeps anglophones de la grande région de Montréal, précise M. Pomerleau, alors que 16 % sont originaires du milieu francophone québécois.» De plus, outre les étudiants provenant du Canada, Concordia accueille d'importants contingents de l'extérieur, notamment de la Chine populaire, du Mexique et du Moyen-Orient. «Ce qui attire les étudiants étrangers, indique M. Pomerleau, c'est qu'on leur offre la possibilité d'apprendre l'anglais comme langue seconde. Puis, par la suite, certains demeurent ici pour poursuivre leurs études dans un programme régulier.»

Quant aux 16 % d'étudiants francophones, ils étudient à Concordia dans le but de devenir bilingues. «C'est un intérêt qu'on voit croître depuis trois ou quatre ans, relate Bernard Pomerleau. C'est-à-dire que, après avoir complété leurs études primaires, secondaires et collégiales en français, ils décident de parfaire leur anglais pour quantité de raisons... professionnelles avant tout, mais aussi pour la mobilité, pour les voyages, etc.» Il y a en outre beaucoup d'étudiants allophones québécois qui, après avoir complété leurs études en français, désirent poursuivre en anglais.

Le cosmopolitisme comme atout

Ce mélange d'étudiants anglophones et francophones, québécois, canadiens et étrangers est, de l'avis de M. Pomerleau, l'un des grands atouts de l'université Concordia. «Nos étudiants apprécient énormément l'ambiance très multiethnique et cosmopolite du campus», affirme-t-il.

D'ailleurs, la ville de Montréal en tant que telle attirerait beaucoup la clientèle étrangère. «C'est vraiment un atout dont nous jouons pour faire la promotion de l'université, que ce soit dans le nord-est des États-Unis ou partout au Canada», révèle le chef du service de recrutement.

Ainsi, à l'étranger, notre ville est présentée comme «l'une des plus vieilles villes d'Amérique du Nord et l'une des plus grandes villes de langue française du monde. Le français y est la langue prédominante, bien qu'une bonne partie de la population soit de langue anglaise. La présence de nombreuses communautés ethno-culturelles contribue sans aucun doute à la remarquable vitalité qui caractérise cette belle métropole cosmopolite».

«Montréal est évidemment une ville dynamique qui attire beaucoup, insiste M. Pomerleau. Je suis d'ailleurs toujours un peu étonné, lorsque je voyage à l'étranger, de constater jusqu'à quel point les parents et les étudiants sont particulièrement intéressés par Montréal.»



Portes ouvertes...

Pour mieux se faire connaître, l'université Concordia organise une journée «portes ouvertes» le 31 janvier prochain. «Nous le faisons depuis trois ans, indique M. Pomerleau, toujours le dernier samedi du mois de janvier. Et comme McGill fait ses portes ouvertes le lendemain, c'est l'occasion de connaître les deux universités!»

Samedi prochain sera donc le bon moment de se procurer des informations particulières, notamment sur les critères d'admission et la structure des programmes, d'obtenir des réponses précises à ses questions et de voir ce que Concordia offre en matière de services aux étudiants et en hébergement. «On fait aussi des visites guidées de certaines parties des deux campus, souligne M. Pomerleau, dont notre nouveau complexe de sciences ouvert l'automne dernier sur le campus Loyola.»

Et pas besoin de rendez-vous, lance-t-il en souriant. Il n'y a qu'à se présenter à l'un des deux campus, entre 10h et 17h, où l'on trouvera des sessions d'information, des visites guidées, etc.
 
 
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