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    École de musique

    De l’école Vincent-d’Indy à l’autre école, la Schulich

    Montréal dispose de deux pôles d’excellence en matière d’enseignement de la musique

    2 février 2013 | Hélène Roulot-Ganzmann - Collaboratrice | Éducation
    C’est en chant et en piano que la plupart des 90 étudiants que compte l’école Vincent-d’Indy se retrouvent.
    Photo: Vincent-d'Indy C’est en chant et en piano que la plupart des 90 étudiants que compte l’école Vincent-d’Indy se retrouvent.

    Renseignements
    Portes ouvertes à l’école de musique Vincent-d’Indy, le mercredi 6 février 2013

     

    École de musique Schulich de l’Université McGill

    L’école de musique Vincent-d’Indy accueille les étudiants motivés et passionnés par leur instrument dès la sortie du secondaire. Les meilleurs d’entre eux pourront ensuite poursuivre leurs études à l’Université McGill en baccalauréat d’abord, puis en maîtrise et en doctorat. Cette faculté, connue aujourd’hui sous le nom d’école de musique Schulich, en l’honneur de son principal mécène, reste l’une des plus renommées au monde.

     

    Tout commence donc par l’école de musique Vincent-d’Indy, soeur jumelle du pensionnat Saint-Nom-de-Marie, dont il partage les locaux sur les hauteurs d’Outremont. Mais tout commence surtout par une audition. « Nous avons des portes ouvertes ce mercredi, le 6 février, note Jacinthe Latour, directrice des études. Les élèves qui le souhaitent peuvent venir avec leur instrument et nous serons en mesure de leur faire passer l’audition et de leur donner le résultat. »

     

    Pour avoir une chance d’être retenu, mieux vaut bien maîtriser son instrument, avoir suivi des cours de musique en para-scolaire, des cours privés, un programme de musique au secondaire, etc. Mais le collège offre également des cours de mise à niveau l’été pour les étudiants chez qui il décèle un talent certain mais qui n’auraient pas atteint le niveau de performance exigé.

     

    A contrario, il existe également des cours de mise à niveau au printemps pour les élèves très performants avec leur instrument mais qui auraient des lacunes en solfège, dictée et théorie musicale. « Au final, nous essayons surtout d’évaluer la motivation de l’élève, explique Mme Latour. N’oublions pas que la moitié de leur horaire portera sur des cours de musique, qu’il s’agisse de pratique ou de théorie. »

     

    Détour par Brébeuf

     

    Des étudiants motivés, mais pas forcément au point d’en faire une carrière. L’école de musique Vincent-d’Indy est en effet partenaire du collège Jean-de-Brébeuf pour proposer, outre le cursus tourné exclusivement sur la musique, trois doubles cursus permettant l’obtention de deux DEC en trois ans. « Musique et sciences de la nature, musique et arts et lettres, musique et sciences humaines, décrit Yves Petit, directeur de l’école. Il s’agit de ne pas leur fermer trop de portes dès l’entrée au collège. Nous avons des étudiants de Vincent-d’Indy qui ont entrepris ensuite des études de médecine, de droit, etc. Ils vont à l’université en très grande majorité, mais pas forcément en musique. »

     

    En attendant qu’ils aient à faire ce choix, ils consacrent quatre à six semestres à la musique. Le collège dispose d’une grande banque de professeurs et tous les instruments liés à la musique classique et au jazz peuvent être étudiés. Piano, violoncelle, violon, guitare, saxophone, chant, etc., les étudiants jouissent d’une heure de cours particulier avec un enseignant expérimenté. Classes de maître, conférences sur des sujets comme la gestion du stress, par exemple, chorale, petits ensembles jazz ou de musique de chambre, littérature musicale, dictée musicale, histoire de la musique, écriture et analyse… en plus des cours de formation générale, principalement de français et d’anglais.

     

    La scolarité se décline en deux volets, jazz ou classique, au sein desquels l’étudiant choisit son profil : instrument et interprétation, instrument et culture, instrument et réalisation et, enfin, uniquement pour le volet classique, chant et jeu scénique. « Ce dernier profil concerne ceux qui voudraient entreprendre une carrière de chanteur d’opéra, explique Jacinthe Latour. Quant à ceux qui souhaitent aller vers une carrière de chanteur ou chanteuse jazz, ils choisiront le profil instrument et interprétation, leur instrument étant la voix. » C’est d’ailleurs en chant et en piano que la plupart des 90 étudiants que compte l’établissement se retrouvent, même si les cordes et les vents ont tendance à rattraper leur retard ces dernières sessions.

     

    Entrée à McGill

     

    Le DEC en poche, direction l’université. Ceux qui voudront poursuivre une carrière en musique se présenteront aux auditions de toutes les facultés montréalaises, québécoises ou étrangères présentant une formation en musique. Avec l’espoir d’être reçus à l’école de musique Schulich, la faculté de musique de l’Université McGill.

     

    Cent cinquante nouveaux élus entrent chaque année en première année de baccalauréat pour un total de 800 étudiants de la première année au doctorat. Futurs enseignants, chercheurs ou interprètes tant en musique classique qu’en formation jazz, futurs prodiges en piano, guitare, cordes, vents, etc. « La plupart des instruments trouvent leur place à l’école Schulich, affirme Julie Cumming, l’une des deux vice-doyennes, à l’exception de ceux qui sont exclusivement liés à la musique pop. Nous n’étudions pas la guitare électrique, l’accordéon, l’harmonica ou le banjo, par exemple ! »

     

    Au programme, six sections différentes : recherche, histoire de la musique, théorie musicale, composition, éducation, musique et technologie, cette dernière section étant principalement destinée aux futurs producteurs. « Si notre école est reconnue dans le monde entier, estime Mme Cumming, c’est avant tout pour l’excellence de l’enseignement et des étudiants qui en sortent. C’est aussi parce que c’est l’une des rares à être aussi complètes : Harvard, Yale sont reconnues tout autour de la planète pour la qualité de leurs doctorants, de leurs chercheurs et donc de leur recherche, par exemple, mais il n’y a pas de section interprétation ; ailleurs, il y a de très grands conservatoires qui donnent des cours d’instruments très recherchés… mais ici, à McGill, d’abord nous sommes dans un environnement superbe, des locaux très modernes, des studios et des salles de concert des plus performantes, et en plus, nous proposons à la fois des cursus en recherche et des profils variés pour les futurs interprètes. »

     

    Les auditions auront lieu la première semaine de mars, mais la date butoir pour le dépôt des dossiers est déjà dépassée pour la rentrée prochaine. La direction s’octroie cependant le droit de recevoir des candidatures tardives, pour peu que le dossier soit assez convaincant…













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