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    La CSDM est invitée à ouvrir ses écoles aux enfants sans-papiers

    21 février 2013 |Amélie Daoust-Boisvert | Éducation
    Pour le collectif Éducation sans frontières, l’éducation est un droit fondamental, et il est inacceptable de priver les enfants sans-papiers d’un accès à l’école.
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Pour le collectif Éducation sans frontières, l’éducation est un droit fondamental, et il est inacceptable de priver les enfants sans-papiers d’un accès à l’école.
    Une trentaine de personnes ont manifesté mercredi soir devant les bureaux de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) pour rappeler que les portes de l’école sont fermées aux enfants sans-papiers.

    Le fils d’Alvaro a dix-sept ans. Le père, inquiet, ne peut donner son vrai prénom : lui et sa famille tentent depuis six ans, sans succès, de régulariser leur situation.


    En attendant, leur adolescent fréquente une école secondaire. Mais faute de code permanent, il ne peut obtenir de bulletin, encore moins de diplôme. « Il ne pourra pas non plus aller au cégep », s’inquiète son père. Depuis quelque temps, la commission scolaire lui demande de lui faire parvenir les papiers d’immigration de l’adolescent. Faute de quoi, il faudra payer la scolarité…


    Difficile d’estimer combien de jeunes se retrouvent dans la même situation. Selon le collectif Éducation sans frontières, de 30 000 à 40 000 personnes sans-papiers vivraient dans la métropole, dont de nombreuses familles. Invisibles, la plupart vivent dans la peur d’être retracées par l’immigration si leurs enfants fréquentent l’école, dit la porte-parole du collectif Romina Hernandez.

     

    Un droit fondamental


    « L’éducation est un droit fondamental : nous demandons l’éducation gratuite pour tous, de la maternelle à l’université », a lancé Mme Hernandez quelques minutes avant le début du Conseil des commissaires.


    « Les chartes internationales garantissent le droit à l’éducation pour tous », rappelle Francis Lagacé, vice-président au conseil central de la CSN et responsable du dossier éducation.


    Mais scolariser les sans-papiers de la métropole est un problème qui dépasse la juridiction de la CSDM. « La commission scolaire est très sensible à ce problème », a expliqué Normand Paris, coordonnateur au Bureau de l’organisation scolaire. Avec des collègues, il a d’ailleurs invité les manifestants à venir assister à la rencontre des commissaires. Selon M. Pari, la CSDM connaît quelques dizaines de cas, mais la plupart des parents ne se rendent même pas jusqu’aux portes de l’école. La commissaire Louise Mainville assure que la CSDM est ouverte à accueillir « tous les enfants ». Mais tant que Québec ne leur accorde pas de code permanent, la marge de manoeuvre reste très, très mince.













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