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    Sommet sur l’enseignement supérieur - L’ASSE lance un ultimatum à Duchesne

    Des milliers d’étudiants pourraient déclencher une grève le 26 février

    5 février 2013 | Marie-Andrée Chouinard | Éducation
    Si la gratuité scolaire ne retourne pas sur la planche à dessin du Sommet sur l’enseignement supérieur, l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) promet que des milliers d’étudiants enclencheront une grève le 26 février. Si l’indexation des droits de scolarité demeure l’option choisie au terme de cette rencontre de la fin février, il est déjà prévu qu’une « escalade des moyens de pression » surviendra.

    Ce sont les avertissements que lance l’ASSE après son congrès de la fin de semaine, à Saint-Félicien, où l’organisation de 70 000 membres a passé une journée entière à discuter fiévreusement de sa participation - ou non - au Sommet sur l’enseignement supérieur, organisé par le Parti québécois pour résoudre une portion du conflit gangrené du printemps dernier. En a résulté une « position de compromis », a noté lundi l’un des porte-parole de l’ASSE, Jérémie Bédard-Wien. Le groupe lance un ultimatum au ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, en lui demandant de répondre à trois conditions, faute de quoi l’ASSE jouera les absents au Sommet.


    Elle demande que la gratuité scolaire soit l’un des scénarios envisagés par le gouvernement, alors que Pierre Duchesne semble avoir plutôt écarté cette option ; que les modes de contribution étudiante envisagés lors du Sommet excluent toute hausse, l’indexation en étant une ; enfin, que des mécanismes d’assurance qualité ne puissent pas être reconnus au sein d’un éventuel Conseil des universités. Au cabinet du ministre, on a indiqué que celui-ci réagirait mercredi à cet « ultimatum », peu avant le début du Conseil des ministres.


    Une journée de grève


    Si le gouvernement demeure sourd à ces revendications, l’ASSE promet d’abord une journée de grève le 26 février, pour la tenue de la manifestation nationale Au Sommet de l’indexation, manifestons pour une éducation libre, accessible et gratuite. Trois associations membres ont déjà obtenu un mandat de grève d’une journée : les associations étudiantes du Cégep de Saint-Laurent, de la Faculté de musique de l’Université de Montréal et de l’École de service social de l’Université de Montréal.


    Au cours des prochains jours et semaines, de nombreuses autres associations sonderont le coeur de leurs membres pour les convier à entrer dans la danse. « Si le ministre ne répond pas à l’ultimatum, il y a aura des milliers d’étudiants en grève le 26 février », prédit Jérémie Bédard-Wien.


    Escalade de la tension


    Dans le document de réflexion proposé par le conseil exécutif de l’ASSE pour alimenter le débat de la fin de semaine, on pouvait lire que « afin de construire un rapport de force assez grand pour convaincre le gouvernement de plier à nos demandes, nous devons mettre en oeuvre des moyens d’action combatifs qui ont déjà fait leurs preuves d’efficacité par le passé ».


    Interrogé sur la perspective d’une grève générale illimitée du printemps 2013, M. Bédard-Wien réplique : « Je vous rassure, nous ne sommes pas en train de décréter la grève générale illimitée. » Il ajoute toutefois que le congrès de la fin de semaine s’est entendu pour une escalade des moyens de pression au cas où le Sommet ne déboucherait que sur des positions contraires à la gratuité scolaire ou prônant la marchandisation de l’éducation.

     
     
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