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    Fédération québécoise des directions d’établissement

    Un pas en avant, deux pas en arrière

    4 octobre 2014 | Réginald Harvey - Collaborateur | Éducation
    La présidente de la Fédération québécoise des directions d’établissement (FQDE), Lorraine Normand-Charbonneau
    Photo: PD La présidente de la Fédération québécoise des directions d’établissement (FQDE), Lorraine Normand-Charbonneau
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    Il y a quelque 2200 personnes en provenance de 21 associations qui sont membres de la Fédération québécoise des directions d’établissement (FQDE). Ces gens-là, qui dirigent des écoles, traversent au quotidien à la fois les réussites, les petites misères et les difficultés majeures engendrées par le système d’éducation du Québec. Et les compressions leur font mal…

     

    « Si on parle de valorisation de l’école publique, on a vécu une rentrée scolaire qui n’était vraiment pas une bonne occasion pour s’exprimer dans ce sens-là. Le ministre n’a vraiment aucune idée de la façon dont les coupes se traduisent dans les écoles ; il est faux d’affirmer que le service à l’élève n’est pas affecté ; dans les faits, il l’est », assure avec aplomb la présidente de la FQDE, Lorraine Normand-Charbonneau.

     

    Il y a déjà plusieurs années que le réseau de l’éducation subit des compressions, qui, selon elle, ont atteint leur point limite : « Depuis trois ans, on dénonce le fait que ce service est effectivement réduit. » La population et le milieu de l’éducation avaient cerné une série de problèmes aigus dans le réseau, dont ceux relevant de l’aide aux devoirs, de l’inactivité physique, de la lecture à l’école, des saines habitudes de vie, etc. ; des sommes avaient été injectées pour les régler depuis une dizaine d’années, mais voilà que les gouvernements se succèdent et s’appliquent à réduire les enveloppes budgétaires destinées à cette fin.

     

    Elle déplore les impacts de telles mesures administratives à courte vue : « Le plus triste dans ce constat, c’est que ces montants-là ne se traduisent pas de la même façon selon l’endroit où on se trouve : les milieux défavorisés sont plus affectés, mais les mieux nantis peuvent en souffrir d’une autre manière. » La présidente signale que les coupes vont inévitablement gruger les budgets destinés à la francisation ou le soutien fourni aux décrocheurs pour effectuer un retour aux études : « Il y a des mesures qui touchaient ces clientèles-là qui vont être affectées ; les compressions surgissent à différents échelons selon la saveur de la semaine. »

     

    Elle lance une sorte de cri du coeur, après avoir évalué à quel point l’aide aux devoirs peut faciliter l’accès à la réussite de l’élève dans son cheminement scolaire : « On demande aux écoles des redditions de comptes avec des indicateurs de performance et, d’un autre côté, on les prive de certaines ressources financières susceptibles de les augmenter. Je ne peux pas croire que, dans ce réseau de l’éducation, on a revu de fond en comble nos façons de faire pour en arriver finalement à couper dans l’aide directe aux enfants ; c’est facile d’en arriver là. La direction d’établissement, c’est elle qui est sur le terrain, qui pilote son école, qui travaille avec son équipe école, avec les parents et avec les partenaires ; on le sait où sont les besoins des enfants. Quand on en est rendu à sabrer dans des allocations directes à ceux-ci, il faut bien dire que ça va mal ! »

     

    Elle invite à effectuer une réflexion sur une vision à court terme : « Je pense qu’un décrocheur, ça coûte plus cher à la société que l’aide aux devoirs. »













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