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Des associations étudiantes à sec

Il a fallu payer chèrement cette lutte contre la hausse des droits de 1625 $ en cinq ans décidée par le gouvernement libéral en 2011.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir Il a fallu payer chèrement cette lutte contre la hausse des droits de 1625 $ en cinq ans décidée par le gouvernement libéral en 2011.
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Début février, le journal étudiant Montréal Campus dévoilait l’un des effets concrets d’une année de lutte menée contre la hausse des droits de scolarité, les coffres de certaines associations étudiantes se retrouvant désastreusement à sec.

« Après avoir rangé pancartes et casseroles, les associations étudiantes retrouvent leurs coffres presque vides, [ce qui les contraint] à des prévisions budgétaires austères », écrivait Camille Carpentier dans ce journal de l’Université du Québec à Montréal.


À l’université du centre-ville, des associations étudiantes sont littéralement en déficit. C’est le cas de l’AFESPED (Association des étudiants de science politique et de droit), qui accuse, selon Montréal Campus, un retard financier de quelque 67 000 $ pour l’année financière 2011-2012, en raison notamment des dépenses entraînées par l’ampleur de la mobilisation - qu’on pense seulement à la facture engendrée par la location d’autobus.


L’Association facultaire des étudiants en arts (AFEA) accuse elle aussi un recul financier de 71 000 $, lié notamment aux dépenses de mobilisation de l’année dernière.


Il a donc fallu payer chèrement cette lutte contre la hausse des droits de 1625 $ en cinq ans décidée par le gouvernement libéral en 2011. Entre autres factures directement liées à la grève étudiante, notons un montant de 15 millions de dollars en heures supplémentaires pour le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), en plus d’une somme de 40 millions du côté des universités et des cégeps, dont une portion sera remboursée par Québec.

 
 
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