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Élections scolaires - Le MEMO dénonce le plan de répartition des bâtiments

Marie-Andrée Chouinard   15 octobre 2003  Éducation
La campagne électorale bat son plein sur le terrain scolaire montréalais sur fond de divergence: les deux partis qui briguent le conseil des commissaires de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) ne s'entendent pas sur le plan triennal de répartition des bâtiments scolaires.

«C'est un réel manque de vision», déplorait hier la présidente du Mouvement pour une école moderne et ouverte (MEMO), Diane De Courcy, à propos du plan qui sera soumis ce soir à la consultation lors de la dernière séance du conseil des commissaires de la CSDM avant les élections du 16 novembre prochain. Cette accusation lui a immédiatement valu des critiques de la part de son adversaire politique, Marcellin Noël, actuel président du comité exécutif de la CSDM et dirigeant du CRÉE (Collectif pour la réussite et l'épanouissement de l'enfant), qui affirmait hier être «estomaqué par les pompiers pyromanes».

Statu quo

Le MEMO a organisé un événement de presse hier pour réagir au contenu du Plan triennal 2004-07 de répartition et de destination des [343] établissements scolaires de la CSDM. «C'est le statu quo partout dans ce document-là, où il n'y a rien pour les services de garde», dénonce Mme De Courcy, dont le parti proposera ce soir un amendement visant à demander aux conseils d'établissement des écoles d'évaluer leurs besoins d'espace dans les services de garde et de proposer des solutions de rechange.

«Pour moi, cela témoigne d'un essoufflement certain du parti au pouvoir», laisse tomber Mme De Courcy, qui occupe la présidence de la CSDM mais qui n'en jouit pas à sa guise, son parti étant minoritaire au sein du conseil.

Une bonne nouvelle en temps de baisse

«Quand on est en baisse de clientèle, le statu quo, c'est plutôt une bonne nouvelle», réplique Marcellin Noël, qui précise que le document qui fera l'objet d'une consultation à compter de demain a été le fruit des revendications des écoles. «Il n'y a eu aucune école qui a défilé devant nous cette année, probablement parce qu'on a donné un grand coup l'an passé.»

Les demandes du MEMO, qui incluent la construction d'un gymnase et d'une nouvelle école secondaire, sont trop coûteuses, juge M. Noël, qui croit qu'un tel scénario passerait inévitablement par une hausse des taxes scolaires. «Leur plan ne propose somme toute presque rien, on manque de direction, c'est clair», croit Diane De Courcy.
 
 
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