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    Grève

    Le réseau scolaire paralysé ce mercredi

    30 septembre 2015 |Philippe Orfali | Éducation
    La journée du 30 septembre est celle choisie par Québec pour procéder au décompte des élèves de toutes les écoles du Québec.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La journée du 30 septembre est celle choisie par Québec pour procéder au décompte des élèves de toutes les écoles du Québec.

    Pas moins de 200 000 enfants resteront à la maison ce mercredi plutôt que d’aller à l’école. Leurs enseignants seront en grève pour dénoncer une fois de plus le surplace effectué dans les négociations entourant le renouvellement de leurs conventions collectives avec le gouvernement de Philippe Couillard.

     

    Pas d’école, pas de service de garde non plus. Contrairement à leur habitude, les commissions scolaires de l’île de Montréal n’offriront pas de service de garde à l’école, par mesure d’économies nous dit-on. « C’est sûr que c’est un casse-tête. Ce n’est pas simple pour plusieurs, qui seront forcés de prendre congé ou encore d’appeler des tantes, des grands-parents. Alors que le gouvernement va économiser près de 7 millions en salaires à cause de la grève, les parents vont payer le prix », estime Corinne Payne, la présidente de la Fédération des comités de parents du Québec.

     

    À la tête de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal, qui représente les quelque 9000 enseignants du primaire et du secondaire de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), Catherine Renaud soutient que son syndicat n’a tout simplement plus le choix. Même avec 70 rencontres, même avec une médiatrice, les négociations avec Québec sont au point mort et n’ont mené à aucune percée, ni sur le fond ni sur la forme, dit-elle. « Ce n’est pas de gaieté de coeur qu’on fait cette journée de grève. C’est qu’on est rendus là. »

     

    La journée du 30 septembre est celle choisie par Québec pour procéder au décompte des élèves de toutes les écoles du Québec. Ce « recensement » permet ensuite d’établir le financement accordé à chaque commission scolaire. Le choix de cette journée est donc lourd de conséquences.

     

    Plutôt que de compter les élèves, les enseignants feront plutôt le piquet de grève dans les commissions scolaires où le personnel est affilié à la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), dont Montréal et Laval.

     

    Autres manifs à prévoir

     

    La contestation ne s’arrêtera pas là. Dès jeudi, le mouvement Je protège mon école publique organise des chaînes humaines autour de centaines d’écoles du Québec afin de dénoncer les compressions imposées par le gouvernement Couillard en éducation. Le mouvement, qui avait mobilisé 20 000 parents le 1er septembre, pourrait répéter cet exploit, selon la porte-parole Pascale Grignon. Puis, le 2 octobre, ce sera au tour d’un autre groupe de se manifester. Je sauve mon cégep, une initiative plus récente, regroupe sept établissements collégiaux.

     

    Enfin, samedi, le Front commun — qui représente plus de 400 000 travailleurs des réseaux de la santé et des services sociaux, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la fonction publique du Québec — organise une manifestation au parc du Mont-Royal, là encore pour dénoncer le peu de progrès effectué dans les négociations.

     

    Comme la FAE, ce regroupement s’oppose notamment à la hausse de salaire de 3 % sur cinq ans proposée par Québec. La FAE souhaite une hausse de salaire de 13 % sur trois ans, entre autres revendications.













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