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    Cinq chantiers pour autant de réformes

    27 février 2013 |Marie-Andrée Chouinard | Éducation
    « Ce Sommet n’est pas une finalité », a répété le ministre Pierre Duchesne pour indiquer son intention de poursuivre la discussion bien au-delà de ce condensé de deux jours.
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir « Ce Sommet n’est pas une finalité », a répété le ministre Pierre Duchesne pour indiquer son intention de poursuivre la discussion bien au-delà de ce condensé de deux jours.
    C’est à des promesses de réforme de l’enseignement supérieur que s’accrochaient mardi plusieurs des réactions de satisfaction en toute fin du Sommet sur l’enseignement supérieur. Avec cinq chantiers de travail, le gouvernement Marois amorce des changements possibles, en répondant du coup à des demandes et des critiques formulées en cours de consultation.

    « Ce Sommet n’est pas une finalité », n’a eu de cesse de marteler le ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, pour indiquer son intention de poursuivre la discussion bien au-delà de ce condensé de deux jours de remue-méninges.


    Ainsi, Québec confie à l’ancienne directrice du Devoir, Lise Bissonnette, et à l’ex-directeur du Musée national des beaux-arts du Québec, John R. Porter, le mandat de « définir les principes et la vision de la loi-cadre des universités ». C’est avec cette nouvelle loi que le gouvernement souhaite répondre aux demandes pressantes pour une bonification de la gouvernance des universités. Un rapport est attendu le 30 août 2013.


    Pour lancer un tout nouveau Conseil national des universités, dont la création a été élaborée dans l’optique de doter les collèges et universités « de plus de cohérence, de rigueur et de transparence », c’est l’ex-recteur de l’UQAM Claude Corbo qui a été désigné. Plusieurs fois proposé en cours de consultation par des acteurs du réseau de l’enseignement, dont les étudiants et les professeurs d’université, ce Conseil serait chargé d’assumer des fonctions de gouvernance et « d’attestation de la qualité » à l’égard du système universitaire. Il doit rendre ses recommandations avant le 28 juin prochain.


    Le gouvernement péquiste a en outre décidé de faire le point sur l’offre de formation collégiale au Québec, en scrutant spécifiquement la définition des créneaux régionaux. L’objectif, qui a réjoui tant la Fédération des cégeps que la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), est de permettre une meilleure concertation entre les cégeps et leur milieu. Guy Demers, ancien directeur général du cégep Lévis-Lauzon, présidera les travaux de ce chantier. Un rapport doit être produit au printemps 2014.


    Pour réviser la formule de financement des universités, un enjeu complexe et de taille, Québec a songé à Hélène P. Tremblay, anciennement à la tête du Conseil de la science et de la technologie, et à Pierre Roy, ex-p.-d.g. de la RAMQ. Mardi en fin de matinée s’est ajoutée à ce chantier majeur la promesse de plancher sur les frais institutionnels obligatoires (frais afférents), que les étudiants ont présentés comme un moyen détourné, pour plusieurs universités, de contourner un gel des droits de scolarité.


    Enfin, un fin connaisseur des mouvements étudiants, l’ancien président de la FEUQ Pier-André Bouchard St-Amant, se voit confier le mandat d’améliorer l’aide financière, ce pour quoi on lui octroie une enveloppe de 25 millions de dollars. En entretien au Devoir, il a affirmé qu’il espérait que toutes les associations étudiantes, y compris l’Association pour une solidarité syndicale étudiante, participent à ce chantier. « J’ai compris qu’on attendait des propositions concrètes », a dit celui qui est doctorant en économie à la Queen’s University et qui a mené la FEUQ au moment de la conversion de 103 millions de bourses en prêts ; cette décision du gouvernement libéral avait été finalement annulée après la mobilisation étudiante.













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