Université de Sherbrooke - Des formations qui s’adressent aux bacheliers et aux doctorants
L’on ne chômera pas cet été à l’Université de Sherbrooke. Outre certains cours réguliers qui se donnent l’été, plusieurs facultés et départements mettent sur pied des activités spéciales pour la belle saison, en général selon la formule de l’école d’été. Survol de l’offre à venir.
L’École d’été de chant choral de l’Université de Sherbrooke est de retour du 22 au 29 juin. Depuis 13 ans, sous la direction artistique du professeur Robert Ingari, une quarantaine de choristes de niveau avancé perfectionnent leur formation lors de cours et d’ateliers. Ils devront aussi maîtriser quatre oeuvres de grands compositeurs qu’ils interpréteront ensuite lors du gala de clôture.
Dans un tout autre ordre d’idées, la Faculté de théologie et d’études religieuses organise du 13 mai au 21 juin une école d’été Médias, religions et politique. Il s’agit d’un microprogramme de 9 crédits de deuxième cycle qui accueillera une cohorte de 12 à 20 étudiants. Ces derniers se pencheront sur une question religieuse contemporaine qu’ils étudieront selon une approche interdisciplinaire. Le professeur David Koussens est le responsable.
Le Département de physique offrira une école de pointe du 16 au 27 septembre au Centre de villégiature Jouvence, situé à Orford. Le sujet de cette école de pointe est celui de la physique mésoscopique. Au menu : les systèmes fortement corrélés, l’optique quantique et les atomes froids. « La physique mésoscopique se situe à l’intersection de la physique macroscopique, régie par la mécanique classique, et de la physique microscopique, régie par la mécanique quantique, explique le professeur Bertrand Reulet, responsable du projet. Il s’agit au fond du point de bascule entre les deux. »
On attend de quarante à cinquante doctorants ou jeunes chercheurs provenant majoritairement du Québec et de la France, mais aussi d’autres pays francophones.
Biologie et justice
De son côté, le Département de biologie offre une école d’été en écologie qui se tiendra du 5 au 10 mai à la Réserve naturelle Gault, au mont Saint-Hilaire. Cette formation, offerte aux étudiants de deuxième et troisième cycles universitaires, portera sur une méthode statistique, soit la modélisation par équations structurelles, aussi appelée l’analyse des pistes. Le responsable est le professeur Bill Shipley.
L’évolution de la structure économique et politique mondiale fait en sorte que les juristes sont en plus en plus souvent appelés à agir dans une perspective transnationale. C’est la raison pour laquelle la Faculté de droit a décidé de mettre en place une formation intensive en common law et en droit transnational. Cette formation, qui se déroule sur deux étés consécutifs, s’adresse aux futurs étudiants en droit, aux étudiants en droit ainsi qu’aux bacheliers en droit et donne 36 crédits. Le professeur Finn Makela en est le responsable.
La façon traditionnelle de régler les différends entre deux parties, tant sur le plan civil que commercial, est d’avoir recours aux tribunaux. Mais de plus en plus, on voit apparaître dans le paysage juridique l’usage de ces approches de rechange que sont la médiation et l’arbitrage. C’est pour favoriser et renforcer l’usage de ces méthodes extrajudiciaires que la Faculté de droit organise du 12 au 28 août au campus Longueuil des séminaires en justice participative et en prévention et règlement des différends.
« Nous offrons d’abord deux formations initiales en médiation civile et commerciale et en arbitrage civil et commercial. Ce sont des formations de 40 heures s’étalant sur cinq jours, explique Nicolas Ouimet, coordonnateur de la formation continue à la Faculté de droit et responsable de ces formations. Nous donnons aussi des formations plus pointues, par exemple dans le domaine des relations de travail ou celui du harcèlement psychologique. »
Ces formations ne s’adressent pas uniquement aux professionnels du droit. « Ces formations intéressent aussi les gestionnaires, les évaluateurs agréés, les directeurs des ressources humaines, enfin, ceux qui dans leur travail sont appelés à régler des différends. De plus, ces formations ne sont pas uniquement théoriques, puisque les participants sont appelés à faire des simulations autour de cas concrets. »
Le français, langue seconde
Depuis 2007, le Centre des langues de la Faculté de lettres et sciences humaines organise une École d’été de français. Elle a lieu cette année du 17 juin au 19 juillet. « Chaque année, nous accueillons ainsi une centaine d’étudiants universitaires en provenance majoritairement du Canada anglais, explique Marie-Maude Cayouette, coordonnatrice de l’École d’été de français. Ce sont surtout des anglophones de souche, mais on voit de plus en plus d’étudiants issus de l’immigration, dont le français est alors la troisième langue. Ils viennent ici perfectionner leur français soit pour des raisons d’intérêt personnel, soit pour des raisons professionnelles. »
La méthode préconisée est celle de l’immersion linguistique et culturelle. « Le matin, les étudiants sont en classe et suivent des cours de français. Le midi, ils vont dîner accompagnés de moniteurs, de sorte que les conversations se déroulent en français. En après-midi, ce sont plutôt des ateliers axés sur la communication orale et écrite. En soirée, ils sont conviés à des activités socioculturelles. De plus, certains étudiants, à leur demande, participent à des projets bénévoles auprès d’organismes communautaires. C’est donc une formation très intense. »







