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    INRS

    L’interdisciplinarité: l’ADN de l’INRS et de ses centres de recherche

    «Notre volonté est vraiment de créer des ponts entre les centres »

    1 février 2014 |Réginald Harvey | Éducation
    L’INRS compte quatre centres de recherche qui, depuis longtemps, fonctionnent en mode interdisciplinaire.
    Photo: Source INRS L’INRS compte quatre centres de recherche qui, depuis longtemps, fonctionnent en mode interdisciplinaire.
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    Il existe quatre centres de recherche qui forment l’ossature de l’Institut dans quatre champs d’activité spécifiques et qui sont axés sur l’essor québécois : l’INRS-Eau-Terre-Environnement, l’INRS-Énergie-Matériaux-Télécommunications, l’INRS-Institut Armand-Frappier et l’INRS-Urbanisation-Culture-Société.

     

    Recteur de l’Institut depuis 2009, Daniel Coderre en cerne les enjeux majeurs actuels et pose de prime abord que l’INRS se présente comme une université typique au pays, parce qu’elle est prioritairement à forte densité de recherche. Il situe les centres : « Ils ne sont pas, à l’image des autres universités, des lieux disciplinaires ; ils abordent des priorités mais du point de vue multidisciplinaire, ce qu’ils font depuis 43 ans et ce qui nous place actuellement de façon avantageuse, parce que la recherche et les demandes de la société sont présentement de cet ordre. L’interdisciplinarité, c’est notre ADN et c’est vraiment une valeur ajoutée dans le contexte d’aujourd’hui. »

     

    Priorités en enseignement

     

    Dans cette optique, il aborde les défis en enseignement : « On est un des établissements qui ont le plus de programmes conjoints avec nos collègues des universités québécoises et on va poursuivre cette dynamique-là. On mise aussi énormément sur nos collaborations internationales, parce que la recherche se déroule de plus en plus à cette échelle : donc, nos programmes vont tendre davantage, ce qui est un de nos objectifs en 2014, vers la bidiplômation avec des universités partenaires à travers le monde. » Il fournit ces explications : « C’est une idée très importante pour nous, mais il importe qu’elle se réalise avec des partenaires de confiance avec lesquels on poursuit aussi des activités de recherche, parce que nous, on fait essentiellement de la formation à partir de celle-ci. » Quelque 42 % de la clientèle étudiante de l’INRS provient de l’étranger

     

    Il existe un plan stratégique qui vient d’être adopté pour les prochaines années et qui gravite autour des formations de haut niveau et très spécialisées qui sont transmises dans les maîtrises et les thèses produites ; mais il y a plus : « Je tenais à ce qu’on puisse se doter, à l’INRS, de formations qui soient complémentaires pour que nos diplômés deviennent également des acteurs de la société plus efficaces. Dans ce but, on est en train de mettre en place des programmes plus courts qui relèvent, par exemple, de l’entrepreneuriat pour que nos étudiants puissent comprendre la réalité de la recherche industrielle et les attentes du secteur privé. »

     

    Des formations sont aussi prévues dans les domaines de l’éthique et des langues. L’INRS entend de plus développer à un rythme prononcé l’implantation d’universités d’été de très haut niveau, sur des thématiques particulières qui sont ses champs de force : « On veut souvent les associer à nos grandes infrastructures de recherche qui sont de calibre international », laisse savoir le recteur.


    Enjeux de la recherche

     

    En raison même de la vocation première de l’Institut, Daniel Coderre assure que les défis dans le domaine de la recherche se présentent comme la priorité : « Le monde de la recherche et le financement de celle-ci évoluent. On le voit du fait qu’on est passé, y compris du côté des organismes subventionnaires fédéraux, à un plus grand partenariat avec l’industrie ; on doit donc s’ajuster à cette réalité, tout en diversifiant nos sources de financement. »

     

    Il se montre fier des acquis mais soucieux de l’avenir : « On est une université très performante du point de vue du financement externe, car on figure généralement comme premier au Canada en intensité de la recherche, ou du financement moyen par professeur, mais les apports financiers gouvernementaux ne sont pas appelés à évoluer de manière très positive dans les prochaines années. » Dans cette perspective, l’INRS, qui a déjà tissé des partenariats intéressants avec le secteur privé, entend se tourner davantage vers ce secteur tout en ayant recours à une nouvelle façon de récolter des dividendes : « On veut développer une philanthropie beaucoup plus active qui pourrait soutenir des projets de recherche qui sont des priorités. »

     

    Tout en soutenant que l’INRS continuera d’aborder dans ses centres les thématiques de recherche majeures qui sont propres aux avancées culturelles, économiques et sociales du Québec, le recteur montre du doigt un défi de premier plan et englobant que doit relever son établissement : « Il touche à la fois l’enseignement et la recherche et il consiste à augmenter le nombre de nos professeurs ; ils sont les moteurs sur les plans de l’enseignement et de l’encadrement d’étudiants gradués. La clé de première importance pour le développement passe par l’augmentation du nombre de profs, en tenant compte du fait qu’on recrute nos étudiants en fonction de la capacité d’accueil de nos laboratoires ; sur le plan physique, nous sommes limités. »


    Unité dans la diversité

     

    Il existe quatre centres de recherche qui, depuis longtemps, fonctionnent en mode interdisciplinaire : « Ils utilisent des compétences diverses pour être en mesure de régler des problèmes. » Pour autant, existe-t-il une sorte de complémentarité dans les interventions de chacun ? Daniel Coderre apporte cet éclairage : « Le pas suivant à franchir pour dépasser ce caractère interdisciplinaire des quatre centres est de savoir comment il est possible d’accentuer celui-ci pour qu’il n’y ait pas quatre silos sans interface entre eux à l’INRS : comment arriver à ce qu’ils ne fonctionnent pas en vase clos ? »

     

    Il s’agit là d’une autre clé pour accéder au développement de l’Institut qui figure dans son plan stratégique : « Il importe d’identifier les secteurs qui représentent les interfaces d’au moins deux centres à la fois. » Il fournit des exemples avant d’ajouter : « Notre volonté est vraiment de créer des ponts entre les centres, de trouver les moyens de recruter des professeurs qui servent à bâtir ces ponts entre eux. »

     

    Fraîchement de retour de l’Italie, le recteur souligne en outre de quelle façon l’INRS s’immisce et s’impose sur la scène internationale de la recherche grâce à ses travaux eux-mêmes. Il commente positivement l’adoption récente de la Politique nationale de la recherche et de l’innovation en soulignant particulièrement qu’il y a un net avantage à en retirer, du fait qu’elle s’échelonne désormais sur une période de cinq ans plutôt que de trois ans.

     

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