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    Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie - Une première secondaire nécessairement internationale!

    Une des élèves du pensionnat du Saint-Nom-de-Marie en mission humanitaire au Sénégal, en 2013
    Photo: Source Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie Une des élèves du pensionnat du Saint-Nom-de-Marie en mission humanitaire au Sénégal, en 2013
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    « Offrir une éducation de qualité pour bâtir un monde meilleur. » C’est l’objectif vers lequel tendent chaque année les 3665 établissements scolaires du monde qui offrent le programme d’éducation internationale. Le pensionnat du Saint-Nom-de-Marie, situé au pied du Mont-Royal, dans Outremont, ne fait pas exception à la règle.

     

    Depuis 1995, cette école privée permet à une partie de ses 1040 élèves d’évoluer dans un cadre pédagogique particulier durant les cinq années de leur formation secondaire. Celles qui le souhaitent peuvent également opter pour le profil « Vie et monde » ou encore ajouter à leur formation générale les concentrations de musique ou de danse.

     

    Ce sont cependant toutes les élèves de premier cycle présentes entre les murs du pensionnat du Saint-Nom-de-Marie qui suivent le programme du baccalauréat international (BI). Dès l’automne prochain, et pour une première fois, ces jeunes filles devront, à l’aube de leur troisième année de secondaire, choisir si elles désirent ou non poursuivre ces apprentissages jusqu’à l’obtention de leur diplôme. « Jusqu’à présent, le choix de profil du deuxième cycle se faisait dès l’admission à l’école, explique la directrice des services pédagogiques, Jessika Valence. Aujourd’hui, c’est après l’avoir essayé pendant deux ans qu’elles prennent leur décision. »

     

    Aucune statistique n’est encore disponible, mais la direction estime que la majorité d’entre elles choisiront de poursuivre au niveau international. Elles sont déjà généralement le double à suivre les cours dispensés dans cette option jusqu’en 5e secondaire, ajoute-t-elle.

     

    Des valeurs avant tout

     

    Bien que le programme d’éducation internationale offre un bagage scolaire renforcé, sa véritable valeur ajoutée vient davantage de la philosophie humanitaire qu’on retrouve d’une école à l’autre. « Concrètement, le BI ne prescrit aucun contenu, précise Jessika Valence. Il s’agit avant tout de valeurs et de concepts fondamentaux tels que l’ouverture interculturelle, l’apprentissage global et la communication. »

     

    Ainsi, l’enrichissement propre à ce programme - comme l’espagnol ou toute la dimension culturelle qui inclut le théâtre et la poésie - est un préalable de la Société des écoles du monde du BI du Québec et de la francophonie (SÉBIQ). « Le BI est un programme disponible partout sur la planète, ajoute-t-elle. Il existe évidemment des similitudes, comme certaines matières ainsi que les critères d’évaluation de ces mêmes matières, mais chaque école y ajoute ses propres couleurs. »

     

    Celles du pensionnat du Saint-Nom-de-Marie teintent l’ensemble des profils qu’offre l’établissement et elles sont toutes inspirées des valeurs promulguées par l’Organisation du baccalauréat international. « Ce sont ces dernières que nous présentons aux parents et aux élèves avant l’inscription à l’école, expose la directrice des services pédagogiques. Ainsi, lorsque ces jeunes filles choisissent Saint-Nom-de-Marie, elles adhèrent, par le fait même, à ce bagage de valeurs. »

     

    En plus de leur formation scolaire, les élèves qui suivent le programme d’éducation internationale doivent chaque année réaliser un certain nombre d’heures de service communautaire. « Il ne s’agit pas juste de “ faire ses heures ”, indique Jessika Valence, mais plutôt d’apprendre à développer son côté altruiste. C’est pour cette raison que cet aspect du programme est présenté graduellement aux élèves. »

     

    Ainsi, la première année, elles peuvent réaliser leurs heures au sein de leur famille ou de leur milieu scolaire : une chose qui devient impossible à compter de l’année suivante. Enfin, en 4e secondaire, elles doivent faire la démarche complète auprès d’un organisme reconnu. Le programme vise donc à développer l’engagement des élèves et leur participation citoyenne via des activités bénévoles ou humanitaires. Dans cette optique, certaines d’entre elles se sont rendues jusqu’au Sénégal en 2013.

     

    Enfin, pour compléter leur programme scolaire, les élèves qui choisissent d’entreprendre la totalité de leur secondaire au sein du programme doivent réaliser un projet personnel au cours de leur dernière année. Il s’agit d’une condition sine qua non pour l’obtention de leurs diplômes du BI et de la SÉBIQ. « Pour le réussir, ce qui est important, c’est avant tout l’investissement », note la directrice des services pédagogiques, en précisant qu’il s’agit « du premier projet de cette envergure qu’elles ont à réaliser. Le but est que l’élève soit consciente de sa démarche et qu’elle apprenne à travailler de façon autonome. »

     

    Car, au final, c’est ce que ce programme tend à leur enseigner : une méthodologie, une rigueur et, peut-être, un désir de changer le monde.

     


    Collaboratrice













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