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CSDM : les compressions touchent les enseignants

18 avril 2013 | Lisa-Marie Gervais | Éducation
Après la structure administrative, au tour des enseignants de subir les compressions. L’élimination du déficit de 47,5 millions de la Commission scolaire de Montréal entraîne des coupes de postes de 70 enseignants, y compris ceux des écoles spécialisées, ce qui permet une économie de 4 millions, a appris Le Devoir.

« Avec la firme PriceWaterhouseCooper, on avait identifié plusieurs postes d’enseignant de trop. À l’échelle du Québec, on est la seule commission scolaire à dépasser le nombre d’enseignants requis », a confirmé Alain Perron, porte-parole de la CSDM, faisant allusion à des calculs tenant compte des ratios et des effectifs. Le plan de retour à l’équilibre vient avec des règles budgétaires strictes. « Les paramètres du ministère ne nous permettent plus ce laxisme. »


Inquiets, les enseignants sont déjà sur le pied de guerre. L’Alliance des professeurs de Montréal est en train de mobiliser ses membres pour faire pression au prochain Conseil des commissaires mercredi prochain.


Le président de l’Alliance, Alain Marois, se dit préoccupé par une consigne qui circule dans les écoles et incite les directions à faire des économies en remplissant au maximum les classes, voire à dépasser les ratios prof-élèves dans certaines situations. Il cite le cas de l’école Irénée-Lussier, une école spécialisée pour enfants ayant une déficience intellectuelle, qui devra aussi augmenter ses ratios.


Les ratios devront être respectés, soutient M. Perron. Mais il admet que, comme c’est déjà le cas, il y aura des « déménagements » d’élèves dans d’autres écoles pour permettre de réaliser ce casse-tête.


Des choix difficiles


Dans ce contexte de compressions, les écoles devront faire le choix des services professionnels qu’elles offriront aux élèves. Qui de l’orthophoniste ou de l’orthopédagogue aura le plus d’heures ? « Ça va placer les écoles devant un dilemme, notre problème éthique de toujours : quel enfant va avoir droit aux services ? Pour nous, c’est inacceptable d’avoir à faire ce choix-là », soutient Alain Marois.


À l’école Notre-Dame-de-Grâce dans le quartier du même nom, on prétend être déjà victime de ces compressions. Le budget octroyé par le réseau Ouest (maintenant aboli) pour dégager une enseignante titulaire de classe afin qu’elle devienne une enseignante ressource en sciences n’existe plus. Résultat ? Le programme, si cher à la communauté de parents et d’élèves de l’école, ne sera pas reconduit.


« C’est un programme extrêmement important pour notre école. L’expo-science faisait en sorte que beaucoup de parents s’impliquaient dans les différents comités. C’était un projet catalyseur et rassembleur, quelque chose de bien plus gros que simplement le poste de l’enseignante », souligne Vincent Hubert, père de quatre enfants, très impliqué dans l’école. Depuis, les parents se sont mobilisés et sont presque des habitués du conseil des commissaires. Ils seront de celui du 24 avril prochain.


L’école Joseph-Francois-Perrault, qui a un projet musique, est elle aussi une habituée des conseils. Elle réclame depuis fort longtemps des sous pour la construction d’une salle de concert. « Notre situation budgétaire fait en sorte qu’on ne peut pas se lancer dans de grands projets, note Alain Perron. Mais on a maintenant une enveloppe spécifique pour les agrandissements et on ne lésinera pas sur ces moyens. »

 
 
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