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    Mosaic HEC Montréal

    Une école d’été qui mise sur la créativité et l’innovation

    14 février 2015 | Thierry Haroun - Collaborateur | Éducation
    Barcelone, où se déroule la moitié du programme estival du Centre Mosaic de HEC, est une ville alliant innovations et traditions qui attire des créateurs de partout.
    Photo: Cesar Rangel Agence France-Presse Barcelone, où se déroule la moitié du programme estival du Centre Mosaic de HEC, est une ville alliant innovations et traditions qui attire des créateurs de partout.
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    L’École d’été en management de la créativité dans la société de l’innovation a ceci de singulier qu’elle offre à ses étudiants d’apprendre tout en exprimant leur savoir par le truchement d’un processus d’idéation et de création, et ce, dans deux villes sur autant de continents. Soyons clair et précis : la septième édition se tiendra du 26 juin au 11 juillet, à Montréal et à Barcelone.

     

    L’idée de mettre sur pied une telle initiative autour du management de la création émane du Centre de recherche et de valorisation Mosaic, qui est le pôle multidisciplinaire de formation et de recherche de HEC Montréal. On aura compris que Mosaic se spécialise en management de l’innovation et de la créativité. Cette école d’été est donc son produit-phare.

     

    Créée en 2009, cette école estivale, qui reçoit aussi le soutien de l’Université de Barcelone, est une occasion singulière visant le partage d’expériences sur le plan créatif de manière intensive pendant 15 jours. Au menu : des visites d’entreprises innovantes ou d’organisations créatrices, des ateliers de créativité, des rencontres avec de grands créateurs et gestionnaires de création de renom, de même que la réalisation de courts projets. Des professeurs accompagnent le groupe des élèves, qui sont entre 65 et 70, pendant toute la durée du programme. S’ajoutent au corps professoral des intervenants et d’autres invités de prestige en provenance de milieux divers. L’approche pédagogique est interactive et pluridisciplinaire.

     

    Pourquoi y participer ? La documentation est, en ce sens, claire : repenser, réinventer, concevoir les modèles d’affaires ; accélérer, stimuler, améliorer l’innovation dans votre entreprise ; partager une expérience créative collective et accéder à un réseau international. Bien. Mais qu’en pense sa directrice, Lucy Stojak ? « Cette école d’été vise à rassembler différentes disciplines, à réunir des gens aux parcours différents. Il y a des industriels, des universitaires, des étudiants des cycles supérieurs et des décideurs qui vont regarder ensemble les défis que posent la création et l’innovation. Et le fait que le cursus, qui est soutenu pendant deux semaines, permet d’avoir énormément de plages de discussion pour les participants. »

     

    L’idée, fait-elle remarquer, « c’est de créer une communauté internationale d’individus qui sont passionnés par la création et l’innovation. Vous savez, le dernier jour de l’école d’été n’est pas une conclusion, c’est un commencement de collaborations qui perdurent dans le temps. Je crois que c’est aussi un endroit où on peut briser les règles et vraiment explorer. » D’une part, en y participant, ajoute Mme Stojak, « c’est une occasion unique de respirer pour ensuite retourner bien inspiré au boulot. Et, d’autre part, ça offre la chance de remettre les choses en perspective et surtout d’être parmi des personnes exceptionnelles. »

     

    La programmation

     

    Concrètement, la programmation est bien chargée pour ceux et celles qui la suivront. À titre d’exemple, à Montréal, soit du 26 juin au 3 juillet, il y sera notamment question des thèmes suivants : la créativité dans les grandes entreprises (comprendre le processus créatif d’un chef de file en design), l’économie de la créativité et de l’innovation, la créativité et la musique autour du jazz (s’inspirer de l’improvisation musicale et du Festival international de jazz de Montréal), l’innovation sociale ou encore la créativité et les territoires (apprendre à concevoir, élaborer et mettre en oeuvre des lieux d’événements pour un large public).

     

    À Barcelone, où le programme se poursuit du 4 au 11 juillet, le cursus est tout aussi rempli. À titre d’exemple, les étudiants auront l’occasion de découvrir la Barcelone « créative » (c’est-à-dire faire la découverte du magnétisme de cette ville et l’influence de créateurs célèbres) et la Barcelone « ville intelligente ». Par ailleurs, les thèmes de la science et de la technologie de même que la gastronomie créative seront abordés, entre autres. Le debriefing de cette grande messe se fera le 11 juillet à l’Université de Barcelone. Les détails sont d’ailleurs disponibles dans le site Internet suivant : ecole-ete.hec.ca.

     

    « À Montréal, la programmation est magnifique. Je crois que les thématiques choisies reflètent vraiment l’aspect créatif de Montréal qu’on ne retrouve pas nécessairement dans d’autres villes. Je pense à Ubisoft ou encore au Cirque du Soleil. Ce sont des visites incontournables dans le cadre de la journée qu’on appelle “ Industrie créative ”. » Et Barcelone ? « Barcelone est une grande ville de design. On y trouve des choses intéressantes et riches. Elle est aussi connue pour sa gastronomie. » Lucy Stojak fait ici référence à la journée consacrée à la gastronomie créative, qui se tiendra le 9 juillet et qui a pour thème « le courage de créer : leçons à tirer de la cuisine d’avant-garde et de la cuisine traditionnelle », précise la documentation.

     

    Réflexion

     

    Le cursus de deux semaines comprend aussi des moments de réflexion et de recul sur l’apprentissage, fait remarquer Mme Stojak. « Il est important de rappeler que, pendant ces deux semaines, on fait un retour sur les apprentissages de la journée précédente, afin de prendre le temps de réfléchir et de maintenir ainsi un fil conducteur tout au long du programme. Par ailleurs, le groupe de 65 à 70 personnes est divisé en petits groupes de 8 à 10 individus. Chacun de ces groupes travaille sur un projet tout au long des deux semaines. Et, à Barcelone, lors de la dernière journée, il y a la présentation des projets respectifs. »

     

    « Vous savez, ajoute-t-elle, l’apprentissage est une chose tout comme écouter, mais le fait de travailler et de créer ensemble des projets, c’est un élément essentiel de cette école. » Ils ont donc des devoirs à faire ? « Oui », confirme Mme Stojak, qui insiste, en fin d’entrevue, pour nommer « les deux codirecteurs pédagogiques de l’école d’été que sont Patrick Cohendet et Laurent Simon », pour leur importante contribution.













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