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    Laboratoire international associé - La France et le Québec collaborent

    4 mai 2013 |Claude Lafleur | Éducation
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    Un réseau électrique comme celui d’Hydro-Québec ou d’Électricité de France devient de plus en plus complexe, notamment avec l’addition de différentes sources d’énergie. Et ces fournisseurs d’énergie cherchent à maximiser la distribution et l’utilisation de l’électricité au moyen d’équipements qui permettent de moduler la consommation, tels les « compteurs intelligents ». Ils cherchent aussi non seulement à pallier le plus efficacement possible toute panne, mais aussi, dans la mesure du possible, à les prévenir en surveillant de près l’état de chaque composante de leur réseau.


    Résultat, celui-ci se complexifie, de sorte que les fournisseurs d’électricité font appel aux plus récentes avancées en matière de communication et de gestion des données. Ils recourent par le fait même aux connaissances théoriques les plus avancées dans des champs comme la théorie de la communication, la transmission et la gestion du flux de données et divers aspects liés à la sécurité des réseaux.


    C’est ainsi que le Centre national de recherche scientifique (CNRS) de France a créé, de concert avec EDF et Hydro-Québec, un laboratoire virtuel rassemblant des équipes multidisciplinaires provenant entre autres des universités McGill et Concordia, de l’École de technologie supérieure (ETS) et de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) afin de développer les diverses facettes des réseaux électriques intelligents.


    « L’intérêt qu’on a tous en commun, c’est la notion de réseaux intelligents, affirme Leszek Szczecinski de l’INRS. Il s’agit donc de toujours mieux connaître ce qui se passe au niveau de l’acquisition des données et des connaissances, de la détection des différentes situations qui peuvent être plus ou moins critiques dans les réseaux, ainsi que de trouver le moyen d’agir face à ces situations. »

     

    Agir intelligemment


    Leszek Szczecinski est un spécialiste d’origine polonaise de la théorie de la communication, un domaine purement mathématique qui étudie les limites atteignables, et donc infranchissables, de tel ou tel système de communication. « Cette théorie sert à indiquer aux praticiens quelles sont les limites absolues d’un réseau et comment on peut les atteindre,indique le chercheur. Mes travaux se situent à la jonction des mathématiciens qui conçoivent cette théorie et les praticiens qui élaborent des réseaux de communication. »


    « Mes recherches portent sur la façon de parvenir à certaines limites énoncées par la théorie de la communication - ce que nous indiquent les modèles mathématiques - et sur la réalité que nous connaissons pour appliquer ces modèles. Il y a les limites théoriques et il y a les façons pratiques de les atteindre ! »


    La conception de réseaux électriques intelligents est un domaine pluridisciplinaire qui exploite les connaissances des spécialistes traitant de la production de l’énergie, de la gestion des réseaux, de la sécurité, de l’acquisition et de la transmission des données, de mesures de contrôle et de sécurité, etc., de même que de l’application de la théorie de communication, de la prévision des trafics, etc. « L’un de nos grands défis consiste à appliquer ces notions à la réalité pratique des opérateurs de réseau, ceux qui génèrent l’électricité et la distribuent », note Leszek Szczecinski.


    L’un des aspects est la surveillance du réseau afin de pouvoir agir rapidement et efficacement - donc de façon intelligente - en cas de panne. Cette surveillance se fait déjà, note le chercheur, mais bien souvent, les données sont collectées et traitées dans différents services au sein d’une même entreprise. « Chacun prend les mesures dont il a besoin pour gérer sa portion de réseau, explique M. Szczecinski. Dans le cas d’un réseau intelligent, on cherche à faire en sorte que la cueillette et la gestion de toutes les données se fassent de façon intégrée afin d’évaluer simultanément l’état de tous les éléments du réseau. »

     

    Une équipe virtuelle


    La « cohabitation » de différentes sources d’énergie - l’ajout, par exemple, de centrales éoliennes ou de parcs solaires aux barrages hydroélectriques ou aux centrales nucléaires -, à quoi il faut ajouter les demandes variables ou aléatoires de la part du consommateur, complique également la gestion du réseau. « Tous ces aspects exigent certaines actions qui doivent être prises à l’échelle du réseau dans le cadre de ce qu’on appelle un réseau intelligent », indique-t-il.


    Bref, les réseaux deviennent de plus en plus complexes. Aussi, pour les rendre efficaces, faut-il raffiner les façons de les contrôler. D’où la recherche, d’où le LIA, le Laboratoire international associé, « un genre de laboratoire virtuel. Il s’agit en quelque sorte de centraliser toute l’information ».


    Curieusement, cette équipe virtuelle a peu de chances de se réunir. « Certains d’entre nous se croisent parfois lors de colloques internationaux, mais on a rarement l’occasion de tous se voir en même temps dans un même endroit ! C’est dire que le colloque de l’Acfas sera pour nous une belle occasion de nous rencontrer en personne, ce qui, comme vous le savez, est une chose importante. »


     

    Présentation du LIA le mercredi 8 mai au local 2870 du pavillon Alexandre-Vachon.



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