Élections scolaires - Victoire écrasante du MEMO
Photo : Jacques Grenier
Les électeurs qui se sont présentés dans les bureaux de scrutin, hier, pour les élections scolaires à Montréal étaient plutôt clairsemés.
Après un mandat imprégné de tiraillements politiques, le Mouvement pour une école moderne et ouverte (MEMO) a littéralement balayé l’opposition du conseil des commissaires de la CSDM, y raflant la quasi-totalité des sièges.
Pendant ce temps, partout au Québec, la population a de nouveau clairement affiché son indifférence face à cette catégorie de suffrage, seuls 15 % de la population ayant daigné noircir un bulletin de vote scolaire.
Selon les données disponibles hier en cours de soirée, le MEMO a écrasé le parti adverse, le Collectif pour la réussite et l’épanouissement de l’enfant (CREE), remportant 18 des 21 sièges disponibles, un balayage encore plus imposant que celui qu’il avait réalisé en 1998. Le taux de participation des Montréalais à ces élections n’était pas disponible au moment de mettre sous presse.
«Ce soir, je vous dirai: “Ouf!”», a déclaré la présidente du MEMO, Diane De Courcy, à la foule de supporters réunis dans un restaurant de Montréal. Sous les cris et les applaudissements, Mme De Courcy, candidate réélue dans Ahuntsic, a prononcé un bref discours de victoire pendant que ses équipiers réélus continuaient de s’afficher au tableau, laissant bien peu de sièges au parti adverse.
Le CREE ne détient ainsi que 3 des 21 sièges disponibles à la CSDM, son chef Marcellin Noël ayant été battu dans Plateau Mont-Royal, un quartier qui lui était associé pourtant depuis 1987.
«Une élection scolaire est une élection difficile», a lancé Diane De Courcy à un auditoire emporté de joie. «Je suis extrêmement contente et fière de vous tous.»
Les élections d’hier permettent notamment de mettre fin à une embarrassante confusion liée à la CSDM. Élu majoritairement en 1998, avec 15 des 21 sièges disponibles, le MEMO et sa tête dirigeante Diane De Courcy ont perdu des plumes au cours du dernier mandat, cinq de ses membres élus claquant la porte pour se rallier à l’opposition — le défunt Rassemblement scolaire confessionnel (RSC) —, formant du coup une partie adverse majoritaire.
Portant le titre de présidente de la CSDM sans jouir du pouvoir, la présidente Diane De Courcy a ainsi passé plus de la moitié de son dernier mandat dans l’ombre du président du comité exécutif, Marcellin Noël, devenu chef de cette nouvelle formation politique appelée CRÉE. «Tout ça est derrière moi maintenant, affirmait hier Mme De Courcy. Je pense que ce sera nettement plus intéressant d’exercer la fonction de présidente dans ce contexte.»
La jeune Marie Depelteau Paquette, nouvelle candidate du MEMO dans Rosemont Sud, savourait avec plaisir et étonnement sa victoire. «Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre», a affirmé la jeune femme de 19 ans, un large sourire aux lèvres. «Je vois tout le travail à abattre devant moi et je suis prête.»
Comme les précédentes, ces élections scolaires auront baigné dans une certaine indifférence populaire, plus marquée encore dans les grands centres urbains qu’en région. Cette fois-ci encore, c’est environ 15 % de la population qui s’est prévalue de son droit de vote, selon des données partielles fournies hier par la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ).
Dans la région de Québec, environ 6 % des électeurs ont participé au choix des commissaires en compétition, contre 9 % à Saint-Hyacinthe, tandis que les votes en région étaient beaucoup plus élevés: 25 % à Matane, 36 % à Alma, 38 % en Moyenne Côte-Nord, 29 % dans Charlevoix et 29 % en Beauce.
«On espérait beaucoup mieux mais ça ressemble étrangement au scénario de 1998», a commenté hier soir André Caron, président de la FCSQ. «Il faudra débattre cette question», a-t-il ajouté, convaincu de la nécessité de songer à des formules tel un vote simultané dans les municipalités et les commissions scolaires, ou encore un vote par correspondance ou sur Internet.
Alors que les anglophones avaient voté massivement en 1998 dans des proportions dépassant les 40 %, leur participation a chuté cette fois, avoisinant les 13 %.
Pendant ce temps, partout au Québec, la population a de nouveau clairement affiché son indifférence face à cette catégorie de suffrage, seuls 15 % de la population ayant daigné noircir un bulletin de vote scolaire.
Selon les données disponibles hier en cours de soirée, le MEMO a écrasé le parti adverse, le Collectif pour la réussite et l’épanouissement de l’enfant (CREE), remportant 18 des 21 sièges disponibles, un balayage encore plus imposant que celui qu’il avait réalisé en 1998. Le taux de participation des Montréalais à ces élections n’était pas disponible au moment de mettre sous presse.
«Ce soir, je vous dirai: “Ouf!”», a déclaré la présidente du MEMO, Diane De Courcy, à la foule de supporters réunis dans un restaurant de Montréal. Sous les cris et les applaudissements, Mme De Courcy, candidate réélue dans Ahuntsic, a prononcé un bref discours de victoire pendant que ses équipiers réélus continuaient de s’afficher au tableau, laissant bien peu de sièges au parti adverse.
Le CREE ne détient ainsi que 3 des 21 sièges disponibles à la CSDM, son chef Marcellin Noël ayant été battu dans Plateau Mont-Royal, un quartier qui lui était associé pourtant depuis 1987.
«Une élection scolaire est une élection difficile», a lancé Diane De Courcy à un auditoire emporté de joie. «Je suis extrêmement contente et fière de vous tous.»
Les élections d’hier permettent notamment de mettre fin à une embarrassante confusion liée à la CSDM. Élu majoritairement en 1998, avec 15 des 21 sièges disponibles, le MEMO et sa tête dirigeante Diane De Courcy ont perdu des plumes au cours du dernier mandat, cinq de ses membres élus claquant la porte pour se rallier à l’opposition — le défunt Rassemblement scolaire confessionnel (RSC) —, formant du coup une partie adverse majoritaire.
Portant le titre de présidente de la CSDM sans jouir du pouvoir, la présidente Diane De Courcy a ainsi passé plus de la moitié de son dernier mandat dans l’ombre du président du comité exécutif, Marcellin Noël, devenu chef de cette nouvelle formation politique appelée CRÉE. «Tout ça est derrière moi maintenant, affirmait hier Mme De Courcy. Je pense que ce sera nettement plus intéressant d’exercer la fonction de présidente dans ce contexte.»
La jeune Marie Depelteau Paquette, nouvelle candidate du MEMO dans Rosemont Sud, savourait avec plaisir et étonnement sa victoire. «Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre», a affirmé la jeune femme de 19 ans, un large sourire aux lèvres. «Je vois tout le travail à abattre devant moi et je suis prête.»
Comme les précédentes, ces élections scolaires auront baigné dans une certaine indifférence populaire, plus marquée encore dans les grands centres urbains qu’en région. Cette fois-ci encore, c’est environ 15 % de la population qui s’est prévalue de son droit de vote, selon des données partielles fournies hier par la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ).
Dans la région de Québec, environ 6 % des électeurs ont participé au choix des commissaires en compétition, contre 9 % à Saint-Hyacinthe, tandis que les votes en région étaient beaucoup plus élevés: 25 % à Matane, 36 % à Alma, 38 % en Moyenne Côte-Nord, 29 % dans Charlevoix et 29 % en Beauce.
«On espérait beaucoup mieux mais ça ressemble étrangement au scénario de 1998», a commenté hier soir André Caron, président de la FCSQ. «Il faudra débattre cette question», a-t-il ajouté, convaincu de la nécessité de songer à des formules tel un vote simultané dans les municipalités et les commissions scolaires, ou encore un vote par correspondance ou sur Internet.
Alors que les anglophones avaient voté massivement en 1998 dans des proportions dépassant les 40 %, leur participation a chuté cette fois, avoisinant les 13 %.
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