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    Commission sur le printemps érable - La SQ ne remet pas en question ses interventions

    27 septembre 2013 |Karl Rettino-Parazelli | Éducation
    Le directeur de la SQ Mario Laprise témoignait jeudi.
    Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Le directeur de la SQ Mario Laprise témoignait jeudi.
    Un groupe crée sa propre commission

    La commission Ménard a été créée pour « faire taire les demandes d’enquête indépendante sur le travail policier », estime l’Association pour la liberté d’expression (ALE). Celle-ci a donc décidé de mettre sur pied la Commission populaire sur la répression politique (CPRP), qui tiendra des audiences publiques au printemps 2014. Les porte-parole de l’ALE soutiennent que la commission Ménard manque de transparence et que son mandat est trop restreint. La CPRP ira donc « au-delà de la répression survenue lors du printemps érable » en abordant la question du profilage politique. Francis Dupuis-Déri, un professeur de science politique à l’UQAM qui a milité lors du conflit étudiant, agira à titre de commissaire.

    À la manière du chef de police de la Ville de Montréal la veille, le directeur de la Sûreté du Québec, Mario Laprise, a défendu jeudi devant la commission Ménard le travail des agents lors des manifestations du printemps dernier. La SQ a tiré des leçons de l’émeute qui a éclaté à Victoriaville le 4 mai 2012 et souhaite améliorer ses pratiques, assure-t-il.

     

    M. Laprise, qui est entré en fonction en octobre 2013, a souligné la « pression énorme » subie par les policiers de la SQ lors de leurs 473 interventions dans le conflit étudiant, étalées sur sept mois. « Seuls des événements totalement imprévisibles ont causé des dérapages », a-t-il avancé. Lors de la manifestation de Victoriaville, les forces de l’ordre ont, selon lui, été surprises par le degré de « violence » et de « brutalité ».

     

    Agir en amont

     

    C’est l’infiltration d’« anarchistes » au sein du groupe de manifestants pacifiques qui explique à son avis le résultat de la manifestation de Victoriaville : un violent affrontement entre policiers et manifestants, trois étudiants blessés gravement et 106 arrestations. Alors, pourquoi ne pas avoir procédé à des interventions préventives ? a demandé la commissaire Claudette Carbonneau. « C’est notre défi, a rétorqué M. Laprise. C’est-à-dire : trouver comment déceler les groupes [anarchistes] et comment intervenir avant qu’eux n’interviennent. »

     

    L’actuel directeur de la SQ n’a toutefois pas été en mesure d’évaluer s’il était justifié de tirer des projectiles de plastique contre les manifestants alors qu’un épais nuage de fumée limitait la visibilité des policiers. Des spécialistes de la SQ pourront offrir des explications, s’est-il contenté de répondre.

     

    Première semaine

     

    En fin de journée, l’ancien vice-président de la Fédération étudiante collégiale du Québec, Simon Harvey, a comparé le climat régnant à Victoriaville le jour de l’émeute à celui d’une « guerre civile ». Il croit que les policiers auraient pu cibler les casseurs s’ils avaient suivi le cortège de manifestants dès le début de la marche vers le Palais des congrès.

     

    La Commission spéciale d’examen des événements du printemps 2013 a conclu jeudi sa première semaine d’audiences publiques. Celles-ci reprendront le lundi 21 octobre prochain à compter de 10 h.













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