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    Fin annoncée de la FEUQ

    L’organisation pourrait céder sa place à une nouvelle entité

    30 avril 2015 | Laura Pelletier - Avec Philippe Orfali | Éducation
    Pier-André Bouchard St-Amant, président de la FEUQ de 2004 à 2005
    Photo: Pedro Ruiz Archives Le Devoir Pier-André Bouchard St-Amant, président de la FEUQ de 2004 à 2005

    La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), qui a marqué le paysage étudiant québécois durant 25 ans, disparaîtra dans quelques mois pour laisser place à une nouvelle entité, à moins d’un fort appui des associations membres, a indiqué au Devoir son attachée de presse Dominique Rivet.

     

    Découragés par une crise de confiance au sein de l’organisation, ses dirigeants ont décidé de mettre sur la glace les activités politiques durant un mois, pour réfléchir à la situation. L’organisation n’aura plus de porte-parole, seulement un conseil d’administration qui soutiendra les membres sans prendre position.

     

    La FEUQ restera dans cette forme transitoire jusqu’à ce que soit créée une nouvelle entité, après quoi elle disparaîtra, a d’abord affirmé au Devoir Mme Rivet. Elle a nuancé, plus tard en soirée, en disant que la FEUQ pourrait survivre si les associations étudiantes demandent sa préservation.

     

    Forte de 125 000 membres l’an dernier, la FEUQ n’en comptait désormais plus que 81 000, après le départ de la Fédération de l’association étudiante du campus de l’Université de Montréal (FAECUM). L’Association des étudiants de la Faculté des sciences de l’éducation (ADEESE) de l’UQAM avait elle aussi choisi de quitter la FEUQ dès le 4 mai prochain. En comparaison, l’Association pour une solidarité syndicale étudiante compte 70 000 membres.

     

    Ce n’était pas sa première vague de désaffiliation. « La FEUQ que j’ai présidée était une tout autre bête que celle d’aujourd’hui. Elle représentait 175 000 membres, soit la quasi-totalité des associations étudiantes universitaires », constate Pier-André Bouchard St-Amant, président de 2004 à 2005.

     

    Origines de la crise

     

    L’organisation a été créée le 11 février 1989 pour réagir à l’annonce de dégel des droits de scolarité du gouvernement. Ce qui était le point fort de la FEUQ en 1989 semble avoir mené à sa perte en 2015. La FEUQ était vue comme une association « professionnelle » et créatrice d’alliances surprenantes, notamment avec la Fédération de l’âge d’or dans les années 1990.

     

    Ces caractéristiques l’ont toutefois éloignée de ses membres, rapporte Xavier Dandavino, responsable à la coordination de l’ADEESE. « Lors de nos assemblées générales, les critiques qui revenaient souvent étaient que la FEUQ ressemblait davantage à un lobby qu’à un groupe militant, que sa structure n’était pas du tout favorable aux petites associations étudiantes, que l’accès à ses documents était difficile et qu’elle était absente du débat sur l’austérité. »

     

    Aux yeux de Pier-André Bouchard St-Amant, c’est plutôt les résultats qui font la popularité ou la perte d’une organisation comme la FEUQ. « Il faut réussir à avoir des résultats concrets, comme des engagements électoraux de la part du gouvernement. C’est ce que nous avions réussi à faire par le passé. »

     

    En marge de cette situation, un groupe d’associations étudiantes — notamment la FAECUM et la CADEUL — envisage lui aussi de la création d’une nouvelle entité. Les discussions préliminaires sont en cours depuis plusieurs semaines, des chantiers de travail sont prévus durant l’été et un projet d’organisation étudiante nationale devrait être présenté à l’automne.













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