Les étudiants manifestent leur inquiétude
Photo : Jacques Nadeau
Les manifestations des étudiants ont pris diverses formes.
La grogne étudiante a revêtu différents atours hier, de la pétition à la levée de cours en passant par la présentation d'un document vidéo mettant en vedette le ministre Pierre Reid et des regroupements d'étudiants devant les bureaux de certains députés libéraux.
«Arrêtez-le, quelqu'un!», affichaient les pancartes que brandissaient hier quelque 3000 jeunes réunis près du campus de l'université McGill, à Montréal. Sous cette phrase figurait le minois du premier ministre Jean Charest, qui a été la cible hier de manifestations étudiantes jusque devant son bureau, à quelques pas du campus de l'université de langue anglaise.
«On est venus par milliers pour réveiller le gouvernement», a lancé hier le président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Nicolas Brisson, dont les actions ciblaient clairement le premier ministre. «Ces gens-là n'ont pas été élus pour faire une révolution à la Mike Harris! Nous disons qu'il n'y a pas de véritable gel des droits de scolarité et nous voulons le dépôt d'une loi-cadre sur les frais afférents avant la commission parlementaire, pas après.»
10 000 étudiants
Un peu partout au Québec, environ 10 000 étudiants se sont organisés autour du thème de la journée: l'accès aux études et le réinvestissement en éducation ou, plus précisément, le gel des droits de scolarité à l'université, le dépôt d'une loi-cadre balisant les frais afférents dans l'enseignement postsecondaire et des engagements concrets de réinvestissements en éducation.
Pendant que la FEUQ appelait ses troupes à manifester devant les bureaux de comté d'une poignée de députés libéraux — dont celui du premier ministre Jean Charest —, son pendant du collégial, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), choisissait un mode de communication différent: la circulation dans les collèges d'une cassette vidéo montrant le ministre de l'Éducation en plein bavardage, réitérant son intention de maintenir le gel des droits de scolarité pendant toute la durée du mandat. «C'est promis, juré, craché», affirme le ministre dans cette cassette enregistrée lors d'une rencontre récente avec des associations collégiales et dont le contenu a été approuvé par le cabinet.
«Nous voulons juger le ministre à ses actions», affirme la présidente de la FECQ, Geneviève Hardy. La FECQ, qui ne manifestait pas devant les bureaux des députés hier, a récemment réorienté son action, satisfaite des promesses verbales du ministre de l'Éducation avant la tenue de la commission parlementaire sur le financement des universités. «Nous avons le ministre à l'oeil, mais nous savons que le gel des frais n'arrivera pas demain, il faut attendre la commission parlementaire.»
«Arrêtez-le, quelqu'un!», affichaient les pancartes que brandissaient hier quelque 3000 jeunes réunis près du campus de l'université McGill, à Montréal. Sous cette phrase figurait le minois du premier ministre Jean Charest, qui a été la cible hier de manifestations étudiantes jusque devant son bureau, à quelques pas du campus de l'université de langue anglaise.
«On est venus par milliers pour réveiller le gouvernement», a lancé hier le président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Nicolas Brisson, dont les actions ciblaient clairement le premier ministre. «Ces gens-là n'ont pas été élus pour faire une révolution à la Mike Harris! Nous disons qu'il n'y a pas de véritable gel des droits de scolarité et nous voulons le dépôt d'une loi-cadre sur les frais afférents avant la commission parlementaire, pas après.»
10 000 étudiants
Un peu partout au Québec, environ 10 000 étudiants se sont organisés autour du thème de la journée: l'accès aux études et le réinvestissement en éducation ou, plus précisément, le gel des droits de scolarité à l'université, le dépôt d'une loi-cadre balisant les frais afférents dans l'enseignement postsecondaire et des engagements concrets de réinvestissements en éducation.
Pendant que la FEUQ appelait ses troupes à manifester devant les bureaux de comté d'une poignée de députés libéraux — dont celui du premier ministre Jean Charest —, son pendant du collégial, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), choisissait un mode de communication différent: la circulation dans les collèges d'une cassette vidéo montrant le ministre de l'Éducation en plein bavardage, réitérant son intention de maintenir le gel des droits de scolarité pendant toute la durée du mandat. «C'est promis, juré, craché», affirme le ministre dans cette cassette enregistrée lors d'une rencontre récente avec des associations collégiales et dont le contenu a été approuvé par le cabinet.
«Nous voulons juger le ministre à ses actions», affirme la présidente de la FECQ, Geneviève Hardy. La FECQ, qui ne manifestait pas devant les bureaux des députés hier, a récemment réorienté son action, satisfaite des promesses verbales du ministre de l'Éducation avant la tenue de la commission parlementaire sur le financement des universités. «Nous avons le ministre à l'oeil, mais nous savons que le gel des frais n'arrivera pas demain, il faut attendre la commission parlementaire.»
Haut de la page

