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    Marie-de-France - Les sciences «à la française»

    Beaucoup d’enfants scolarisés au collège Marie-de-France connaissent l’expérience de vivre à l’étranger

    14 septembre 2013 |Claude Lafleur | Éducation
    Malgré son caractère international, le collège Marie-de-France est adapté à la société dans laquelle il se trouve. Justement, en 2008, une simulation d’élection y avait été organisée.
    Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Malgré son caractère international, le collège Marie-de-France est adapté à la société dans laquelle il se trouve. Justement, en 2008, une simulation d’élection y avait été organisée.
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    Le collège Marie-de-France s’est donné pour mission de former l’élite de demain. On y accueille 1800 élèves, de la maternelle jusqu’au cégep. « On offre donc un parcours scolaire très intéressant, puisqu’on peut rester ici de l’âge de 4 ans jusqu’à 17 ou 18 ans », résume Régis Raufast, proviseur et directeur général de cette école privée.

     

    Contrairement à ce que le nom pourrait laisser croire, Marie-de-France est une école mixte, où on retrouve même une parfaite parité entre les élèves des deux sexes. « À deux ou trois élèves près, on a autant de garçons que de filles, déclare M. Raufast, ce qui est tout de même plutôt rare ! »

     

    Fondée en 1939, avec alors dix élèves seulement, Marie-de-France est à présent une école privée de grande taille, puisqu’elle compte 1800 élèves et 200 membres du personnel. « Nous sommes un établissement d’excellence, ouvert sur le monde », insiste M. Raufast.

     

    Un véritable lycée français

     

    Le collège Marie-de-France - nommé en l’honneur d’une poétesse française du XIIe siècle - est reconnu tant à Montréal qu’à l’échelle mondiale, puisqu’il fait partie du vaste réseau des écoles françaises déployé à travers la planète. « Nous faisons partie de l’Agence de l’enseignement français à l’étranger (AEFE), qui compte plus de 480 établissements présents dans plus de 130 pays », précise Regis Raufast. Le collège revêt ainsi toutes les caractéristiques d’un lycée français, « mais adapté à la société québécoise ».

     

    « C’est là un point important, poursuit le proviseur, puisque nous appliquons le programme français avec des compléments québécois afin, justement, que nos élèves puissent poursuivre leurs études dans les universités québécoises, sans être considérés comme des étrangers, mais également qu’ils accèdent à n’importe quelle grande université du monde. »

     

    Notons que la direction de Marie-de-France est assurée par un représentant du ministère français de l’Éducation. Ainsi, Régis Raufast dirige depuis une douzaine d’années une série d’établissements scolaires en France comme ailleurs dans le monde. « Je fais partie du ministère de l’Éducation nationale et je suis prêté aux Affaires étrangères afin de diriger un établissement français à l’étranger, dit-il. À Marie-de-France, j’ai une mission qui peut durer jusqu’à cinq ans. Ensuite, je devrai rentrer en France, afin de réinvestir l’expérience acquise ici, ou repartir pour un autre établissement ailleurs dans le monde. C’est vraiment une fonction emballante ! »

     

    Ouverture sur le monde et sur les sciences

     

    Étant donné son statut international, Marie-de-France compte parmi sa clientèle quantité de fils et de filles de diplomates et de chefs d’entreprise qui sont amenés à oeuvrer un peu partout sur la planète. « Nous scolarisons donc beaucoup d’enfants qui ont l’expérience de l’étranger, ce qui est un bel atout pour nous », relate avec satisfaction M. Raufast.

     

    Par conséquent, la clientèle du collège se compose à 30 % de Français, à 40 % de Canadiens ainsi que d’élèves provenant de 70 autres nationalités. « C’est une richesse formidable pour nous », déclare-t-il.

     

    Cette clientèle est constituée d’élèves « d’un très bon niveau qui ont bien sûr une ouverture et une curiosité pour les problématiques du monde », souligne encore le proviseur.

     

    Marie-de-France met en outre l’accent sur l’enseignement des sciences. « Bien sûr, nous sommes un établissement d’enseignement général, mais les sciences représentent environ 30 % de l’enseignement que nous donnons, indique Régis Raufast. Et plus nos élèves montent de niveau, plus ils en font. »

     

    Lorsqu’ils atteignent l’équivalent du cégep - les deux dernières années, dites de première et de terminale - les élèves doivent choisir l’une ou l’autre des trois grandes concentrations : littérature (avec une spécialité théâtrale développée), économie (qui traite des problématiques mondiales) ou science (mathématiques, sciences physiques, biologie, etc.).

     

    « Nous avons même décrété que, cette année, c’est l’année des sciences à Marie-de-France, ajoute M. Raufast. En plus d’inaugurer nos nouveaux laboratoires de physique le 15 octobre prochain, nous offrirons durant l’année une série de conférences et d’activités à saveur scientifique. C’est une année durant laquelle il y aura un cycle de conférences, de pratiques, d’expérimentations. »

     

    Nouveaux laboratoires

     

    Il précise que les laboratoires scientifiques ont non seulement été rénovés mais également agrandis. « Du coup, nous allons avoir des espaces beaucoup plus grands, ce qui permettra à nos professeurs de réaliser des expériences plus avancées et de les faire dans d’excellentes conditions. »

     

    Il insiste enfin pour faire valoir que l’une des richesses - « l’une des particularités de Marie-de-France » - c’est l’enthousiasme qui anime les élèves de son établissement. « Lorsque nous proposons des activités sportives, culturelles, musicales, etc., à réaliser après les cours, nos élèves s’y investissent joyeusement, dit-il, ce qu’on ne retrouve pas en France. »

     

    « Et dès qu’on organise des événements et qu’on fait appel à des volontaires, on a une pléthore de candidats et il faut choisir !, poursuit-il en riant. Voilà qui est exceptionnel puisque, en France, il faut se démener pour trouver des bénévoles. Nous constatons aisément que nos élèves sont heureux de rendre service et que leur dynamisme est incroyable… Ça, c’est vraiment remarquable ! »

     


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