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    FEUQ

    La FAECUM envisage de se désaffilier

    27 février 2015 |Lisa-Marie Gervais | Éducation
    Photo: François Pesant Le Devoir

    La jugeant inefficace et pratiquement illégitime, la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAECUM) envisage de se désaffilier de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). Dans un vote qu’elle tiendra à son congrès d’ici un mois, elle proposera aussi de créer une nouvelle organisation nationale étudiante.

     

    « […] De cette véritable machine de guerre du début des années 2000, il ne semble rester que la vision floue d’un héritage répété, mais incompris. Depuis plusieurs années déjà, la FEUQ est la seule promotrice de sa crédibilité et peine à rassembler autour d’elle les forces vives du mouvement étudiant », peut-on lire dans un rapport présenté dans le cadre du 513e Conseil central de la FAECUM, obtenu par Le Devoir.

     

    Dévastateur

     

    Le rapport est plutôt dévastateur pour la FEUQ. En plus de l’écorcher de plusieurs critiques, il dresse une liste de ses « reculs », des dossiers qui n’ont pas avancé et de ses désaffiliations. En janvier 2015, le départ de l’Association des étudiants de la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM, voté à 77 %, a été le plus récent coup aux flancs porté à la FEUQ.

     

    La désaffilliation de la FAECUM pourrait aussi faire mal. Avec ses 39 000 membres, la FAECUM, qui était il y a 25 ans parmi les organisations fondatrices de la FEUQ, représente environ le tiers des 125 000 membres de la FEUQ. « Notre congrès annuel approche et c’est le moment pour tenir cette consultation », a dit Vincent Fournier Gosselin, secrétaire général de la FAECUM. « On a discuté [mercredi] avec nos assos membres et c’est assez unanime que c’est le bon moment. » Il ne croit pas qu’une éventuelle désaffiliation nuirait à la lutte contre l’austérité du mouvement étudiant. « Il ne faut pas voir ces dossiers comme liés, on ne pense tout simplement pas que la FEUQ peut mener à bien [cette lutte]. »

     

    Selon lui, il n’y a pas eu de goutte qui a fait déborder le vase. La FAECUM a mené une longue réflexion pour constater que la FEUQ a perdu son leadership et sa force de représentativité. « Le principal problème, c’est son incapacité à mener des actions politiques efficaces au niveau national », a dit M. Fournier Gosselin.

     

    Le président de la FEUQ, Jonathan Bouchard, croit que le moment n’est pas approprié pour cette remise en question et veut lancer un appel à la solidarité et à l’union. « Ce n’est absolument pas le bon moment et ce n’est pas non plus pour les bonnes raisons que la FAECUM semble vouloir aller dans cette direction, a-t-il déclaré. On est en temps d’austérité, l’objectif premier devrait être de se serrer les coudes. » Selon lui, le rapport de la FAECUM est truffé de « raccourcis » et d’informations « fausses ».

     

    Le vote sur la résolution présentée par la FAECUM sur la désaffiliation aura lieu à son congrès à la fin du mois de mars.













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