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    Les étudiants accusent Bolduc de leur refiler la facture

    17 septembre 2014 |Lisa-Marie Gervais | Éducation

    Le ministre de l’Enseignement supérieur, Yves Bolduc, a non seulement agi en catimini pour les coupes dans le réseau universitaire, mais il est en train de refiler la facture aux étudiants, l’accuse la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).

     

    « La hausse des frais institutionnels obligatoires, c’est une de nos craintes. Déjà, on sait qu’il y a certaines de nos associations membres qui se sont fait demander par leurs universités d’augmenter les frais afférents », a déploré Jonathan Bouchard, président de la FEUQ.

     

    Depuis le début de la semaine, le réseau réagit difficilement à l’effort qui lui est demandé par Québec de dégager des économies de plus de 300 millions de dollars, selon l’interprétation faite par les dirigeants d’université. Ceux-ci calculent qu’en plus des compressions imposées de 172 millions pour 2014-2015, ils devront absorber un manque à gagner de plus de 100 millions, qui s’explique notamment par les budgets octroyés qui ne suivent pas l’augmentation des coûts de système.

     

    Anguille sous roche ?

     

    Aucun moyen de pression n’est pour le moment exclu, a averti pour sa part la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAECUM). Son président, Vincent Fournier Gosselin, dit vouloir d’abord mieux connaître l’impact de ces compressions sur les étudiants de son université. Mais cette « contradiction » du gouvernement le rend perplexe. « Il y a deux ans, il manquait d’argent dans les universités et on avait choisi d’aller piger dans la poche des étudiants. Aujourd’hui, on veut couper. »

     

    À l’instar de la FAECUM et de la FEUQ, l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) déplore que le gouvernement Couillard n’attende pas de rendre public le rapport du chantier sur la politique de financement des universités. « On trouve ça scandaleux que le gouvernement n’attende pas les travaux et qu’il va profiter de la situation pour s’attaquer aux conditions de travail et au régime de retraite des employés universitaires », s’est inquiétée Camille Godbout, l’une des porte-parole de l’ASSÉ. Le président de la FEUQ est tout aussi inquiet. « On sait que le ministère a le rapport entre les mains depuis au moins trois mois et il ne veut pas le rendre public. Parallèlement, il fait des coupes en catimini. Il y a anguille sous roche. Ça nous fait croire qu’il a quelque chose à cacher », a soutenu M. Bouchard.













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