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    L’UQ dispensée du gel des effectifs

    3 décembre 2014 |Philippe Orfali | Éducation
    L’adoption du projet de loi 15 dans sa version non amendée aurait surtout créé deux classes d’universités au sein de la province. 
    Photo: Jean Gagnon/CC L’adoption du projet de loi 15 dans sa version non amendée aurait surtout créé deux classes d’universités au sein de la province. 

    Le gouvernement libéral a plié sous la pression, mardi, et accepté de soustraire le réseau de l’Université du Québec (UQ) à son projet de loi 15 sur la gestion et le contrôle des effectifs du secteur public, comme le lui demandaient l’opposition et les directeurs d’établissement. Une rare victoire pour l’UQ en cette période d’austérité.

     

    L’Unité permanente anticorruption (UPAC) a elle aussi été exemptée.

     

    La mesure, qui vise aussi la fonction publique, les cégeps et commissions scolaires, le réseau de la santé et les sociétés d’État, impose un gel des effectifs jusqu’à la fin du mois de mars de l’année 2016. L’application d’une telle loi aux dix universités, écoles et instituts du réseau de l’UQ aurait « compliqué leur gestion », voire été « incompatible avec la mission d’enseignement et de recherche », affirmait la présidente, Sylvie Beauchamp, au Devoir en octobre.

     

    L’adoption du projet de loi dans sa version non amendée aurait surtout créé deux classes d’universités au sein de la province, arguait pour sa part le recteur de l’UQAM, Robert Proulx, dans une lettre envoyée à Philippe Couillard lundi. « Les universités créées par l’État, comme la nôtre, pourraient se voir imposer par des instances externes des contraintes à l’embauche, un contrôle de la rémunération, des restrictions dans leurs choix de développement, une réduction de leur offre de programmes et un accroissement de la reddition de comptes. Les autres universités [à charte, telles McGill et Laval] pourront quant à elles se développer librement. »

     

    Trop de reddition de comptes

     

    Sylvie Beauchamp s’inquiétait en outre de la multiplication des processus de reddition de compte, plusieurs exigences de la nouvelle loi en matière d’imputabilité s’ajoutant à d’autres déjà prévues dans la loi sur les UQ, selon elle. « C’était de mettre un poids supplémentaire sur les universités alors que les [ressources] nécessaires pour effectuer tout ce travail allaient manquer », a-t-elle souligné.

     

    Leurs voeux ont été exaucés par le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, à l’issue de l’étude détaillée du projet de loi 15.

     

    Déjà, en novembre, le ministre de l’Administration gouvernementale avait déposé un amendement excluant la Caisse de dépôt et placement du Québec et la Commission de la construction du Québec de l’application de la loi que l’Assemblée nationale pourrait bientôt adopter.













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