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    Hautes études internationales - Si l’international vous passionne

    Les écoles d’été se tiendront en 2013 à Bordeaux, Edmonton et… Québec

    16 février 2013 |Claude Lafleur | Éducation
    L’école sur les terrorismes se penchera sur les « territoires réels et virtuels de l’insécurité ».
    Photo: Agence France-Presse (photo) Daniel Mihailescu L’école sur les terrorismes se penchera sur les « territoires réels et virtuels de l’insécurité ».

    Chaque printemps, l’Institut québécois des hautes études internationales de l’Université Laval organise des ateliers intensifs sur des enjeux de l’heure. Sous la gouverne de chercheurs et d’experts de calibre international, les participants à ces « écoles d’été » approfondissent des enjeux touchant les terrorismes, l’Union européenne, les risques à l’échelle planétaire ainsi que la francophonie en Amérique.


    Quatre thèmes seront traités lors de quatre écoles d’été de sept jours chacune. Les deux premières écoles auront lieu en mai à l’Université Laval, alors que les deux autres se tiendront en juin, respectivement à l’institut Sciences po Bordeaux et à l’Université d’Alberta, à Edmonton.


    Ces écoles d’été sont ouvertes à tout le monde, indique Nicolas Diotte, coordonnateur à l’administration aux Hautes Études internationales (HEI). Il avertit toutefois que leur contenu est exigeant, étant donné le calibre des participants. « C’est ainsi que l’école d’été sur les terrorismes rassemble surtout des praticiens dont le travail requiert de la formation continue ou qui doivent se mettre à jour sur les enjeux de l’heure, explique-t-il. On y retrouve par conséquent des militaires, des policiers, du personnel de la sécurité ou des gens qui travaillent dans divers ministères et organismes liés à la sécurité. »


    Durant la semaine d’immersion, ceux-ci suivent une succession de présentations magistrales, de conférences, de tables rondes, d’ateliers, de discussions, etc. Dans certains cas, ils prennent même part à des simulations et à des mises en situation, raconte M. Diotte : « Que feriez-vous si vous étiez à la place d’un gouvernement et que vous deviez gérer telle ou telle crise ? »

     

    Occasions à l’échelle planétaire


    « Les Hautes Études internationales de l’Université Laval, c’est le seul institut d’études supérieures sur les questions internationales au Québec qui combine à la fois recherche et formation, précise le coordonnateur à l’administration aux HEI. Nous offrons donc des diplômes de maîtrise et de doctorat en études internationales avec la particularité qu’il s’agit de formations pluridisciplinaires qui combinent les méthodologies d’au moins deux disciplines : droit, science économique ou science politique. »


    Par conséquent, poursuit M. Diotte, étudier aux HEI est très exigeant. « Nos étudiants choisissent un parcours ardu et qui n’est pas particulièrement court, dit-il. Ils ont souvent des cours de rattrapage à faire avant de commencer leur programme régulier. » Toutefois, leur formation complétée, ils se trouvent aisément de l’emploi « un peu partout dans le monde », rapporte M. Diotte. Ils occupent entre autres des fonctions au sein d’organisations internationales, dans divers ministères à vocation internationale, auprès de grandes ONG, etc.


    « Ces emplois touchent à beaucoup de choses, dont la diplomatie, dit-il. Nos finissants se retrouvent parfois dans des ambassades, ou font carrière aux Affaires étrangères du Canada à Ottawa ou au ministère des Relations internationales à Québec, sans compter que maintenant, il y a des ministères comme Ressources naturelles, Environnement, Santé et Finances qui ont besoin de spécialistes en études internationales. »


    Pour être admis aux HEI, il faut non seulement posséder un bon dossier universitaire, mais avoir un minimum d’expérience à l’international - « ce que la plupart des candidats ont déjà, souligne M. Diotte. Souvent, ceux qui s’inscrivent chez nous ont déjà fait des stages à l’étranger, fait de la coopération et de l’humanitaire, etc. Ça ne pose pas de problème. En outre, parler plusieurs langues, même si ce n’est pas un critère en soi, est un bel atout… »


    Les quatre écoles d’été


    L’une des particularités des Hautes Études internationales de l’Université Laval est qu’on y fait de la recherche. C’est ainsi que cet institut compte un centre de recherche sur les relations interaméricaines, un autre sur l’Europe, un qui se consacre à la paix et à la sécurité internationale, ainsi qu’une chaire sur les terrorismes et conflits identitaires. Ce sont ces équipes de recherche qui organisent les écoles d’été, conjointement avec des partenaires internationaux.


    Ainsi, la première édition de l’école d’été sur l’Union européenne est organisée en collaboration avec l’Université Montesquieu-Bordeaux IV. « Cette école examinera non seulement le fonctionnement de l’Union européenne, mais également les relations de l’UE avec le Canada et le Québec, puisque nous sommes actuellement à négocier un traité de libre-échange », relate Nicolas Diotte.


    Quant à l’école sur les terrorismes, elle a choisi, pour thème de sa cinquième édition, les « territoires réels et virtuels de l’insécurité ».


    Terrorisme


    Pour sa part, l’école d’été sur la construction du risque international, qui se déroulera à l’Institut d’études politiques de Bordeaux, a choisi pour thème : « Quelle réponse face à la globalité du risque dans le monde international contemporain ? » On y abordera trois sous-thèmes : le risque politique et de sécurité, le risque économique et financier systémique et, enfin, le risque environnemental et sanitaire.


    Quant à l’école sur la francophonie des Amériques, qui aura lieu au campus Saint-Jean de l’Université d’Alberta, à Edmonton, elle a pour thème : « De la pluralité à la convergence ». Il s’agira de permettre aux participants d’examiner les multiples dimensions de la francophonie. « Lors d’une école d’été, observe M. Diotte, on rencontre de quinze à vingt-cinq experts de la thématique, d’où l’intérêt pour les participants à développer leur réseau de contacts dans le domaine où ils oeuvrent. C’est là un petit quelque chose de non négligeable. »













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