Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    École de technologie supérieure - C’est de perfectionnement qu’il est question à l’ETS

    Tout pour que les ingénieurs deviennent bons gestionnaires

    2 mars 2013 |Claude Lafleur | Éducation
    Plusieurs ingénieurs sont appelés à passer du statut d’employé à celui de gestionnaire.
    Photo: Bela Szandelszky Associated Press Plusieurs ingénieurs sont appelés à passer du statut d’employé à celui de gestionnaire.

    « Plus de 60 % des ingénieurs se retrouvent assez rapidement à remplir des fonctions de gestion pour lesquelles ils n’ont pas été formés. C’est ce besoin de formation que nous comblons ici », rapporte Richard Chénier, directeur du Service de perfectionnement de l’École de technologie supérieure (ETS).


    Avec le départ à la retraite des baby-boomers, les jeunes ingénieurs sont rapidement amenés à diriger des équipes. « La clientèle principale que nous avons, c’est des gens qui, dans le cadre de leur travail, sont aux prises avec une problématique particulière, indique Richard Chénier. Ils cherchent donc des outils pour les aider à mieux performer, par exemple pour gérer des équipes gagnantes ou pour gérer des conflits interpersonnels. »


    Le directeur du Service de perfectionnement précise que les ingénieurs forment près de la moitié de sa clientèle, alors que l’autre moitié est constituée de professionnels de l’industrie. « La plus grande part de notre clientèle est formée de gestionnaires de projet ou de gestionnaires de premier ou de deuxième niveau, très liés aux opérations en entreprise », dit-il.

     

    Des formations selon les besoins


    Le Service de perfectionnement a été mis sur pied il y a 25 ans déjà afin de répondre aux besoins spécifiques des entreprises, poursuit M. Chénier. « Toutes les activités de notre service sont liées à l’externe, c’est-à-dire à des non-étudiants de l’ETS et à des non-universitaires. »


    On parle en conséquence de perfectionnement, plutôt que de formation continue, tout simplement parce qu’il ne s’agit pas de formations créditées. « Dans les universités, indique Richard Chénier, lorsqu’on parle de formation continue, il s’agit en général des programmes crédités, des programmes universitaires avec un corpus. Il y a aussi ce qu’on appelle le non-crédité, donc le perfectionnement, ce que nous offrons dans notre service. »


    « Et nous sommes collés à la mission de l’ETS, enchaîne-t-il, soit participer activement, par l’enseignement et la recherche, au développement de l’activité économique et technologique du Québec. » Comme constituante du réseau de l’Université du Québec, l’École de technologie supérieure se consacre en effet à l’enseignement et à la recherche appliquée en génie. Elle forme des ingénieurs et des chercheurs reconnus pour leur approche pratique.


    L’ETS est ainsi devenue le plus grand fournisseur de formations de perfectionnement. « Nous sommes le plus gros fournisseur au Québec, tant par le nombre de formations offertes que d’étu-diants, rapporte avec satisfaction le directeur du service. Nous proposons 150 formations différentes. Nous donnons cette année plus de 350 prestations différentes à plus de 5000 participants. »


    Son service offre en outre des formations en entreprise taillées sur mesure. « Lorsqu’une entreprise a au moins six ou sept personnes à former, il est souvent plus rentable pour elle que nous nous rendions sur place. En plus, sur place, on a l’avantage de pouvoir ajuster la formation aux besoins de l’entreprise. » Ces formations sont généralement données par des praticiens qui travaillent eux-mêmes en entreprise. « Nous fournissons toujours la personne la plus qualifiée pour donner la formation », insiste Richard Chénier.

     

    Six domaines de perfectionnement


    La plupart des formations sont de courte durée - de un à trois jours - et portent sur une question précise. « Nos formations étant très courtes, les sujets qu’on y traite sont par conséquent très ciblés, indique M. Chénier. Par exemple, la formation Leadership du management et stratégie d’influence est strictement conçue pour les gestionnaires qui dirigent une équipe en leur fournissant tous les outils pertinents. De même, une formation sur la façon de gérer des conflits interpersonnels entre employés porte précisément là-dessus et sur rien d’autre. »


    « Ce que nous voulons, c’est outiller ceux que nous formons avec des compétences et des moyens concrets, poursuit-il. Nos formations sont donc surtout constituées d’études de cas, de simulations, etc., parce que ce qu’on souhaite avant tout, c’est que les gens acquièrent des compétences à l’intérieur de nos formations - et non ne leur transmettre que des connaissances. Il y a donc un côté pratico-pratique, ce qui est très important pour nous, parce que notre but est qu’après les deux ou trois jours de formation, la personne soit en mesure d’utiliser les outils qu’on lui a donnés dans son milieu de travail. »


    Par conséquent, l’ETS propose des formations de perfectionnement dans six domaines : management et gestion, informatique et technologies de l’information, technologie et ingénierie, compétences professionnelles, entrepreneuriat et innovation, ainsi que des formations en aérospatiale données en collaboration avec l’Université McGill.


    « Nous ajoutons d’autres compétences complémentaires que doivent posséder tant les ingénieurs que les professionnels de l’industrie, poursuit Richard Chénier. Et comme nous sommes proches de l’industrie, nous sommes capables de travailler avec des techniciens, des technologues et des professionnels appartenant à un monde plus industriel. Nous ne sommes donc pas systématiquement reliés aux ingénieurs… En fait, la couleur que nous avons, elle est très “industrie”.»


    C’est ainsi que le Service de perfectionnement de l’ETS cherche à faciliter la transition de ces professions vers celle de gestionnaire, puis-que, comme l’explique Richard Chénier, « gestionnaire, c’est en soi une profession ! Nous cherchons donc à faciliter cette transition et à faire en sorte que des gens qui passent du statut d’employé à celui de gestionnaire soient rapidement aptes à fonctionner ».



    Collaborateur

    Plusieurs ingénieurs sont appelés à passer du statut d’employé à celui de gestionnaire. L’ETS offre une gamme de formations de perfectionnement en ingénierie notamment.












    Envoyer
    Fermer

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.