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    Faible participation aux élections scolaires

    Le rôle des commissaires est mal connu

    4 octobre 2014 | Vicki Fragasso-Marquis - Collaboratrice | Éducation
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    Depuis 1994, la participation des Québécois aux élections scolaires a toujours diminué. Cela s’explique en partie, selon une étude de 2008 rédigée par Jean-Pierre Proulx, professeur en éducation, par une méconnaissance du processus électoral et surtout des candidats.


    Selon la même analyse de M. Proulx, le manque d’intérêt des électeurs serait aussi un des premiers facteurs pour justifier leur abstention.

     

    Toutefois, le taux de participation aux élections dans les commissions scolaires anglophones est historiquement plus élevé que chez les francophones. En 2007, 16,7 % des anglophones se sont rendus aux urnes, alors que 7,9 % des électeurs étaient allés voter dans les circonscriptions francophones.

     

    « Pour eux, l’éducation est un facteur de vitalité culturelle, les minorités sont très proches de leurs écoles », a précisé Denis Dion, porte-parole du Directeur général des élections du Québec (DGEQ).

     

    Les élections scolaires sont organisées par les commissions scolaires elles-mêmes. Le DGEQ se contente d’un rôle de soutien, a indiqué M. Dion. Par exemple, il enverra des avis aux adresses où aucun électeur n’est inscrit.

     

    La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) indique, de son côté, qu’elle travaille fort pour intéresser les Québécois aux élections.

     

    Richard Flibotte, vice-président de la FCSQ, mentionne entre autres la mise en place d’un site Internet dédié spécifiquement aux élections scolaires. Il croit aussi que la réduction du nombre d’élus, qui est passé de 1144 à 712, pourrait contribuer à faire augmenter le taux de participation.

     

    M. Flibotte ajoute que la FCSQ est actuellement en pourparlers avec le ministère de l’Éducation pour jumeler les élections scolaires avec les élections municipales en 2017.

     

    « On parle d’un seul rendez-vous électoral, alors on réduit les coûts et on accroît le taux de participation », a-t-il souligné, mentionnant que l’Ontario le fait depuis 40 ans.

      

    Gardien de la qualité des services

     

    Plus de 1000 commissaires scolaires interviennent directement dans l’éducation des enfants québécois, mais leur travail est pourtant encore inconnu et souvent contesté. « Ils jouent un rôle important, c’est le lien entre la population et la commission scolaire », estime Richard Flibotte, vice-président de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ).

     

    Les commissaires scolaires ont pour mission première de répondre aux besoins des citoyens de leur circonscription. Leur travail est assez semblable à celui d’un conseiller municipal. Ils doivent se présenter chaque mois à un conseil des commissaires, dirigé par le président de la commission scolaire, pour défendre les revendications de leurs électeurs. « Le commissaire est là pour s’assurer que la qualité des services éducatifs réponde aux besoins du milieu et que l’égalité des chances soit préservée », explique M. Flibotte, qui est lui-même le président de la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe.

     

    Les élus des commissions scolaires ont aussi la responsabilité d’adopter le budget qui leur est alloué par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS). « Le grand principe, c’est de répartir de façon équitable les ressources […]. Il y a des milieux qui sont plus ou moins nantis, donc on veut que tous les établissements aient les ressources nécessaires pour favoriser l’apprentissage et la réussite », a indiqué le vice-président de la FCSQ.

     

    Aux prochaines élections scolaires, en vertu de changements apportés à la Loi sur l’instruction publique en 2008, il y aura 712 postes de commissaire à pourvoir, au lieu de 1144. De plus, pour la première fois, les électeurs pourront choisir les 69 présidents des commissions scolaires.

     

    M. Flibotte estime que les commissions scolaires ont une réelle importance, malgré tout le débat sur leur abolition éventuelle. Selon lui, cette structure entre le ministère et l’école est nécessaire pour s’assurer que les services dispensés soient adaptés à chaque circonscription. « Il y a et il y aura toujours des détracteurs, c’est à nous de faire connaître ce qu’on fait », a-t-il souligné.

     

    Le taux de participation aux élections scolaires a rarement atteint des sommets. Aux derniers scrutins de 2003 et 2007, il n’a pas réussi à dépasser le seuil des 9 %.













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