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    Le travail de la police a été exceptionnel, dit le chef du SPVM

    Mais Marc Parent admet qu’il y a pu avoir des «erreurs humaines» dans les interventions

    26 septembre 2013 |Lisa-Marie Gervais | Éducation
    Marc Parent a aussi reconnu que le processus post-arrestation de masse a dû être amélioré.
    Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Marc Parent a aussi reconnu que le processus post-arrestation de masse a dû être amélioré.

    Le travail fait par la police durant les événements du printemps 2012 a été exceptionnel, a dit à la commission Ménard le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Marc Parent. Du bout des lèvres, il a toutefois admis qu’il y a pu avoir quelques « rares » dérapages.

     

    « Dans un mouvement d’une telle ampleur […], définitivement, il peut y avoir des erreurs humaines, des manques de patience ou des interventions qu’on souhaiterait faire différemment, a-t-il reconnu. Mais de façon générale, les policiers ont été exceptionnels. Comparé aux autres grandes villes où il y a des manifestations et des mouvements sociaux, à Montréal, on peut dire qu’on a travaillé d’une façon particulièrement bonne. »

     

    M. Parent a assuré que les événements du printemps 2012 étaient du passé et que la confiance était rétablie entre le SPVM et la population, sondage à l’appui. « Le niveau confiance des résidants envers la police se situe à 88 % », a dit M. Parent.

     

    Lors de son interrogatoire, les commissaires ont beaucoup insisté sur la relation de la police avec les manifestants, les armes et les tactiques employées lors des arrestations de masse et les débordements de violence rapportés par des vidéos et témoins. «Pourquoi avoir menotté des manifestants dans le dos?»«Pourquoi les priver de toilettes pendant des périodes aussi longues?»«Pourquoi avoir procédé à des arrestations de masse?» Serge Ménard, qui préside cette commission spéciale, a pressé de questions le chef de police.

     

    Marc Parent a reconnu que le processus post-arrestation de masse a dû être amélioré. «Je déplore que des citoyens aient souffert de ces situations-là, […] mais on s’est rapidement ajustés pour faire en sorte d’accélérer nos façons de faire», a-t-il indiqué. D’autres histoires plus positives, de bonne entente entre manifestants et policiers, ne sont pas entendues, a-t-il déploré.

     

    Conditions difficiles

     

    M. Parent a également laissé entendre que les consignes selon lesquelles une manifestation devenait illégale et il fallait évacuer étaient suffisamment claires pour qu’un manifestant évite de se faire prendre, par exemple, dans une souricière. « Ceux qui ont participé à des centaines de manifestations et clamaient avoir été injustement arrêtés… Il faut remettre ça en perspective. »

     

    Le directeur du SPVM a insisté sur les conditions difficiles dans lesquelles ont eu à oeuvrer les policiers, particulièrement à la mi-mai, après l’adoption de la loi spéciale. Des monitorages de leur état psychologique étaient régulièrement effectués, mais le nombre de demandes de soutien serait demeuré stable avant et après les événements.

     

    En avant-midi mercredi, des représentants des cégeps ont réclamé plus d’encadrement du droit de grève, sans quoi le scénario du printemps 2012 pourrait se reproduire. La Fédération des cégeps souhaite que le vote de grève se tienne de façon électronique, ce que conteste le président de la Fédération des enseignants de cégep (FEC-CSQ), alléguant que l’ordinateur ne peut pas remplacer les débats en assemblée générale.

     

    Jeudi, le chef de la Sûreté du Québec, Mario Laprise, viendra témoigner à la commission. Les témoignages de policiers en position de cadre, qui ont été aux premières lignes des manifestations, sont également attendus dans les prochains jours.













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