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    L’Université Laval est fière d’être l’université hôtesse

    «Pouvez-vous seulement imaginer le potentiel des échanges et de mise sur pied de réseaux pendant cet événement?»

    4 mai 2013 |Thierry Haroun | Éducation
    La 81e édition du congrès de l'ACFAS se tiendra du 6 au 10 mai prochain à l'Université Laval.
    Photo: Université Laval La 81e édition du congrès de l'ACFAS se tiendra du 6 au 10 mai prochain à l'Université Laval.
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    L’Université Laval ouvre toutes grandes ses portes pour accueillir le congrès de l’Acfas, qui se tiendra du 6 au 10 mai prochain. Et pour cause. Ces deux grandes organisations ont plusieurs points en commun : le fait français, certes, mais bien plus encore. Conversation avec le recteur de la première université francophone des Amériques, Denis Brière.


    « Tout le monde est enthousiaste à la perspective de recevoir l’Acfas, rappelle le recteur de l’Université Laval. C’est une occasion de souligner l’excellence, la créativité et le dynamisme dont font preuve nos quelque 1400 professeurs-chercheurs. Et grâce à eux, notre université fait partie du peloton de tête des universités canadiennes en matière de recherche, se classant au septième rang parmi les 94 établissements d’enseignement supérieur du pays. Ce n’est pas peu dire. Nous pouvons aussi compter sur des fonds de recherche de plus de 300 millions de dollars par année. »


    Cette grand-messe de la science vue sous tous ses angles sera aussi une occasion pour l’Université Laval, note le recteur, « de jouer son rôle de forum de débats, d’échanges et de mise en commun des connaissances, des points de vue et des compétences sur les différentes réalités du monde contemporain et de mettre à la disposition du plus grand nombre les résultats des recherches de pointe sur les grandes questions de l’heure ». D’ailleurs, précise Denis Brière, plus de 850 professeurs-chercheurs et étudiants de cycle supérieur de l’Université Laval participeront à ce congrès à titre de conférenciers ou de présentateurs de communications libres ou par affiches.


    « C’est vraiment une belle fenêtre pour nous. Vous savez, il n’y a rien comme des rencontres en personne pour tisser un réseau. Il n’y a rien comme les tête-à-tête. Il n’y a rien comme voir des présentations ou échanger avec des gens sur différents sujets. Écoutez, insiste le recteur, cet événement dure toute une semaine et tout se passe sur le campus. L’Acfas et nous avons d’ailleurs insisté sur ce point de manière qu’on ne soit pas disséminé partout sur le territoire de la ville. En plus, notre session [universitaire] sera terminée à ce moment-là, ce qui facilite beaucoup les choses. Par ailleurs, plusieurs personnes vont demeurer en résidence. »


    « Pouvez-vous seulement imaginer,poursuit Denis Brière, le potentiel d’échanges et de mise sur pied de réseaux pendant cet événement ? Je suis convaincu que dans le sillage de ce congrès, des réseaux se seront créés dans tous les champs de savoir. »

     

    Points communs


    Cela dit, le fait français n’est-il pas le plus grand des éléments qu’ont en partage l’Université Laval et l’Acfas ? « Bien sûr ! répond le recteur. Nous, tout comme l’Acfas, on est là pour affirmer la présence d’une recherche scientifique et d’une recherche-création de haut calibre réalisée par des acteurs francophones ou francophiles qui répondent aux attentes d’une société en évolution constante où l’innovation et l’adaptation sont des incontournables. »


    Au-delà de la Francophonie, l’Acfas et l’Université Laval ont bien d’autres objectifs communs, notamment « favoriser la transdisciplinarité de la recherche et la coopération scientifique internationale », rappelle le recteur, ou encore « démocratiser la science en soutenant le dialogue entre science et société et en mettant en valeur la recherche dans l’espace public afin de contribuer à l’élaboration d’une véritable société du savoir ».

     

    À propos de l’université


    Aujourd’hui, quelles sont les priorités de l’Université Laval ? « On vient de terminer la production d’un plan d’action qui s’étend jusqu’en 2017. Nous y avons établi nos grandes lignes sur le plan du développement et de nos priorités », indique le recteur.


    Dans un premier temps, M. Brière parle de ce qu’il appelle « l’alliance santé ». C’est-à-dire ? « C’est-à- dire créer une masse critique de chercheurs dans tous les domaines de la santé en mobilisant les secteurs pertinents, soit par l’entremise de la transdisciplinarité avec l’ensemble de nos 18 facultés.» Ensuite, l’Université Laval souhaite intensifier ses efforts de sensibilisation sur l’importance de la re- cherche fondamentale auprès des responsables des organismes subventionnaires fédéraux et proposer aux responsables des organismes subventionnaires du gouvernement du Québec la mise sur pied de programmes de subvention voués à la recherche fondamentale. 
     

    Bien. Mais n’est-il pas plus difficile de convaincre le gouvernement du Canada que celui du Québec en ce domaine ? « Actuellement, c’est le cas », concède le recteur, qui précise que « Québec est plus ouvert, mais il a moins de moyens financiers. Ottawa insiste depuis plusieurs années sur l’application de la recherche et sur l’aspect de la commercialisation de la propriété intellectuelle des universités, c’est vrai. Mais je pense qu’ils sont en train de changer. Toutefois, il faut absolument se mobiliser afin de démontrer l’utilité et les impacts de la recherche fondamentale ».


    Assurer le renouvellement du corps professoral et la création de nouveaux postes, poursuivre le développement du programme des chaires de leadership en enseignement et des chaires de recherche en partenariat, mettre en valeur l’innovation sociale au même titre que l’innovation technologique et élaborer un plan institutionnel de diminution des émissions de gaz à effet de serre de même que viser la carboneutralité de l’université, telles sont quelques-unes des priorités de l’établissement que dirige Denis Brière.

     

    Des compressions qui font mal


    On ne converse pas avec le recteur d’une des plus grandes universités du pays sans parler de pièces sonnantes et trébuchantes. « Parmi nos priorités, nous visons à assurer le maintien de l’équilibre budgétaire et maintenir une gestion rigoureuse des budgets de fonctionnement et des budgets d’investissement associés aux infrastructures », lance M. Brière.


    « Écoutez, ça fait dix ans que nous atteignons l’équilibre budgétaire. Mais notre gros problème - et je vous le dis, là ! -, c’est les coupures que nous impose [le gouvernement du Québec]. J’ai des sommités ici, à l’Université Laval, qui se font courtiser par les universités d’Oxford et de Harvard. Elles sont connues à l’échelle internationale, les compressions imposées [par Québec] aux universités québécoises », déplore Denis Brière.



    Collaborateur

    La 81e édition du congrès de l'ACFAS se tiendra du 6 au 10 mai prochain à l'Université Laval.












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