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    Éducation

    Le milieu implore Québec de ne pas réduire son budget

    Des coupes supplémentaires auront un impact sur la réussite des élèves, le décrochage scolaire, les élèves handicapés et en difficulté, la charge de travail des enseignants et la francisation des élèves en classes d’accueil, a fait valoir Mme Harel-Bourdon.
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Des coupes supplémentaires auront un impact sur la réussite des élèves, le décrochage scolaire, les élèves handicapés et en difficulté, la charge de travail des enseignants et la francisation des élèves en classes d’accueil, a fait valoir Mme Harel-Bourdon.

    Le milieu de l’éducation a lancé un cri d’alarme pour que le gouvernement Couillard ne lui impose pas des compressions budgétaires supplémentaires. Celles-ci compromettront inévitablement les services aux élèves, ont déclaré d’une même voix enseignants, directions et commissions scolaires à la veille du dépôt du budget.

    À la Commission scolaire de Montréal (CSDM), la plus importante du Québec, de nouvelles compressions dans le budget « vont mettre à mal l’école publique » et remettront aussi en cause l’atteinte de l’équilibre budgétaire, a soutenu lundi la présidente, Catherine Harel-Bourdon, lors d’une conférence de presse. « On a atteint un seuil de non-retour. »

    La CSDM a connu il y a trois ans un déficit record de près de 50 millions, mais estime avoir fait des efforts depuis, puisque ses frais d’administration sont de moins de 4 %. Le déficit de l’année en cours pourrait être de 16 millions et l’objectif est d’atteindre le retour à l’équilibre d’ici 2016-2017. Il y a deux semaines, 25 postes de professionnels ont été supprimés, faute d’argent.

    Besoin de courage… et d’argent

    Des compressions supplémentaires auront un impact sur la réussite des élèves, le décrochage scolaire, les élèves handicapés et en difficulté, la charge de travail des enseignants et la francisation des élèves en classes d’accueil, a fait valoir Mme Harel-Bourdon. Les cinq syndicats représentant le personnel enseignant et non enseignant de la CSDM exhortent quant à eux le gouvernement à avoir le « courage politique de réinvestir dans le réseau des écoles publiques les 550 millions de dollars réservés annuellement aux écoles privées ».

    Mme Harel-Bourdon a rappelé la situation difficile et particulière de la CSDM, due à sa surpopulation, à sa grande mixité sociale et à son grand nombre d’élèves issus de l’immigration. Alors que 1000 élèves de plus font leur entrée à l’école, 80 % des écoles primaires sont déjà pleines. Une vingtaine de projets d’agrandissements sont en chantier et un rattrapage d’un milliard dans les dix prochaines années sera nécessaire pour rénover le parc immobilier de 200 écoles et enrayer le problème de moisissures. « Avec le programme d’austérité qui s’annonce, on s’en va dans la direction opposée », a déploré Jacques Dionne, commissaire parent au secondaire.

    La CSDM regroupe environ 10 % des élèves handicapés du Québec et dirige plusieurs écoles régionales et suprarégionales offrant des services à une clientèle lourdement handicapée. Or, ces services sont sous-financés. Le gouvernement n’assure que 10 % de la facture de ces services au primaire et 14 % de celle au secondaire. « Mais c’est du double que l’on aurait besoin », a insisté Marie-Josée Lapointe, présidente du Comité consultatif des élèves ayant des besoins particuliers, et mère d’un enfant trisomique.

    La présidente de la Fédération des commissions scolaires, Josée Bouchard, a fait savoir qu’il y a une incohérence dans le discours d’austérité du gouvernement et sa priorité, qui est la réussite éducative. Mme Bouchard a aussi souligné que les commissions scolaires ont besoin d’un peu plus de 300 millions de dollars pour assumer uniquement les coûts de système.













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