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    Anglicisation à l’Université de Montréal

    Accusations non fondées

    3 février 2014 | Guy Lefebvre - Doyen de la faculté de droit de l’Université de Montréal | Éducation

    Le Devoir s’est inquiété la semaine dernière de quelques cas d’étudiants ayant rédigé leurs examens en anglais à la faculté de droit de l’Université de Montréal. L’occasion est donc belle de rappeler le rôle que notre faculté joue dans l’intégration des étudiants de toute provenance à la société québécoise et l’importance que notre université accorde à la langue française.

     

    Les statistiques les plus récentes montrent que moins de 1,5 % des examens ont été rédigés en anglais à la faculté de droit au cours de la première année de baccalauréat d’une cohorte de quelque 400 étudiants et que seulement 22 d’entre eux se sont prévalus, une fois ou plus, de la possibilité de rédiger leurs examens en anglais.

     

    À la lumière de ces données, rien ne permet de conclure que l’Université de Montréal s’anglicise ou fait preuve de laxisme dans l’application de sa politique linguistique. En fait, non seulement un nombre infime d’étudiants se prévalent de la possibilité de rédiger leurs travaux ou leurs examens en anglais, mais ce nombre s’estompe avec le temps, preuve que la période de transition qui leur est accordée donne de bons résultats.

     

    Depuis plusieurs décennies, nous avons accueilli des étudiants provenant de la communauté anglophone ou issus de l’immigration. Et au terme de leur parcours au sein de notre faculté, ces étudiants ont acquis non seulement une solide formation juridique, mais également une meilleure maîtrise de la langue française. C’est ainsi que nous comptons parmi nos diplômés le regretté Alan B. Gold, qui a été juge en chef de la Cour supérieure du Québec, et l’honorable Herbert Marx, qui a été ministre de la Justice du Québec et juge à la Cour supérieure.

     

    Plusieurs générations d’étudiants se sont succédé à notre faculté depuis ces brillants juristes, mais je suis convaincu que leurs successeurs se trouvent aujourd’hui dans nos classes. Leurs noms ont toutes les consonances et leurs idéaux brillent tout aussi fort. Qu’ils apprennent à connaître à la fois le droit civil et la langue française ne peut être qu’un avantage pour le Québec et je suis fier de la contribution de ma faculté à cet apprentissage dans la langue de Maximilien Caron.


    Guy Lefebvre - Doyen de la faculté de droit de l’Université de Montréal

     













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