Classement de l'OCDE - Le Québec, élève modèle en mathématiques

Les élèves québécois demeurent dans le peloton de tête pour leurs compétences en lecture, même s’ils ont perdu quelques rangs.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Les élèves québécois demeurent dans le peloton de tête pour leurs compétences en lecture, même s’ils ont perdu quelques rangs.

Déjà parmi les meilleurs au monde en mathématiques, les élèves québécois persistent et signent : non seulement ils sont les premiers au Canada dans cette discipline, mais ils sont aussi les meilleurs en Occident et ne sont surpassés que par cinq pays asiatiques au total. Toutefois, le rendement du Québec en lecture et en science a légèrement diminué par rapport aux années précédentes.

 

Curieux constat, les résultats pour le Québec révélés dans le rapport du PISA 2012 (l’acronyme en anglais pour Programme international pour le suivi des acquis) sont exactement les mêmes que pour le cycle précédent. Menée tous les trois ans auprès de jeunes de 15 ans dans les 34 pays membres de l’OCDE et dans de nombreux pays partenaires ou des économies-régions, l’enquête du PISA permet de mesurer et de suivre sur le long terme leur performance dans certaines disciplines.


Le Canada en baisse

 

En ce qui concerna la situation du Canada, sans être catastrophique — le pays réussit quand même bien et est nettement au-dessus de la moyenne —, il est cependant en constante diminution depuis plusieurs années, surtout en mathématiques, où toutes les provinces ont perdu des plumes, excepté le Québec. « On est inquiets, car on voit que les scores au Canada sont en légère diminution de cycle en cycle », a constaté Andrew Parkin, directeur général du Conseil des ministres de l’Éducation du Canada. « La lecture est plutôt stable, mais en maths et en sciences, ça diminue. »

 

Cela n’a rien de surprenant, ajoute-t-il, rappelant que de récentes enquêtes tout aussi crédibles ont conclu que les Canadiens avaient des efforts à faire en numératie. « Les ministres devraient cibler les maths et voir comment on pourrait faire mieux dans ce domaine », dit M. Parkin. À commencer par regarder de plus près ce qui se fait au Québec, a-t-il ajouté.

 

Au Québec, les élèves francophones réussissent mieux en mathématiques que les anglophones. Même constat à l’échelle canadienne. Mais, en règle générale, presque partout dans le monde, les garçons ont de meilleurs résultats que les filles dans cette discipline. En lecture, les filles prennent leur revanche, car c’est l’inverse. Et en sciences, il n’y a pas de différences significatives entre les sexes.

17 commentaires
  • Jacques Patenaude - Abonné 3 décembre 2013 09 h 12

    Pas mal quand même!!!

    Et dire qu'on arrête pas de piocher sur notre système d'éducation. Depuis plusieurs années ces tests démontrent que les propos alarmistes dont on nous abreuve à pleines pages dans les journaux doivent être pris avec des bémols. Oui il y a des problèmes mais ce n'est pas la dèche totale dont on nous parle.

    • Pierre Martel - Inscrit 3 décembre 2013 11 h 28

      Les propos alarmistes ne sont pas au niveau des résultats, mais bien au niveau des départs avant l'obtention du diplôme. Ceux qui finissent, réussissant très bien..

    • Mathieu Bouchard - Abonné 3 décembre 2013 12 h 53

      @ Pierre : mais PISA est à propos des jeunes de 15 ans. L'école est encore obligatoire à 15 ans. Je sais pas quelle proportion des jeunes de cet âge ont déjà décroché avant le test PISA, mais c'est sûr que beaucoup de jeunes en voie de décrochage sont inclus dans le test (des gens qui finiront pas un DEP ni un DES), ce qui fait baisser la moyenne du test. À l'inverse, le décrochage illégal augmente artificiellement les résultats du Québec à PISA (et c'est de même pour tout autre pays à PISA, en d'autres proportions).

    • Jacques Patenaude - Abonné 3 décembre 2013 19 h 37

      En fait les résultats sont effectivement fait à un âge où tous doivent aller à l'école (décrocheurs ou pas donc). Le décrochage scolaire au Québec est souvent évalué ainsi. Mais lorsqu'on étudie de façon plus détaillé de telles statistiques on constate que les décrocheurs au Québec raccrochent plus qu'ailleurs au Canada. Le pourcentage de diplomés au Québec à la fin de la période normale de 5 ans est légèrement inférieur au Canada mais si on le calcul après 7 ans il est supérieur.

    • Murray Henley - Inscrit 3 décembre 2013 20 h 34

      peu aitre bons en matématike mes sa fè pa malle plu dure en franssai

      tsé veu dire...

    • Mathieu Bouchard - Abonné 5 décembre 2013 12 h 11

      @ Murray : vous en avez vu, vous, des pays francophones plus hauts que le Québec dans le classement du test de lecture ?

  • Francois-Simon Beaudry - Inscrit 3 décembre 2013 10 h 57

    Un tableau ou un lien avec les résultats!

    Un tableau ou un lien avec les résultats du Québec et des autres provinces aurait été intéressant.

    Pour les résultats globaux suiver ce lien. Merci à France Télé
    http://www.oecd.org/pisa/keyfindings/PISA-2012-res

  • Pierre Martel - Inscrit 3 décembre 2013 11 h 32

    Quand les cancres ne sont pas testés, les résultats sont bons!

    SI les moins bons ne quittaient pas le système scolaire si rapidement je ne crois pas que les résultats seraient si bons. Le décrochage scolaire a du bon, on peut se flatter l'égo avec des résultats comme cela. Mais avons-nous vraiment un peuple mieux éduquer?

    • Claude Poulin - Abonné 3 décembre 2013 16 h 15

      En effet, il serait intéressant de connaître quels candidats ont été soumis à ces tests et savoir aussi les écoles fréquentées. Il y lieu aussi de souligner une apparente contradiction à propos de la réussite dans les diverses matières. Il me semble, selon l'expérience, que les élèves qui réussissent bien en maths et en sciences non seulement démontrent leur savoir en lecture ( la formulation écrite des problèmes proposés est de nature assez complexe : il faut savoir lire!), mais en général ils sont plus doués en français que la moyenne. D'où notre scepticisme quant aux conclusions hâtives que l'on voudra tirer à l'aide de ces chiffres. Claude Poulin Québec

    • Jean-François Marier - Abonné 3 décembre 2013 18 h 53

      Je me suis inquiétée de cela, mais ils avaient prévu ce genre de tour de passe-passe et ont permis à chaque pays de retirer 5% de leur échantillon : ceux qui ont dépassé ce quota ont été retirés de l'étude. J'ai même vérifié le mode d'évaluation en allant chercher des problèmes de maths soumis aux jeunes. En ma qualité de prof de maths, je peux donc être fière de mes élèves! Et j'y ai trouve un beau problème pour... Mon cours de Secondaire 2!

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 4 décembre 2013 06 h 02

      Même pas capable d'accepter un résultat positif !

      Que direz-vous si un québécois monte sur le podium à Sotchi avec la médaille d'or au coup ? Soutiendrez-vous que les autres ne filaient pas ? Parlerez-vous des autres qui ne se sont pas présenté à l'événement ?

      Comment faire un grand peuple avec des pensent-petit comme je lis ici ?

      Je vais déroger ici de mon habitude : «Mais avons-nous vraiment un peuple mieux éduquer?» éduquÉ ! Posez la question si vous voulez, mais au moins ne faites pas de faute dedans !

      PL

    • Jocelyn Bouchard - Inscrit 5 décembre 2013 14 h 37

      M. Martel, deux choses:

      1- Ne vous inquietez pas: À 15 ans, l'école est obligatoire, les résultats incluent donc les résultats des futurs décrocheurs.

      2 - Dans votre dernière phrase: "...mais avons-nous un peuple mieux éduquer", "éduquer" s'accorde comme suit: "éduqué".

  • Jean Lengellé - Inscrit 3 décembre 2013 12 h 56

    Avant de se réjouir, peut-être faudrait-il aussi voir les questions!

    Donc, lisons, ou lisez ces questions, et au lieu de se fier à des statistiques à tout le moins discutables, puisque destinées à "booster" la fierté nationale, effectuez le test, vérifiez le choix des répondants, et concluez.

    • Mathieu Bouchard - Abonné 3 décembre 2013 16 h 21

      Si c'est un concours dont le but est de renforcer la fierté nationale, alors comment ça se fait que les pays qui arrivent dans les derniers acceptent d'y participer ? Peut-être parce que c'est pas pour ça qu'ils y participent, et parce que c'est une échelle assez bonne pour que ces pays-là s'en servent pour se fixer des buts d'amélioration, non ?

      (Mais, bien entendu, c'est jamais mauvais de se pencher sur la méthodologie.)

  • Daniel Gagnon - Abonné 3 décembre 2013 18 h 34

    Un pays de vent droit devant

    Mais dans les équations indépendance et liberté, provincial et fédéral, dans les péréquations, les Québécois les plus forts en maths au monde sont nuls.

    Comment comprendre que ces forts en maths, qui savent si bien compter, et qui sont les meilleurs au monde, n’aient qu’un pays sur papier, abstrait, algébrique?

    Comme dit Queneau, dans 2 plus 2 = 4, on n'a jamais tenu compte de la vitesse du vent...