Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Abonnez-vous!
    Connectez-vous
    Grèves syndicales

    Les enseignants mènent le bal

    8 octobre 2015 |Sarah R. Champagne | Éducation
    Des milliers d'enseignants du primaire et du secondaire ont manifesté le 1er octobre dans plusieurs régions du Québec.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Des milliers d'enseignants du primaire et du secondaire ont manifesté le 1er octobre dans plusieurs régions du Québec.

    Les enseignants maintiennent la pression sur le gouvernement, devant des négociations qui font du surplace. La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) annonce ce jeudi qu’une deuxième journée de grève aura lieu de manière rotative, les 26, 27 et 28 octobre, selon le choix des syndicats affiliés.

     

    Cette fédération avait voté pour trois jours de grève au printemps dernier. La troisième journée se tiendra en fonction de l’avancement des négociations, indique-t-on à la FAE, sans exclure de se coordonner avec le front commun syndical. Les 34 000 enseignants affiliés du préscolaire, du primaire et du secondaire ont rejeté les dernières offres patronales, perçues comme un recul notamment du point de vue salarial.

     

    Les leaders syndicaux ont choisi de dévoiler les dates de ces grèves plus tôt que ce qu’oblige le Code du travail pour permettre aux parents de s’organiser. Le président de la FAE, Sylvain Mallette, ne manque pas de saluer leur important appui : « Les parents soutiennent notre lutte. Tout comme nous, ils comprennent que les inconvénients éventuels […] ne sont rien en comparaison des effets dévastateurs de la politique d’austérité. » Quatre chaînes humaines pour protéger symboliquement les écoles publiques ont été dressées dans les dernières semaines pour lancer un nouveau cri d’alarme au gouvernement.

     

    Rappelons que des dizaines de milliers de travailleurs du secteur public ont marché samedi dernier à Montréal. Le front commun voulait ainsi exprimer son mécontentement, après plusieurs mois de négociations pour le renouvellement de leurs conventions collectives.

     

    Du côté des cégeps, ce sont maintenant 59 établissements sur 60 qui ont voté pour la grève, soit plus de 20 000 professeurs. Ce mandat de grève tournante est de six jours et s’inscrit dans le débrayage simultané annoncé par le front commun syndical. La CSN et la CSQ, qui représentent à elles deux 300 000 travailleurs du secteur public, ont indiqué la semaine dernière qu’elles avaient aussi obtenu de forts mandats de grève.













    Envoyer
    Fermer

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.