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    Endettement étudiant - La FEUQ et l'aile jeunesse du PQ s'unissent

    25 février 2013 10h37 |La Presse canadienne | Éducation
    Martine Desjardins estime qu'il est temps de remettre les étudiants au coeur du débat sur l'enseignement supérieur.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Martine Desjardins estime qu'il est temps de remettre les étudiants au coeur du débat sur l'enseignement supérieur.
    À la veille de l'ouverture du Sommet sur l'enseignement supérieur, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et l'aile jeunesse du Parti Québécois ont uni leur voix dimanche pour rappeler au gouvernement l'importance de réduire l'endettement chez les étudiants.
     
    Au cours d'une conférence de presse conjointe, la FEUQ et le Comité national des jeunes du Parti Québécois (CNJPQ) se sont dits inquiets de voir les étudiants s'endetter toujours plus et ont affirmé que des solutions novatrices devraient être mises de l'avant durant le sommet pour remédier à la situation.
     
    La présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, a déclaré que, pour son organisation, la diminution de l'endettement étudiant passait notamment par le gel des droits de scolarité et par l'amélioration du programme d'aide financière aux études qui, selon elle, est dans un état «lamentable».
     
    «Encore aujourd'hui, les étudiants qui ont recours au programme n'ont que 7 $ par jour pour se nourrir et Internet est considéré comme un luxe, s'est indignée Mme Desjardins. En 2013, nous trouvons inacceptable que l'aide financière aux études ne soit pas adaptée à la réalité des étudiants québécois.»
     
    Au cœur du débat

    Parmi les modifications proposées par la FEUQ pour l'aide financière figurent le maintien du seuil de la contribution parentale à 45 000 $ et l'indexation des dépenses admises.
     
    Martine Desjardins a aussi fait valoir qu'il était temps de remettre les étudiants au coeur du débat sur l'enseignement supérieur, qui s'est beaucoup concentré jusqu'ici sur la gouvernance et le financement des universités.
     
    Une opinion partagée par le président du CNJPQ, Frédéric St-Jean, qui a dit espérer que les discussions au Sommet seraient larges et aborderaient tous les aspects de la question, des droits de scolarité aux conditions de vie des étudiants.
     
    «Nous avons beaucoup d'idées pour améliorer le quotidien des étudiants, comme le transport en commun plus accessible ou gratuit, les logements étudiants abordables et l'indexation du salaire minimum, a expliqué M. St-Jean, dont l'association ne pourra participer au Sommet en raison de son affiliation avec un parti politique. Nous aimerions que ces mesures soient également traitées durant le Sommet.»
     
    Bonne nouvelle

    Pour Mme Desjardins, le fait que la FEUQ et le CNJPQ aient pu trouver un terrain d'entente concernant la question étudiante est une bonne nouvelle. «Je trouve ça bien que plusieurs représentants de la jeunesse puissent énoncer ensemble des positions communes pour essayer de rappeler au Parti Québécois ses obligations envers les jeunes», a-t-elle révélé.
     
    La présidente de la FEUQ a toutefois prévenu qu'il ne fallait pas voir dans cette déclaration conjointe le signe d'une quelconque alliance politique entre son association et le CNJPQ.
     
    «Je pense qu'il sera important de sortir le politique des discussions qui vont avoir lieu au Sommet, a-t-elle indiqué. Il n'en reste pas moins que notre déclaration est la preuve que les jeunes sont d'accord sur certains points.»
     
    De son côté, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) a annoncé dimanche que l'endettement étudiant ferait aussi partie de ses priorités durant le Sommet.
     
    «C'est primordial de s'attaquer à ce problème parce que, si un étudiant termine son baccalauréat avec une dette de plus de 15 000 $ ou 20 000 $, cela a forcément un impact sur les décisions qu'il va prendre en tant que jeune adulte et donc sur notre économie actuelle et future», a prévenu la présidente de la FECQ, Éliane Laberge.
     
    Mme Laberge a ajouté que la nécessité d'assurer la pérennité du réseau collégial québécois serait l'autre cheval de bataille de la FECQ durant le Sommet, qui se déroulera lundi et mardi à Montréal.












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