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    Garderies privées

    La CSQ dénonce le parti pris de Québec

    L’appauvrissement, voire le démantèlement du réseau, doit cesser, pressent les intervenantes

    14 septembre 2015 |La Presse canadienne | Éducation
    La FIPEQ-CSQ estime que le nombre de places offertes en garderie privée non subventionnée a augmenté de 554 % depuis les modifications apportées en 2008-2009.
    Photo: Annik MH De Carufel Le Devoir La FIPEQ-CSQ estime que le nombre de places offertes en garderie privée non subventionnée a augmenté de 554 % depuis les modifications apportées en 2008-2009.

    Au tour de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec, affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (FIPEQ-CSQ), de lancer un cri d’alarme pour « sauver » le réseau public de garderies, craignant même un « démantèlement ».

     

    À la veille de la rentrée parlementaire à Québec et alors que commence la Semaine canadienne des services de garde, la centrale syndicale, comme l’a fait dimanche la Confédération des syndicats nationaux (CSN), s’est livrée à une charge à fond de train contre le « parti pris » du gouvernement Couillard envers les garderies privées, au détriment du réseau des Centres de la petite enfance (CPE) et des services de garde en milieu familial.

     

    La présidente de la FIPEQ-CSQ, Kathleen Courville, a invité la ministre de la Famille, Francine Charbonneau, et son gouvernement à cesser ce qu’elle appelle « l’appauvrissement, voire le démantèlement du réseau », alors qu’on assiste à un glissement de la clientèle du public vers le privé.

     

    Elle soutient que les crédits d’impôt accordés aux garderies privées subventionnées coûtent pas moins de 589 millions à l’État, un montant qui, selon elle, n’est pas investi dans le réseau public, mais plutôt donné au privé. Mme Courville précise que le gouvernement libéral en est responsable après avoir rendu plus avantageuses, sur le plan financier, les places non subventionnées.

     

    Mme Courville note de plus que les modifications apportées par Québec depuis 2008-2009 ont fait en sorte que le nombre de places offertes en garderies privées non subventionnées a augmenté de 554 %, passant de moins de 7000, en 2009, à plus de 46 000 en 2014.

     

    Compensation du fédéral

     

    Par ailleurs, la FIPEQ-CSQ estime que Québec devrait faire pression sur le gouvernement fédéral pour aller chercher les 150 millions qu’il économise par le fait que le Québec s’est doté d’un réseau public de services de garde à la petite enfance. Cet argent pourrait servir, dit la centrale, à réinvestir dans le réseau public qui offre « les meilleurs services à la population ».

     

    Ce montant a été cité dernièrement par la Commission de révision permanente des programmes. On y indiquait que « la conception du réseau de garderies subventionnées fait en sorte de réduire la contribution fédérale au financement du régime ».

     

    La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec représente près de 14 000 responsables de service de garde en milieu familial et près de 2000 employées dans les CPE.













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