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Commissions scolaires: des coupes additionnelles de 65 millions

19 avril 2013 | Lisa-Marie Gervais | Éducation
La Table Québec-CS est relancée

La ministre de l’Éducation, Marie Malavoy, a annoncé que les discussions reprendront autour de la Table Québec-commissions scolaires, cette fois plus précisément sur l’effort budgétaire demandé. « Des sujets tels que la lutte contre le décrochage scolaire, les conventions de partenariat, la décentralisation et l’autonomie des commissions scolaires, l’allégement de la bureaucratie scolaire ainsi que la démocratie scolaire » pourront aussi être abordés, a-t-elle souligné. L’initiative avait d’abord vu le jour sous le gouvernement Charest en 2006 et avait pour objectif de discuter de démocratie et de fiscalité scolaire. Mais les discussions étaient au point mort depuis au moins quatre ans, soutient la Fédération des commissions scolaires.

Les commissions scolaires subissent d’autres contrecoups de la course vers le déficit zéro du gouvernement Marois. La ministre de l’Éducation, Marie Malavoy, leur impose des coupes de 65,1 millions de plus, qui s’ajoutent aux 150 millions déjà annoncés. Les écoles privées subventionnées auront quant à elles un effort de 4,3 millions à faire.


La Fédération des commissions scolaires (FCSQ) ne voit pas comment cet effort supplémentaire peut être réalisé sans toucher aux services aux élèves, ses troupes étant déjà « au bout du rouleau ». « Je parlais avec mes directeurs de services, ils sont fatigués. On leur demande de cumuler des activités et de tout faire avec moins, et là, c’est encore ce qu’on va devoir demander à tout le personnel l’année prochaine », a déclaré la présidente de la FCSQ, Josée Bouchard.


Mme Bouchard estime que l’exercice de couper dans l’administration - qui représente 5 % du budget total - a été largement fait et que déjà certains services aux élèves, comme le transport scolaire et des ressources informatiques destinées aux classes, ont été réduits. C’est la troisième année consécutive de compressions, totalisant un demi-milliard, rappelle-t-elle. Et comme l’année fiscale correspond à l’année scolaire pour les commissions scolaires, c’est en réalité des compressions de 88 millions qu’on leur impose.


La ministre Malavoy a expliqué que, cette fois, l’effort demandé représente 0,9 % du budget des commissions scolaires, qui est de 7,2 milliards. Du montant de 65,1 millions, six allocations administratives ou temporaires ont été ciblées et seront abolies. La somme restante de l’effort, 48,3 millions, sera répartie entre les commissions scolaires au prorata des allocations de base liées au fonctionnement.


En revanche, elle fait passer de 10 % à 32 % le plafond maximum d’utilisation des surplus des commissions scolaires, ce qui constitue un « recul notable », selon la Coalition avenir Québec. La CAQ estime qu’il faut éviter « le vieux réflexe péquiste » de taxer davantage le contribuable.


Pour la ministre, l’effort demandé, essentiellement administratif, ne devrait pas affecter les services aux élèves. Elle a aussi indiqué que les commissions scolaires ont trois options pour avaler ces compressions : augmenter les taxes scolaires, réduire les dépenses dans les administrations ou piger dans les surplus (environ 1 milliard, dont la moitié sont des actifs en immobilisation). Mme Bouchard a répondu qu’elle ne baisserait pas les bras et que les commissions scolaires allaient se refaire un plan de match. « On ne se tournera pas seulement vers le contribuable », a-t-elle assuré.

 
 
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