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    Deux nouveaux partis tenteront de faire leur place à la CSDM

    13 septembre 2014 |Lisa-Marie Gervais | Éducation
    Jocelyne Cyr est à la tête de Priorités écoles.
    Photo: Priorités Écoles Jocelyne Cyr est à la tête de Priorités écoles.

    Le Mouvement pour une école moderne et ouverte (MÉMO), l’équipe d’élus dirigée par Catherine Harel-Bourdon qui est actuellement au pouvoir à la Commission scolaire de Montréal (CSDM), aura de l’opposition pour la première fois depuis une vingtaine d’années aux prochaines élections scolaires. Le Devoir a appris que deux autres équipes nouvellement formées, l’une par une commissaire scolaire et l’autre par une ancienne présidente du Comité central des parents, tenteront de faire élire leurs candidats le 2 novembre afin de déloger ce parti bien installé.

     

    À la tête de Priorités écoles, la commissaire scolaire indépendante (anciennement du MÉMO) Jocelyne Cyr a décidé de fonder son propre regroupement et de briguer la présidence de la CSDM (qui pour la première fois cette année sera choisie au suffrage universel). Pourquoi ? « J’ai quitté [le MÉMO] parce que je ne sentais pas auprès de mes collègues la volonté de renouveler la commission scolaire, à la fois sur le plan des idées mais aussi des façons de faire », a-t-elle dit en entrevue au Devoir.

     

    Avec son équipe de candidats qu’elle fera connaître prochainement, Mme Cyr, qui est aussi l’épouse de l’ancien commissaire scolaire et actuel maire de l’arrondissement du Sud-Ouest, Benoît Dorais,souhaite se rapprocher des écoles. « Je suis très près des organismes communautaires, des directions d’école et des parents. Je parle aussi aux élus municipaux quand il le faut », souligne celle qui représente la circonscription de Cartierville. « Une commission scolaire ne peut pas prendre la place des écoles. Elle doit prendre sa place à elle et faire avec les écoles. »

     

    Le gouffre financier dans lequel est actuellement plongée la CSDM, avec un déficit de près de 30 millions, n’effraie pas Mme Cyr. Son programme, qu’elle lancera après le déclenchement officiel de la période électorale le 19 septembre, comprendra des initiatives et des gestes concrets pour de meilleures finances et gouvernance, assure-t-elle. « Ça ne nous fait pas peur. […] C’est justement parce qu’on a 29 millions de déficit qu’il faut faire les choses autrement. »

     

    Selon nos informations, Camile Diodati, Julie Wagner et le coordonnateur de l’Éco-quartier d’Hochelaga, Sylvain Perron, devraient se présenter dans son équipe dans l’une des 12 circonscriptions, d’après la nouvelle carte réformée du territoire.

     

    Des parents se lancent

     

    L’ancienne présidente du Comité central des parents de 2004 à 2008, Christine Fournier, briguera la présidence et présentera aussi sa propre équipe de candidats début octobre. « C’est clair qu’il faut que les choses changent, et l’équipe en place n’est pas celle qui pourra mener la commission scolaire à un autre niveau. C’est la raison pour laquelle je me présente », a expliqué cette mère de famille qui travaille au sein d’une grosse PME.

     

    Mme Fournier n’a pas peur des déficits et proposera d’ailleurs « des solutions qui ne coûteront rien », a-t-elle dit, ne voulant pas révéler maintenant les détails de son programme.

     

    Dans son équipe, Manon Ricard, également ex-présidente du Comité central des parents, se présentera dans le Sud-Ouest. Elle déplore l’inaction de l’actuelle équipe de Mme Harel-Bourdon et du MÉMO, qui n’a pas « fait grand-chose » avec les rapports et les avis d’experts externes qui ont été commandés. « Arrêtons de demander aux autres ce qu’on doit faire, il faut que ce qu’on fait vienne de la base. Le ministère n’a plus de sous et on doit tricoter avec la même laine. Alors voyons comment on peut tricoter autrement pour que les enfants réussissent et que les profs ne soient pas en burn-out », a-t-elle dit, avant d’ajouter : « Je ne suis pas là pour me faire des amis. »

     

    Quant au MÉMO, qui se présente comme un « parti d’idées et d’action », il présentera sous sa bannière une équipe « renouvelée » de 12 candidats (en plus de Mme Harel-Bourdon à la présidence), qui sont pourtant une majorité de commissaires déjà en poste. Certains siègent au Conseil des commissaires depuis plus de 20 ans, à l’époque de la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM), avant que l’entité cesse d’être confessionnelle.













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