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Nouveaux programmes à l'Université de Montréal - Les avancées technologiques ont transformé les pratiques

2 février 2013 | Assïa Kettani | Éducation
Elaine Chapman est professeure au département de physiologie et directrice du nouveau baccalauréat en neurosciences de l’UdM.
Photo : Université de Montréal Elaine Chapman est professeure au département de physiologie et directrice du nouveau baccalauréat en neurosciences de l’UdM.

Six nouveaux programmes verront le jour à l’automne 2013 à l’Université de Montréal, sous réserve d’autorisation par le ministère. Trois baccalauréats, une maîtrise et une majeure permettent donc d’adapter les études aux récentes évolutions tant technologiques que sociales et de mettre l’UdM à la pointe des formations universitaires.


Il y aura plusieurs nouveautés du côté de la Faculté de médecine. Au premier cycle, l’UdM se dote d’un baccalauréat en neurosciences et d’un autre en microbiologie et immunologie. Au deuxième cycle, une maîtrise en épidémiologie sera créée. Cette évolution de l’offre répond à celle de la médecine : une explosion technologique, des connaissances de plus en plus pointues et des spécialistes mieux formés. C’est notamment le cas des neurosciences, dont les avancées en matière de recherche entraînent un bouleversement des programmes, si bien que la création d’un programme ciblé était devenue nécessaire.


« Jusqu’à présent, l’UdM n’avait que des programmes en neurosciences de 2e et 3e cycles, affirme Elaine Chapman, professeure au département de physiologie et directrice du nouveau baccalauréat en neurosciences. Chaque semaine, il y a des nouveautés en matière de recherche en neurosciences. Nous n’en sommes qu’à nos débuts pour connaître la façon dont le cerveau fonctionne. » Le programme prévoit une solide formation théorique doublée de travaux en laboratoire, des cours sur la communication scientifique et un stage de recherche. « Nous cherchons à couvrir le champ le mieux possible », l’université affichant même l’ambition d’offrir « le seul programme d’ensemble en neurosciences au Québec ».

 

Microbiologie et immunologie


La microbiologie et l’immunologie feront également l’objet d’une formation complète de 1er cycle, alors qu’elles n’étaient jusqu’ici abordées qu’à travers une orientation d’un baccalauréat en sciences biologiques. « Au cours des années, ces disciplines ont pris de l’ampleur et méritent désormais une formation complète. Avant, l’immunologie ne concernait que les maladies infectieuses. Aujourd’hui, on se rend compte que le système immunitaire est aussi impliqué dans de nombreuses autres maladies, comme le diabète ou le cancer. La microbiologie s’est également étendue du côté de la microbiologie environnementale et nous nous intéressons de plus en plus à la flore microbienne et à son influence sur notre santé », explique Marc Drolet, professeur au département de microbiologie et immunologie.


Conçu conjointement par la Faculté de médecine et la Faculté des arts et sciences, le programme couvrira les aspects tant médicaux qu’environnementaux des disciplines et jouira de l’expertise des deux facultés. La force du programme, selon Marc Drolet, vient de la place accordée aux travaux pratiques. « Ce sont des sciences expérimentales : le programme offrira donc une excellente formation en laboratoire. » Du côté des débouchés, les étudiants pourront se lancer sur le marché du travail dès l’obtention de leur bac, vers les organismes gouvernementaux, l’industrie alimentaire ou pharmaceutique, dans des laboratoires de contrôle de la qualité ou de la production, ou alors poursuivre vers le 2e cycle.

 

Asie et criminologie


Deux autres programmes de la Faculté des arts et sciences doivent également s’ajouter l’automne prochain.


Venu remplacer le baccalauréat bidisciplinaire en études est-asiatiques et anthropologie, le nouveau bac en études asiatiques du Centre d’études de l’Asie de l’Est (CETASE) offrira une formation spécialisée conçue au croisement des sciences politiques, de l’anthropologie, de la philosophie, de l’histoire et de la géographie.


L’objectif du programme refondu est double : il s’agit d’élargir la base de connaissances sur l’Asie et de permettre une meilleure mobilité internationale. « Le programme offre une compréhension large de la culture de cette région, à l’heure où l’Asie est le moteur de l’économie mondiale. Pour être équipés, sur le plan tant diplomatique qu’économique, les étudiants ont besoin d’une formation solide en langue et culture », indique Dominique Caouette, directeur du CETASE. Plusieurs nouveautés enrichissent l’ancien programme.


Premièrement, les cours en tronc commun s’ouvriront vers trois spécialisations possibles : Littérature, pensée et spiritualité, Géographie politique contemporaine et Histoire, culture et société. Deuxièmement, les étudiants pourront faire des stages sur le terrain, accompagnés de bourses de mobilité. Enfin, le programme prévoit augmenter le niveau de langue avec des cours de chinois ou de japonais. Les étudiants auront aussi la possibilité de passer un an dans un pays asiatique, pour apprendre la langue et l’écriture du pays.


L’École de criminologie, quant à elle, ouvrira, pour sa part, une majeure en criminologie au campus de Laval de l’UdM, avec deux orientations possibles : Clinique, d’une part, et Analyse et recherche clinique, d’autre part.

 

Du numérique en musique


La Faculté de musique se dotera quant à elle d’un nouveau baccalauréat en musiques numériques, remplaçant le programme de composition électroacoustique offert depuis une trentaine d’années. Il complétera deux programmes courts en musiques numériques, lancés en 2008 et 2009, qui ont connu un vif succès. « Le programme sera beaucoup plus large que dans l’ancien bac », explique Caroline Traube, vice-doyenne aux études en création et technologie de la Faculté de musique, notamment à travers quatre champs de spécialisation : Composition électroacoustique ; Arts performatifs et composition pour la scène ; Arts médiatiques, vidéomusique et installations sonores ; enfin, Lutherie audionumérique et infor- matique musicale, où les étudiants pourront concevoir de nouveaux instruments.


Ce programme multidisciplinaire, au carrefour des sciences et des arts, s’adresse aux passionnés de technologie, de musique et de création, sans prérequis en matière d’éducation musicale. « Nous avons décidé d’offrir un programme accessible aux musiciens numériques d’aujourd’hui. Ils ont souvent déjà de l’expérience en son, en musique, en composition, ils ont un ordinateur ou même un studio maison, mais ne sont pas forcément passés par une formation classique. »


Côté débouchés, les perspectives s’ouvrent du côté de cinéma, du Web, du théâtre, de la danse et même des jeux vidéo. « Nous avons ciblé l’industrie du jeu vidéo. Pour concevoir nos cours spécialisés en création sonore pour jeux vidéo, nous avons consulté les directeurs de production audio des différentes compagnies. Il existe peu de formations dans ce domaine. »


Et le dynamisme de Montréal en matière d’arts technologiques ouvre les portes aux futurs diplômés. « Nous cherchons à répondre aux attentes et aux besoins. Nous allons alimenter le milieu. »


 

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