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    ASSE, FEUQ et FECQ

    Pas de grandes manoeuvres en vue

    17 août 2013 |Émilie Corriveau | Éducation
    Éliane Laberge, présidente de la FECQ
    Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Éliane Laberge, présidente de la FECQ
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    Si 2012 et les premiers mois de 2013 n’ont pas été de tout repos pour les associations étudiantes québécoises - printemps érable, élections, Sommet sur l’enseignement supérieur obligent -, l’année 2013-2014 s’annonce plus paisible. Travail de fond, sensibilisation et information seront au coeur des activités.

     

    À la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) comme à la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et à l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE), l’été s’est déroulé dans le calme et sous le signe des préparatifs pour l’année à venir.

     

    À la FEUQ, on a profité de la saison chaude pour installer la nouvelle équipe dirigeante, menée depuis le 1er mai par Antoine Genest-Grégoire, étudiant à la maîtrise en sciences économiques à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM, ainsi que pour se pencher sur divers dossiers découlant du Sommet de l’enseignement supérieur.

     

    La FECQ avait sensiblement le même programme : « On a rédigé divers documents, on a fait nos plans de travail, nos plans d’action. On avait un document important à préparer sur l’offre de formation au collégial. Tous ces documents-là devaient être prêts pour être présentés lors de notre congrès à la mi-août, qui lance l’année. On a aussi été en contact étroit avec nos associations membres, pour faire le suivi avec elles et pour leur donner un coup de main dans la préparation de leur rentrée », précise Éliane Laberge, présidente de la Fédération.

     

    « Nous, on a travaillé sur notre argumentaire, sur ce dont on allait parler dans les campus », indique quant à lui Benjamin Gingras, secrétaire aux finances et porte-parole de l’ASSE.

     

    Pour les trois associations étudiantes, c’est la rentrée scolaire qui donnera réellement le coup d’envoi aux activités des mois à venir. Une fois les campus formés, celles-ci pourront entamer leur travail de sensibilisation.

     

    Rentrée de l’ASSE

     

    À l’ASSE, on compte effectuer beaucoup de travail de terrain. « Notre campagne portera sur l’austérité,souligne M. Gingras. L’austérité au sens large. Oui, on va se concentrer sur l’indexation des droits de scolarité, mais également sur l’indexation des tarifs d’hydroélectricité. On va travailler à expliciter ce qu’est l’austérité, en quoi ses mécanismes sont néfastes, ici comme à l’international. On va tenter de démontrer que ce qui se passe au Québec, on n’est pas les seuls à le vivre et que nos actions s’inscrivent dans le cadre d’un mouvement populaire qui est international. »

     

    L’ASSE prévoit également retourner exprimer sa voix dans les rues. Elle a d’ailleurs déjà mis la date du 28 septembre à son calendrier. Afin de signifier son désaccord vis-à-vis de la ligne de conduite du gouvernement Marois, l’Association prendra part à une manifestation organisée par la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics. L’ASSE a également prévu d’autres manifestations régionales cet automne. Dès octobre, elles se dérouleront dans diverses régions de la province.

     

    Du côté des trois associations, on a également prévu suivre de près le développement des chantiers découlant du Sommet sur l’enseignement supérieur et évaluer les avancées qui sont en train de s’y réaliser.

     

    « Nous regardons tout ça d’un oeil très critique, note le porte-parole de l’ASSE. Nous allons réagir en fonction de ce qui se dégagera de ces chantiers. »

     

    Rentrée de la FECQ

     

    Pour la FECQ, c’est le chantier actuellement en cours sur l’offre de formation collégiale qui s’avère le plus prenant. « On l’attendait avec impatience, soutient Mme Laberge. C’était une demande de plusieurs acteurs lors du Sommet sur l’enseignement supérieur. Pour nous, c’est une occasion hors du commun de faire part de nos recommandations pour assurer aux étudiants à venir de partout à travers la province qu’ils vont avoir accès à une offre de formation diversifiée et de qualité. »

     

    La FECQ aimerait que soit revue la formule de financement des cégeps ainsi que la manière dont on fait la promotion du réseau collégial. Elle espère également la préservation des programmes uniques ou très rares ainsi qu’une réflexion sur la mobilité étudiante. D’après la Fédération, ces différents éléments structurants pourraient permettre d’assurer une meilleure vitalité du réseau collégial.

     

    « Au terme de ce chantier, il y aura un rapport. C’est important pour nous que celui-ci n’écarte pas les principes fondateurs de création des cégeps, c’est-à-dire l’accessibilité géographique et financière, la place accordée à la formation générale, etc. »

     

    Au cours de l’automne, la FECQ suivra également de près la question du DEC en soins infirmiers. Si certains acteurs estiment qu’il serait préférable que la formation collégiale en soins infirmiers ne mène plus au droit de pratique, la Fédération croit qu’il s’agirait d’une grave erreur.

     

    « Il y a 43 cégeps sur 48 qui offrent cette formation-là au Québec. Imaginez que ces 43 cégeps perdent cette formation. Quel impact ça aura non seulement sur leur développement, mais également sur l’accessibilité financière aux études ? J’ai bien l’impression que les acteurs qui appuient cette idée calculent mal les répercussions potentielles d’un tel changement sur le réseau de l’éducation et le réseau de la santé. »

     

    Le renouvellement de la Politique québécoise de la jeunesse, les élections municipales et la question des étudiants à besoins particuliers, particulièrement au plan du transfert des dossiers de ceux-ci du secondaire au collégial, occuperont également la FECQ au cours de l’automne.

     

    Rentrée de la FEUQ

     

    À la FEUQ, on planchera particulièrement sur la question des frais afférents, lesquels regroupent tout ce qui est facturé aux étudiants outre les droits de scolarité, que ce soit directement sur leur facture étudiante ou à l’utilisation d’un service. « Il est important de faire un bon ménage là-dedans. Il y a beaucoup de double facturation qui s’effectue en douce et il faut qu’on adopte une réglementation claire pour que ça cesse », confirme M. Genest-Grégoire.

     

    L’association se penchera également sur le financement des universités ainsi que sur le renouvellement de la Stratégie d’action jeunesse.













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