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    AÉROÉTS

    Un emploi est assuré au futur ingénieur en aérospatiale

    1 février 2014 |Claude Lafleur | Éducation
    Tous les étudiants de l’École de technologie supérieure qui se spécialisent dans le domaine de l’aérospatiale ont l’occasion de s’initier en entreprise à l’une des étapes de conception et de fabrication d’appareils aéronautiques.
    Photo: Source Bombardier Aerospace Tous les étudiants de l’École de technologie supérieure qui se spécialisent dans le domaine de l’aérospatiale ont l’occasion de s’initier en entreprise à l’une des étapes de conception et de fabrication d’appareils aéronautiques.
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    L’originalité d’AÉROÉTS vient de ce qu’il s’agit d’un regroupement de programmes qui englobe sous un même chapeau les volets aérospatiaux enseignés en génie mécanique, en génie électrique, en génie du logiciel et en génie de la conception et de la fabrication. « AÉROÉTS, c’est la porte d’entrée à l’ÉTS pour tout ce qui touche à l’aérospatiale », résume Hany Moustapha.

     

    C’est aussi, pour M. Moustapha, son « bébé » : « J’ai passé ma carrière à Pratt Whitney, raconte-t-il, où j’ai été directeur exécutif responsable des programmes de technologie de collaboration. Lorsque j’ai annoncé ma retraite de Pratt, en janvier 2010, après 32 ans de service, l’ÉTS a voulu m’engager. Toutefois, j’avais un projet en tête, quelque chose que je désirais créer. À 61 ans, voyez-vous, je ne venais pas à l’ÉTS pour gonfler mon C.V., mais bien pour réaliser un projet : AÉROÉTS. »

     

    Désormais, chaque semaine, M. Moustapha consacre quatre jours de son temps à l’ÉTS — où il enseigne et, surtout, dirige AÉROÉTS — et une journée à Pratt Whitney.


    Une grande école

     

    Il s’empresse d’ajouter que l’École de technologie supérieure, si jeune soit-elle, fait déjà partie des grandes écoles canadiennes de génie. « Au Canada, nous avons ce qu’on appelle le G7 universitaire en aérospatiale », explique-t-il. Ce G7 comprend les quatre grandes universités montréalaises — l’École polytechnique, les écoles de génie de l’Université McGill et de l’Université Concordia ainsi que l’ÉTS — alors que Toronto compte l’Université de Toronto et Ryerson, et Ottawa, l’Université Carleton. « Ce sont les sept universités canadiennes qui offrent d’importants programmes de génie aérospatial, et nous, nous figurons parmi ce G7 ! »

     

    Il est tout aussi fier de rapporter que l’ÉTS produit aussi le plus grand nombre d’ingénieurs (toutes catégories) au Québec. « Nous diplômons environ 800 ingénieurs par année, dit-il, soit le quart de tous les ingénieurs qui sortent des écoles québécoises. Et nous nous classons au troisième rang au Canada à ce chapitre ! » Quelque 7000 étudiants, au baccalauréat, à la maîtrise et au doctorat, fréquentent cette école.


    Des ingénieurs «pratico-pratiques»

     

    Le génie aérospatial est d’ailleurs la discipline qui occupe le premier rang à l’ÉTS, rapporte Hany Moustapha, puisque près du tiers des 160 professeurs de l’établissement s’y consacrent. « On a ici une masse critique extraordinaire, dit-il. Et ces professeurs cumulent plus de 400 années d’expérience industrielle, ce qui est unique. »

     

    Il souligne au passage que, à l’ÉTS, on n’embauche pas un professeur qui ne possède pas une solide expérience industrielle. « Voilà ce qui nous distingue des autres écoles de génie : l’expérience en entreprise. »

     

    « Nous sommes en outre la seule université canadienne où les étudiants du baccalauréat doivent réaliser trois stages obligatoires en entreprise, poursuit-il. Nous plaçons ainsi plus de 500 stagiaires en aérospatiale par année, un nombre inégalé par toute autre université ! »

     

    De surcroît, ces stagiaires ont la chance d’acquérir de l’expérience au sein de géants de l’aéronautique mondiale, tels que Bombardier, Pratt Whitney, CAE, Bell Helicopter, etc. En fait, Montréal étant la seule ville au monde où toutes les composantes d’un aéronef sont fabriquées — des moteurs aux trains d’atterrissage, en passant par les carlingues et l’électronique de bord, de même que les simulateurs de vol — les étudiants de l’ÉTS ont donc la chance de s’initier à l’un ou l’autre des volets de la conception et de la fabrication aéronautiques.

     

    Une telle expérience en entreprise a pour avantage, estime M. Moustapha, que « tous nos diplômés, sans exception, ont au moins deux ou trois offres d’emploi au sortir de chez nous ! Cela s’explique par le fait qu’ils ont une formation très concrète et pratique. »

     

    Il insiste d’ailleurs énormément sur ce point. D’une part, dit-il, il faut savoir que l’une des particularités de l’École de technologie supérieure est de recruter des étudiants ayant un diplôme technique d’études collégiales (plutôt qu’un DEC général), « donc une formation qui est pratique dès le départ », souligne le directeur d’AÉROÉTS. Ceux-ci acquièrent ensuite une formation d’ingénieur orientée vers la pratique en entreprise. « Certes, insiste-t-il, tout ingénieur sortant de l’ÉTS possède une forte capacité d’analyse, mais également de grandes aptitudes techniques dues à l’expérience acquise en entreprise. »


    Embauche garantie à 100%!

     

    Sous le chapeau d’AÉROÉTS, tous les cours donnés, que ce soit en génie mécanique, électrique, du logiciel ou de production automatisée, reposent sur des travaux pratiques axés sur les pratiques industrielles, précise M. Moustapha. « Nos étudiants développent donc ce qu’on appelle une expérience très concrète, pratico-pratique, si vous voulez. Puis, en réalisant trois stages en entreprise, ils apprennent à connaître à fond le monde industriel. »

     

    Comme directeur d’AÉROÉTS depuis quatre ans, Hany Moustapha affirme même que « tous nos finissants se placent en entreprise. Je n’ai jamais eu un problème avec un étudiant — qu’il possède un baccalauréat, une maîtrise ou un doctorat de l’ÉTS — pour se trouver un emploi ! »

     

    Collaborateur

    Tous les étudiants de l’École de technologie supérieure qui se spécialisent dans le domaine de l’aérospatiale ont l’occasion de s’initier en entreprise à l’une des étapes de conception et de fabrication d’appareils aéronautiques. Hany Moustapha












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