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    La CSDM demande de laisser les écoles ouvertes le jour des élections

    25 mars 2014 |Lisa-Marie Gervais | Éducation
    Le ministère de l’Éducation se dit préoccupé par la sécurité des élèves dans les écoles le jour du vote.
    Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Le ministère de l’Éducation se dit préoccupé par la sécurité des élèves dans les écoles le jour du vote.




     

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    Laisser les écoles ouvertes le jour du scrutin provincial ? Et pourquoi pas ? C’est ce que demande la Commission scolaire de Montréal (CSDM) qui trouve dommage de bouleverser tout le calendrier pour une journée d’élection. À la recommandation des commissaires, elle s’est adressée au gouvernement et au Directeur général des élections pour que soit modifiée la loi électorale provinciale qui oblige la fermeture des écoles.

     

    En effet, l’article 306 stipule que le « jour de scrutin est jour de congé pour tous les élèves de toute école d’une commission scolaire située dans une circonscription où se tient une élection. » Cette loi, qui vise la sécurité des enfants à qui on veut épargner les contacts avec des adultes, « n’a pas de sens », a soutenu Kenneth George, commissaire dans Villeray–Petite-Patrie à la Commission scolaire de Montréal (CSDM). Pour lui, il est absurde de prétexter des raisons de sécurité alors que, de toute façon, les services de garde sont ouverts cette journée-là.

     

    D’autant que lors des élections fédérales, les écoles québécoises, ainsi que toutes celles des autres provinces, peuvent demeurer ouvertes. « On nous dit que l’État doit démontrer l’importance des principes démocratiques. Mais ailleurs au Canada, on respecte aussi la démocratie et on permet quand même aux élèves d’être en classe », a souligné M. George.

     

    Et le dimanche?

     

    Pour la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), cette disposition de la loi « peut créer des casse-tête ». « C’est un sujet qui revient à l’ordre du jour chaque fois qu’il y a une élection », a noté Caroline Lemieux, responsable des communications de la FCSQ, en proposant de tenir les élections le dimanche, comme c’est le cas pour les municipales.

     

    Comme la loi sur l’instruction publique oblige à 180 jours d’école, la journée perdue est normalement reprise lors d’une journée pédagogique. Rappelons qu’en raison d’une mésentente entre les enseignants et l’administration sur le moment de la reprise de la journée du scrutin du 4 septembre 2012, les élèves de la CSDM avaient dû se présenter à l’école un 25 juin.

     

    D’après une résolution adoptée par les commissaires, la présidente de la CSDM, Catherine Harel-Bourdon, a écrit en août dernier une lettre à la ministre l’Éducation, Marie Malavoy, et au directeur général des élections (DGE), Jacques Drouin, leur demandant de modifier la loi électorale. Bien que sensibles aux problèmes qui peuvent découler d’une telle loi, ni l’un ni l’autre n’estiment avoir les pleins pouvoirs pour la changer. Le DGE s’est toutefois engagé à porter la requête devant le comité consultatif et dit avoir recommandé à maintes reprises que le scrutin provincial soit le dimanche.

     

    Le ministère de l’Éducation réitère que la principale préoccupation est la sécurité des élèves, sécurité qu’il « pourrait être plus difficile à assurer compte tenu du nombre élevé de personnes circulant dans l’établissement un jour de vote ».













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