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    L’UQAM se relancerait dans l’immobilier

    Un nouveau pavillon est envisagé près du métro Saint-Laurent

    29 mai 2015 |Philippe Orfali | Éducation
    L’UQAM étudie en effet depuis <em>«</em><em>quelques années</em><em>» </em>la possibilité de se porter acquéreuse du terrain situé tout autour de l’édicule de la station de métro Saint-Laurent, au cœur du quartier des spectacles.
    Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir L’UQAM étudie en effet depuis «quelques années» la possibilité de se porter acquéreuse du terrain situé tout autour de l’édicule de la station de métro Saint-Laurent, au cœur du quartier des spectacles.

    Dix ans après sa désastreuse aventure immobilière, l’Université du Québec à Montréal (UQAM) songe à nouveau à se lancer dans la construction d’un nouveau pavillon, cette fois aux abords du métro Saint-Laurent.

     

    L’UQAM étudie en effet depuis « quelques années » la possibilité de se porter acquéreuse du terrain situé tout autour de l’édicule de la station de métro Saint-Laurent, au coeur du Quartier des spectacles. Des locaux de la Faculté des arts de l’UQAM, qui se trouve à l’étroit depuis de nombreuses années au pavillon Judith-Jasmin, pourraient y être érigés à des fins de recherche, de création et d’enseignement, selon la maison d’enseignement.

     

    « C’est une hypothèse de travail, dans la perspective dans laquelle on a un déficit d’espace. Il est prématuré de présenter cela comme un projet immobilier », a indiqué la porte-parole Jenny Desrochers.

     

    Aucun échéancier interne n’aurait été avancé à l’interne, selon la porte-parole, et le montage financier du projet n’aurait pas encore été établi. Les besoins d’espace sont toutefois criants pour la faculté, obligée de partager son pavillon actuel avec la Faculté des communications de l’UQAM.

     

    Le terrain entourant l’édicule Saint-Laurent appartient toujours à la Ville de Montréal, mais des pourparlers ont eu lieu avec l’Hôtel de Ville afin de « tâter le pouls » des élus. D’autant plus que le plan particulier d’urbanisme (PPU) du quartier prévoit la construction de bâtiments institutionnels voués à la culture sur ce lot. L’édifice comporterait plusieurs étages, et les activités qui s’y dérouleraient seraient liées de près à la vocation du Quartier des spectacles.

     

    « Dans la vision de l’UQAM, tout cela coïncide avec le PPU, s’inscrit là-dedans, [mais] c’est sûr que dans le contexte financier actuel, où il y a des compressions, ça nous amène à l’UQAM à beaucoup de prudence », dit Mme Desrochers.

     

    Aux yeux de l’établissement, l’éventuel projet comporte de nombreux avantages, tel que celui d’unifier les deux campus de l’UQAM, soit celui, principal, du Quartier latin, et celui des sciences, situé à proximité du métro Place-des-Arts, entre la rue Sherbrooke et l’avenue du Président-Kennedy.

     

    Au fil des ans, de nombreux promoteurs ont mis en avant des projets visant à combler ce terrain vague, occupé à l’heure actuelle par rien d’autre que la bouche de métro et des stations de Bixi.

     

    La Société de développement Angus avait prévu y construire un bâtiment, lui aussi consacré à la culture. Estimé à 35 millions de dollars, il aurait permis de loger l’école de danse contemporaine LADMMI, de même que cinq salles du cinéma Parallèle, qui se cherchait un nouvel emplacement à la suite du changement de vocation d’Excentris. Une poignée d’autres écoles et organismes culturels devaient y être intégrés. Le projet a fini par être abandonné par Angus.

     

    Quoi qu’il en soit, plusieurs gardent un souvenir amer des aventures immobilières de l’UQAM, qui auraient coûté près d’un demi-milliard aux contribuables québécois, Québec ayant fini par éponger complètement l’ardoise du fiasco immobilier que constituaient les projets du Complexe des sciences et de l’îlot Voyageur, entamés sous la direction de l’ex-recteur Roch Denis, au milieu des années 2000.

     

    L’îlot Voyageur se dresse toujours, d’ailleurs, angle Berri et Ontario. Seul le rez-de-chaussée est actuellement occupé par la Gare d’autocars de Montréal, tandis que le squelette des étages supérieurs accumule la pluie, la neige et les graffitis depuis près de 10 ans. La construction de ce qui pourrait être composé de 626 logements locatifs pourrait reprendre cet été, selon le Groupe Aquilini, qui a racheté la structure du gouvernement du Québec.













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